Quelques exemples (en pdf A4 pouvant être imprimés) :

Trois sites décryptés à la lueur de ce glossaire à titre de conclusion et démonstration.

A propos des feuillages pour identifier les indices à titre d'introduction et ouvrir mieux les yeux

A propos du signe omniprésent du bélier
A propos des sirènes 
A propos des nombreuses "fleurs de lys"
A propos de la position des jambes
A propos des tailloirs
A propos des balances et pesées de l'âme
A propos des acrobates 

A propos des lanternes des morts

AULNAY (17)
AULNAY : Caïn tue Abel lequel a offert à Dieu la première née de ses brebis, tandis que l'offrande de Caïn, plus modeste, fut moins appréciée. Dieu reproche à Caïn sa mesquinerie en Gen. IV,6: " Pourquoi es-tu en colère, et pourquoi ton visage est-il abattu?  Si tu fais bien, ...Mais si tu ne fais pas le bien, péché est à la porte..." Caïn n'a pas apprécié...
Remarquez les carrés dans le tailloir.

 


CHARMANT (17)
CHARMANT (17)
MELLE
MELLE


 

COMPOSTELLE
COMPOSTELLE
Contrôle des jambes qui permettent de marcher vers le ciel.

AULNAY
AULNAY
Contrôle des jambes qui permettent de marcher vers le ciel.
Postérieur tourné vers le ciel.

SAINT JULIEN du SERRE
SAINT JULIEN du SERRE
Mains (actions) sur l'astragale (Église)
Pieds soutenant l'Église au propre et au figuré
Postérieur orienté vers le ciel.
GUITINIERES
GUITINIÈRES (17)
Mains (actions) formant un symbole phallique orienté au ciel.
Contrôle des jambes.

corme écluse
CORME ÉCLUSE  (17)
 Le  splendide retournement  de CORME-ÉCLUSE montre une femme dont la chevelure symbole de volupté est orientée vers le ciel et est transformée en entrelacs symbole de l'ultime spiritualisation. Contrôle de la chevelure (luxure).
 

AULNAY
MARESTAY (17)
Acrobate associé à Daniel dans la fosse aux lions sauvé par sa foi. Contrôle des jambes.
Poitrine(foi) orientée vers le ciel

NOAILLES (19)
Actions (mains) maîtrisant les gueules des léonins (vices).
NOAILLE (19)

MARESTAY (17)
Maîtrise des actions pour pouvoir se relever et marcher vers le ciel étoilé.
MARESTAY (17)


ROCHETTE (16)
Une main dans la gueule des léonins (vices), l'autre qui adoube (maîtrise)
Il a tout faux!

BESSE
BESSE

CONQUES
CONQUES

CHARLIEU
CHARLIEU

VAUX SUR MER
Un enfant nu (l'âme), le carnassier (la passion dévorante) et le personnage combattant son vice pour ne pas voir son âme dévorée par ses passions, ne font qu'UN.
Remarquez la main gauche de l'enfant nu tenant la main droite signe de domination des mauvaises actions.
VAUX-sur-MER (17)

L'homme pliant sous le poid de son animalité en voie de spiritualisation_Eutrope
 SAINTES_St EUTROPE église haute  (17).

Le modèle du genre "combat spirituel":
l'âme un genou à terre, en train de lutter entre forces spirituelles (oiseaux) et forces destructrices (léonins)



MARESTAY (17)
Un personnage sous domination des influences démoniaques


  • NIEUL-les-SAINTES
    NIEUL-les-SAINTES  (17)

    MARIGNAC
    MARIGNAC  (17)

  •  
  • BÉLIER (signe du): XIe et XIIe. Motif en forme de "V" en arrière plan, omniprésent sur les chapiteaux. Symbole de naissance à la vie plutôt animale (terrestre). La suite des sculptures consiste à sublimer et donner plus de vie spirituelle, ce que représentent les volutes aux extrémintés du "V". Voir le développement en pdf sur ce site.

