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L'abbaye romane de TRIZAY (17) Texte
intégral de Charles CONNOUË Les photos de ce site peuvent être utilisées exclusivement à des fins non commerciales après autorisation et à condition d'en mentionner l'origine: "Site Belle Saintonge" Commune
du Canton de Saint-Porchaire
(à
13 kilomètres au
Nord-Ouest de Saint-Porchaire et à 27
kilomètres
de Saintes). A 1.500 mètres à l'Ouest du village se rencontrent les imposantes ruines de ce qui fut au XIIe et au XIIIe siècles l'importante Abbaye de Trizay. Bien que classées depuis le 20 Décembre 1920, ces ruines disparaissent un peu chaque jour. C'est ainsi que des restes de peintures murales du XVe siècle qui représentaient, dit-on, le martyr de Saint Sébastien, ont cessé d'être visibles. Elles ornaient l'un des murs d'un bâtiment conventuel qui sert aujourd'hui de grange A fourrage. Les belles voûtes du XIIIe siècle de la salle capitulaire abritent un outillage agricole.
L'élégante arcature qui précède cette salle et ses 6 arcs polylobés, chaque année un peu plus délabrés, rappellent encore que la Saintonge était sur la route des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Accolées à ces bâtiments se dressent les belles ruines de l'abbaye. Elles comprennent essentiellement un chevet de grandeur inusitée, les bases d'un probable clocher et les vestiges de 2 absidioles. ![]() Il est difficile de se rendre compte du plan sur lequel était bâti l'édifice primitif, mais on peut conclure en toute certitude que s'il a jamais été terminé, il était de proportions grandioses. ![]() L'abside demi-circulaire, voûtée en cul-de-four, est éclairée par 5 fenêtres en plein-cintre séparées par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à feuillages simples et à entrelacs. Les larges fenêtres ont leurs angles ornés de colonnettes à curieux chapiteaux très évasés. ![]() Un chœur de 2 travées précède l'abside. Dans la première ouvrent deux courts passages en biais qui conduisent aux absidioles voisines. ![]() Ces deux absidioles ont une disposition anormale ; elles forment avec l'abside ou le chœur 2 pans coupés , leurs axes ne sont donc pas parallèles à celui de l'église, mais convergent vers un point situé à l'intérieur de la nef. On se demande dès lors où étaient les murs latéraux de celle-ci et surtout comment était couvert l'espace forcément très vaste qui s'étendait devant les 2 absidioles. Peut-être existait-il 3 nefs séparées par deux rangs de colonnes, les premières de celles-ci limitant une rotonde qui aurait précédé le chœur. Deux ouvertures circulaires prenant jour sur l'extérieur s'ouvrent au-dessus de chacune de ces absidioles. Le chœur devait être surmonté d'un clocher ou d'un campanile. ![]() Quelques beaux chapiteaux du XIIe siècles subsistent çà et là et il faut remarquer la curieuse terminaison en biseau surmonté d'une petite sphère, des pilastres de soutènement de l'abside. ![]() Fin du texte de Charles CONNOUË______________________________________________ 'Les églises de la SAINTONGE (livre 1 épuisé) _________________________________édition: R.DELAVAUD (Saintes) avec leur aimable permission
Continuons la visite ...
La salle capitulaire
La porte Nord de la salle capitulaire
SPLENDIDE RESTAURATION !!
TRIZAY " ![]() La Maîtrise des sens Le thème du barbu: l'homme dans le péché Ses moustaches tiennent en laisse deux forces maléfiques... Il les a domestiquées ou bien il en a le projet ! Il va probablement, dans les chapiteaux disparus, transformer ces forces en une force spirituelle. Stratagème des sculpteurs: les léonins et la tête ne sont qu'un: c'est l'homme envahi par ses passions, (le vieil-homme) mais ici il y a un signe de changement d'attitude Le sculpteur montre non pas les forces maléfiques prendre le dessus mais plutôt l'inverse: une conversion à venir ! Le visage est serein Les pattes sont molles et les léonins semblent résister ![]() Les léonins ( forces maléfiques ) semblent s'unir Remarquez les pattes arrières de celles-ci orientées vers le ciel (marche vers le ciel) ou bien qui soutiennent l'édifice (au figuré) comme un orant le fait de ses mains habituellement. Les pattes avant sont un autre indice : L'une orientée au ciel, l'autre sur l'astragale (l'église) C'est le "vieil-homme" partagé intérieurement. Il manque la suite ![]() Des rinceaux symboles des épreuves à surmonter avec à l'intérieur des feuilles grasses orientées vers le ciel (nouvelle vie) Ces rinceaux, fort ingénieux, sont en évolution vers l'entrelacs indiquant que c'est la voie pour aller dans l'éternité rejoindre le Très-Haut. (l'entrelacs n'a ni début ni fin) ![]() Pour une fois l'on distingue bien la coquille jacquaire entre les volutes Les volutes ou spirales sont le symbole de la recherche spirituelle L'on distingue également les feuilles grasses orientées ciel ( nouvelle vie) à 5 lobes (perfection (5)) puisqu'en dessous se trouvent une ligne de feuillages caractéristiques de l'au delà. (on les trouve abondamment sur les sarcophages de l'époque) Pour plus de détails sur les mots en GRAS voir le dossier : GLOSSAIRE Voilà
les sculptures ont bien parlé... Vers une publication interressante: https://www.abbayedetrizay17.fr/wp-content/uploads/2025/06/Trizay_Rapport2019-1.pdf
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FIN déc 2015