  • VANNES (Morbihan)
    VANNES (56) (Sans paroles !!)
    Remarquez le tailloir aux motifs carrés pour signifier que le tableau se situe dans le terrestre et non le spirituel.
    LESTERPS (16)
     LESTERPS (16) Ce motif est récurant, il rappelle aux moines et aux clercs qu'ils doivent sublimer leur énergie vitale.
    La force virile dans le signe du bélier à SERRABONNE
    SERRABONNE (66)
    Dans le terrestre et non le spirituel, cette force virile/valeureuse à sublimer !
    Le serpent et le signe du bélier
    SAINT-ANDRÉ de BAGÉ (01) le serpent habite cette âme, le signe du bélier occupe le centre du tableau..

  • CONQUES (12):  le "V" engendre une fleur, parmi des feuilles lancéolées.
    C'est un rappel destiné aux moines qui ont fait le sacrifice de leur fécondité et sexualité pour se consacrer au service de Dieu


    CONQUES:  le"V" est constitué de 4 brins pour le terrestre, et se termine en volutes, tous les moines comprennent ce message.
  • ND la GRANDE POITIERS
    ND la GRANDE à POITIERS (86), des fers utilisés par les culs-de-jatte, les bras sont les queues des léonins. Un chef d'oeuvre d'illusion puisque les bras (les actions) sont à la place des extrémités des queues!
    Le pape URBAIN II lors de son périple a pu contempler ce chef-d'oeuvre !

    NOAILLAC (19)
    NOAILLAC (19)
    Un cul de jatte, impossible pour cette âme de marcher vers le ciel.

    NOAILLES (19)
    Culs de Jatte à NOAILLES (19)
    SAINTE- FORTUNADE
    Béquilles à SAINTE-FORTUNADE (19)

    •  
    • BIEN et MAL: Les sculptures évoquant ce qui est inspiré par le Malin sont généralement à gauche du portail et celles s'inspirant de spiritualité plutôt à droite. Le regard des personnages obéit aussi à cette règle, la droite étant la bonne direction; mais bien sur il y a des exceptions. De même l'orientation vers le haut (ciel) ou vers le sol (terrestre) offre souvent un indice précieux.
    •  
    • BLASON : Désigne initialement le bouclier en forme d'écu pour les chrétiens, puis le motif peint dessus, lequel se transcrira sur les sceaux vers 1150.
    •  
    • BON PASTEUR: Tardif. Bien que ce thème fut très représenté en orient , il n'est pas traité au XIe siècle.

      BOUCHE: XIe. Il en ressort ce qui est en l'âme. Par exemple des serpents si elle est sous l'emprise du Malin.(ARB)
      •  
    • MARESTAY
      MARESTAY (17) 
      Cet acrobate contrôle ses paroles (pensées?), ses cheveux et sa barbe s'ourlent.

      HURIEL
      HURIEL
      Les serpents sortant de la bouche.

      ARVERT serpent
      ARVERT (17)
      Le serpent sort
       de la bouche et va à l'oreille.


    • BOUCLE fermée: XIe. Construction très utilisée par les sculpteurs pour représenter en général une addiction à un vice, ou le contraire: l'entretien de la vie spirituelle.


      Lissage des plumes à COLOMBIERS


      Tireur d'épine à GRANDSON


      Addiction à la luxure à COLOMBIERS

      Beauté spirituelle en péril à PUYPEROUX
      •  

        JOU-sous-MONJOU
        JOU-sous-MONJOU (15)
        Une âme prisonnière de ses vices !


      BOUCLIER: (Tardif, il fait partie des armes de la foi...) symbole de protection de la vie, transposé en protection de la foi. C'est une arme que portent les vertus sur les façade. Voir aussi TORTUE et ARMES de la FOI. Les boucliers des chrétiens sont en écusson, ceux des ennemis de la foi chrétienne sont ronds.


    • SAINT-PIERRE de L'ÎLE
      SAINT-PIERRE de L'ÎLE
      Barbus, boucliers ronds, dont un avec une croix, et des massues, c'est le thème de la violence, ceux qui s'y adonnent se comportent comme des barbares. (Les armes sont celles des ennemis!!)

      Combat_St-Pierre-de-l-ile
      SAINT-PIERRE de L'ÎLE
      Visage rasé, bouclier en écu, casque et épée de la foi, tels les chevaliers.
      C'est le combat spirituel avec les armes de la foi
      Version terrestre du combat de l'archange Saint-Michel.



      BOULE, ROND, ou CERCLES: XIe. C'est le symbole de l'unité et de la perfection à atteindre. L'unité de l'Église, du couple, de la communauté... (DdS). L'orbe des terres n'est pas visible au XIe, bien que connu depuis l'antiquité et figurant sur des monnaies. En aucun cas la boule ne peut représenter le globe terrestre puisque le monde connu est supposé être plat, c'est plutôt la voûte céleste qui est  une sphère et qui représente alors la création divine et le royaume du ciel.


      • Couple à VAUX sur Mer
         VAUX sur Mer  (17):
        Le couple unit.

        (Et non ce à quoi vous pensez!)

        L'unité menacée à RIOUX
        RIOUX  (17)
        Le  Malin ou un vice qui compromet l'unité !

        SAINT SARDOS
        SAINT SARDOS
        Un démon menace l'unité

      •  

      • SAINT-CRISTOL
        Le léonin a vaincu le serpent.
        Ses pattes tiennent la boule.
        (Ses actions sont à présent parfaites)


        ESPALION
        Feuilles d'eau à crochets (lancéolées penchées vers le sol) emprisonnant des boules (
        la perfection)
        La mauvaise voie pour le moine, représenté en vieil-homme.

      BOUQUET: Symbole non encore élucidé.




    • CONQUES

      COULGENS (16)

      COULGENS (16)


    • BOURSE: XIe. Thème omniprésent. Souvent prise à tord pour le symbole de l'avare. La bourse c'est le trésor spirituel qu'il faut défendre contre les agressions du Malin. Elle se porte autour du cou et est généralement menacée par des créatures maléfiques.(ARB)

      •  
      • Saint FORT sur Gironde
         LE DOUHET  (17),  le trésor spirituel est en possession d'une force maléfique et le personnage supplie pour le récupérer.
        (Quel démon imbécile volerait  la bourse ?! )

        MIGRON
         MIGRONS  (17),  le trésor spirituel est convoité par une force maléfique: la force virile/valeureuse!

        CHAMPAGNOLLES
        Une force maléfique a volé la BOURSE !
        CHAMPAGNOLLES
        COLOMBIERS
        COLOMBIERS (17)

      BOURSE au XIIè: La bourse autour du cou change de symbole et devient celle de l'avare.


    • AUTUN (71)
      La pendaison de Judas
      Il y a deux cordes que deux diablotins tirent pour hisser Judas.
      L'un pourrait-être le symbole de la trahison et l'autre
      celui de l'âpreté au gain, puisque Judas fut payé et tenait la bourse des disciples selon la tradition.

      LAGRAULIERE (19)
      L'avare avec sa bourse dans les tourments infernaux.


    • E
    • BOUT de la QUEUE des léonins : XIe. Élément essentiel pour décrypter le message du sculpteur. Le bout de la queue est le recoin du "Vieil-Homme" qu'il faut absolument maîtriser pour gagner le ciel! Sa forme bifide indique une double vie, lancéolée : il s'agit probablement d'un vice sexuel, feuille vers le ciel: aspiration au spirituel, pompon vers le sol : mauvaise orientation, il y en a aussi qui sont nouées, bref l'extrémité de la queue suggère toujours la tendance profonde de l'âme. Voir QUEUE.

    • Corme-Royal
      CORME-ROYAL
      Se méfier de ce qui est profondément enfui...
      et qui pourrait bien prendre le dessus!

      CHAUVIGNY
      CHAUVIGNY
      Queue bifide du vieil-homme divisé dans ses choix de vie.

      Un volatile s'occupe de la partie orientée au ciel.

      MAURIAC
      MAURIAC
      La femme très animale et le serpent qui est le bout de la queue...
      LA CLISSE
      LA CLISSE
      Maîtrise du bout de la queue = victoire.



    • BRAS : voir MAIN
    •  
    • BRAS croisés: XIe. Signe de passivité (ARB) Souvent un bras est disproportionné, et c'est volontaire.


      BURINAGE: destruction volontaire d'une sculpture au burin. Les destructions d'églises sont dues à leurs intérêt stratégiques militaires, surtout avec le clocher, excellent poste d'observation et de défense. N.B.: Les protestants en France ont conservés les sculptures des édifices pris durant les guerres de religion, preuve d'intelligence et respect de l'expression d'un art dont il ne partageaient pas les valeurs, notamment concernant le culte des saints et de la vierge Marie. Ce n'est pas toujours le cas:

      • ALBENGA (Italie)
        Burinage systématique des chapiteaux sauf deux ressemblants à des croix à ALBENGA.

        C

      •  

      CADRANS SOLAIRES ou CANONIAUX: Assez communs sur les murs sud des édifices. Les stylets sont encore plantés perpendiculairement à la paroi. Ils ont servi à délimiter des périodes de travaux ou pour organiser des processions.

    • ÉCURAT (17)
      ÉCURAT (17)
      ECURAT
      ÉCURAT (17)


    • CAGE emprisonnant un motif: Voir CHASTETÉ.
    •  
    • CALICE: XIe. Très représenté: Dans le calice viennent s'abreuver les oiseaux messagers du ciel, et de la spiritualité. Ailleurs ces mêmes oiseaux dans une position similaire becquettent une feuille. S'il s'agit de la même symbolique, ce serait  un symbole de résurrection et vie éternelle et non simplement eucharistique, car je n'ai pas trouvé de représentation de la cène dans les sculptures du XIe. Ces oiseaux transmettent un enseignement: ils parlent aux oreilles de personnages ou animaux. Ce thème se retrouve en orient avec des paons.
      •  
    • CORME ECLUSE christ et calices
      à CORME ÉCLUSE  (17),  c'est un Christ non nimbé, ou bien le clergé, qui tend des calices aux oiseaux.

      VAUX SUR MER
      à VAUX sur MER  (17),  les oiseaux s'abreuvant au calice.

      COLOMBIERS (17)
      A COLOMBIERS  (17),  et sur beaucoup de chapiteaux un personnage se nourrit de la becquée venue du ciel.
      Remarquez le casque de la foi, et les marches à gravir.

      CONQUES
      CONQUES

      PERSE
      PERSE
      MONTET (03)
      MONTET

      La symbolique autour du principe de vie est antérieure au christianisme:

    • KARNAK
      Temple de KARNAK (LOUKSOR)

      Pour ceux qui aiment les symboles provenant de l'antiquité...

    •  
    • CAPITULAIRE (salle): lieux réservé aux réunions des religieux, unique lieu où la parole et les discussions sont autorisées. La plupart datent ou furent reconstruites au XIIIe.

    • TRIZAY salle capitulaire
      Façade de la salle capitulaire du prieuré de TRIZAY (17)

      
    CARRÉ: XIe. Très représenté. Le carré ou le chiffre quatre sont le symbole du terrestre par opposition au céleste (Trois, cercle). (Le carré du transept est toujours coiffé d'une coupole, représentant les cieux, dans les églises romanes).(DdS) Des têtes carrées sont montrées à CORME-ÉCLUSE, ST GEORGES des Coteaux, BEURLAY... Des carrés dans le tailloir indiquent un manque de spiritualité.

      PLASSAC
      PLASSAC (16),  passage du plan carré ( terrestre) à la sphère représentant le ciel, royaume des oiseaux, des anges, des Saints et de Dieu, là où il faut aller!



      SAINT-GEORGES-des-COTEAUX
      Saint-GEORGES-des-COTEAUX  (17): têtes carrées dissimulant des ailes naissantes, queues lancéolées.Scène montrant une âme en plein combat spirituel. Remarquez le malin attendant le dénouement!
      BEURLAY
      BEURLAY  (17): combat spirituel.



      • Saint-LIZIER (09)
        Tailloir montrant des carrés
        Dans la corbeille: léonins queues non maîtrisées
        Queues en pseudo fleurs de lys
        Moine aux oreilles démoniaques


        MENET (15)
        Tailloir avec des carrés
        Thème du singe cordé.
        (L'animalité à domestiquer.)

      •  
      • CASTRUM : Demeure fortifiée du seigneur, au XIe elle ressemble à celles ci-dessous. Près d'un castrum, le seigneur construisait un lieu de culte ou un monastère pour compenser !


      La tour de BROUE (17)
      La tour de BROUE (17) protégeait un port important : BROUE qui à l'époque avait deux églises. L'ensablement eu raison du port ainsi que plus tard au XVIIe du port de BROUAGE, premier port de France au XVIe.

      PONS (17)
      PONS (17)
      Cité la plus ancienne de la Charente-Maritime,située sur le chemin de Saint-Jacques, avec son hôpital des pèlerins.

      •  
      • CASQUE: le casque du salut (tardif). Voir aussi ÉPÉE et BOUCLIER. Ce sont les armes de la foi, la chevalerie étant d'actualité .(Paul aux Ephésiens 6-17.)


      TALMONT
      TALMONT (17)
      Combat spirituel avec les armes du chevalier, pour se protéger du démon.

      SURGERES
      SURGERES (17)
      Les énormes fleurs de lys pointant vers le ciel, qui semblent sortir du corps des léonins, ainsi que le port du casque, indiquent qu'il est temps de sublimer, pour ces âmes très animales encore.

      • CATHÉDRALE: Édifice où se trouve au propre et au figuré le siège de l'évêque. La plupart des cathédrales ont été commencées milieu du XIIe mais, ayant bénéficié des meilleurs architectes, elles ont rapidement évoluées vers l'art gothique, avec croisée d'ogives et abandon des gros murs. Le vitrail l'emporte sur la sculpture. La hauteur est un critère de compétition, d'où les arcs boutant, permettant des murs peu épais et de grandes baies vitrées.

      La transition de l'art roman à l'art gothique
      est visible sur cette façade:

      ND la GRANDE de POITIERS
      ND la GRANDE de POITIERS
      Les voussures du portail ainsi que le premier niveau de chapiteaux montrent des animaux: style roman que je qualifie improprement de XIe.
      Au-dessus les sculptures montrent des personnages bibliques, transition vers le gothique avec encore plein d'arcs en plein cintre et des colonnes surmontées de chapiteaux animaliers... l'art roman a évolué...

      •  
      • CAVALIER et son nabot: (Tardif) Constantin empereur selon l'inscription à Aulnay et le voeux écrit en 1150 par le saintais Guillaume David désireux d'être enterré sous le "Constantin de Rome". Ces "statues équestres du Poitou" seraient  la représentation de l'empereur Constantin réduisant ses ennemis grâce à la confiance qu'il mit dans le Dieu de son épouse chrétienne. L'empereur CONSTANTIN  est identifiable par: une couronne sur la tête, la cape des imperatores, le nabot sous l'antérieur droit du cheval. Se serait peut-être un rappel de l'appel à la croisade contre l'infidèle  puisque le duc d'Aquitaine et le Pape Alexandre II ont participé au siège de BARBASTRO vers 1066 et que en 1095-1096 le pape Urbain II _ celui de la première croisade_s'attarda en Poitou et Saintonge qu'il parcourut en compagnie de Guillaume IX duc d'Aquitaine. Leur nombre élevé en Poitou pourrait aussi rappeler la victoire des Francs et de l'église sur les Wisigoths, chrétiens déclarés hérétiques. Si l'on  interprète au deuxième degré c'est un  appel à la croisade contre nos ennemis de l'intérieur.  

      • SURGERES le Constantin
        SURGERES  (17): L'empereur CONSTANTIN  

        PAU
        PAU: L'empereur CONSTANTIN  

      •  
      • CEINTURE de vigueur ou de force : XIe. J'hésite entre plusieurs symboles: portée par un personnage qui se sent fort spirituellement, ou bien protégé, peut-être à tord, ou bien ce serait la ceinture du "catamite" (ou homosexuel), que les femmes prostituées portaient, mais devant. (Je suis ouvert à toute proposition).

      BOUHET
      BOUHET
      Des âmes portant cette ceinture se font dévorer par leurs vices, les passions "dévorantes".

      •  
      • CELTES (Motifs): l'influence CELTIQUE dans l' ART ROMAN remonterait à la période du VIe au VIIIe siècles. Je n'ai pas rencontré de triskel en SAINTONGE, par ailleurs les volutes, spirales et entrelacs sont des motifs géométriques universels déjà bien représentés sur les mosaïques romaines et aussi et surtout en orient. (D'où venaient peut-être les premiers prédicateurs en pays celtes). Quant aux dieux celtes, je n'ai pas trouvé leur présence sur les chapiteaux romans. Pas plus de CERNUNNOS ou autres dieux gaulois sur les chapiteaux, ni de THOR ou autre dieu nordique.

       

      • JERSEY
         
        JERSEY
        Scène rare, difficilement identifiable.
         Des êtres maléfiques encadrent le personnage.

        Dieu païen ?

        DIENNE
         DIENNE
        C'est SATAN et non un Dieu gaulois.

      •  
      • Au Ve siècle les OSTROGOTHS et WISIGOTHS sont en réalité les vrais précurseurs de l'art CELTE, ce que l'on dit CELTE est oriental !

      ALBENGA
      ALBENGA (Italie)

      MARMOUTIER
      MARMOUTIER (67)

      •  
      • CERCLE: XIe et XIIe. Symbole céleste et de perfection opposé au carré. C'est le symbole de l'unité et de la perfection à atteindre. Des feuilles d'eau (ou feuilles lisses) se terminent parfois en boule. Voir BOULE

      • EUS
        EUS
        Feuille lancéolée vers le ciel
        ESPALION (12)
        ESPALION (12)
        Feuille lancéolée courbée vers le sol, emprisonnant une boule, au centre le vieil-homme.


        De nombreux motifs montrent une croix ou un carré circonscrits dans un cercle, probablement un symbole de l'incarnation. 


      • PISE
        L'incarnation vue par les pisants au XIIe


        COZES (17)
        Motif terrestre (4), même pas en croix, dans des cercles.
      •  
      • Aux XIIIe les ROSACES des vitreaux des cathédrales s'inscrivent dans un cercle.
      •  
      • CENTAURE: XIe et XIIe. Un buste d'homme à corps d'animal; c'est l'âme divisée, en quête de valeurs plus élevées; une représentation de la dualité/complicité esprit/matière. Dans l'art roman une âme ancrée dans les valeurs terrestres a souvent une tête humaine pour signifier soit qu'il s'agit bien de nous ou de notre âme, et que ce n'est pas forcément un centaure. Le SAGITTAIRE, autre homme à corps d'animal, symbolise celui ou celle à la recherche d'un but spirituel, recherche matérialisée par la flèche.

      MARCILLAT en COMBRAILLEA MARCILLAT en COMBRAILLE
       Remarquez les marches à gravir...


      SAINT-CHRISTOL
      Léonin à visage de vieil-homme

      Il finira après avoir combattu le serpent, en sirène!
      • CERF  poursuivi par un Sagittaire: Tardif, symbole du Christ, la cible de la flèche. Voir SAGITTAIRE.

      SERRABONE
      SERRABONE
      L'objectif du moine qui est en arrière plan.
      Ici le LION représente le Christ, il a des cornes de cerf.

      MELLE église Saint-Hilaire
      MELLE église Saint-Hilaire

    •  
      • CHAÎNE ou CORDE autour du cou d'un animal: XIe . Très commun en Auvergne. Symbole de domestication, de maîtrise sur un vice représenté par un animal. En Saintonge on voit un ours tenu en laisse à VAUD sur Mer. (Voir OURS)
      •  
      • DROITURIER
        DROITURIER : les mauvais outils pour se libérer de son vice, le bon moyen c'est le livre !

        DROITURIER
        DROITURIER : Pour bien montrer de quel vice il s'agit et non d'un singe de saltimbanque !

      •  
      • CHAÎNE (souvent de personnages): XIe et XIIe. C'est le symbole de la communauté. Chaque membre est indispensable, c'est l'entraide pour vaincre. (ARB) Souvent rencontrée sur une archivolte. Voir CORDE

      TALMONT sur GIRONDE
      La communauté luttant contre un vice connu !
      TALMONT
      CORME-ROYAL
      La communauté à CORME-ROYAL

      • CHANCEL: Séparation ou clôture en pierre ou en métal, entre l'espace réservé aux moines ou officiants et les fidèles. Ils ont pratiquement disparu. On dit aussi JUBÉ.

      APOLINARE NUOVO RAVENNE
      Détail du CHANCEL de San Apollinaire Nuovo à Ravenne 

      VENIZE
      Détail d'un chancel à Venise
      Remarquez les paons au calice.
      •  
      • SAINT-GUILHEM du DÉSERT
        Reste de Chancel d'origine Wisigothe à
        SAINT-GUILHEM du DÉSERT
        Un motif similaire se retrouve à ESPALION (12)
      •  
      • CHANOINE: XIe et XIIe. Clerc attaché au service d'une église, ce pouvait être un laïc, qui déléguait souvent à un clergé peu instruit. Au XIIe les évêques corrigent progressivement ces situations, car ils élisaient. (Le sens de chanoine s'est diversifié depuis). 

      • CHAPITEAU: partie généralement sculptée qui fait saillie au dessus d'un fût de colonne. Les chapiteaux romans comportent une base (l'astragale), la corbeille et au dessus le tailloir. Leur forme permet de passer du plan cylindrique de la base au plan carré du tailloir. Ils étaient souvent peints. C'est dans la corbeille et le tailloir que le sculpteur roman va déployer son art. Jusqu'au XIe des motifs floraux ou géométriques ou des animaux domestiques, au XIe des animaux représentant l'animalité en opposition avec la spiritualité, puis au XIIe des scènes mixtes avec des évocations de textes bibliques, puis fin XIIe et XIIIe des saints, des vierges des scènes bibliques et tirées des évangiles avec en plus des vision infernales. Voir CORBEILLE.
      •  



      • CHAPITEAU ROMAN à SILOS


      • CHASSE: XIIe et XIIIe. Coffret renfermant une relique. Les chasses émaillée à "champlevé" ont fait la fortune des ateliers de Limoges, le plus connu, car il obtint en 1215 le quasi monopole de la part de Innocent III pape.

    • GIMEL les CASCADES
      GIMEL les CASCADES (19)
      Représentation  de la lapidation du premier martyr chrétien: Saint-Étienne, auquel Paul le futur apôtre participa avant sa conversion.

      MAASTRICH
      Chasse émaillée de Limoges vue à MAASTRICHT.

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      • CHASTETÉ: au XIe le voeux de chasteté n'existe pas encore, le sujet  ne figure même pas dans la règle de Saint Benoît. Les papes et clercs pouvaient jusqu'à la fin du XIe, avoir été mariés et avoir des enfants, mais l'Église lutte pour le célibat des prêtres car ceux-ci transmettaient parfois les biens de l'Église à leurs héritiers. L'Église lutte contre le concubinage afin de faire respecter le mariage, qui n'est pas encore un sacrement. Tâche difficile envers les princes qui en font peu de cas.  Le sujet du célibat des clercs est traité pratiquement à chaque concile du XIIe.  La chasteté pour les moines et clercs est au XIe englobée dans la recherche spirituelle et volonté de conversion intérieure. (Voir sexualité). La chasteté est le thème obsessionnel au XIe, il est bien plus représenté que l'enseignement ou la vie du Christ! La vierge Marie est inconnue sur les sculptures du XIe, il faudra attendre le retour des croisades et St Bernard pour lancer son culte.

      • LA CLISSE
        LA CLISSE (17)
        Un "X" , deux feuilles creuses nouées, entre elles, une pseudo fleur de lys qui est orientée vers la terre et adoube l"X".

        CHATEAU-LARCHER
        CHÂTEAU-LARCHER
        Une feuille creuse dans un écrin formé de deux volatiles.

        MONTJAUX
        MONJAUX
        Cet abbé montre son innocence, il ne touche pas les femmes qui l'entourent.
        BESSE
        BESSE
        Feuilles creuses en cage.
        AULNAY
        AULNAY
        Ce vieil-homme doit sublimer ses appétits sexuels : les fleurs de lys nouées et tournées vers la terre naissent dans un ruban perlé qui les emprisonne. Il doit mettre sa virilité en cage.
        CORME-ÉCLUSE
        CORME-ÉCLUSE
        La maîtrise de l'animalité, autrement dit la chasteté.


      • CHÉRUBINS: Tardif en sculpture. Non représentés au XIe sauf sur les fresques. C'est un ange avec trois paires d'ailes.


      LARRINGE (74)
      LARRINGES (74)

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      • CHEVALIERS :XIIe. Peu représentés. Personnage de haut rang qui dispose d'une armure et d'un cheval, dont le rôle était de défendre et protéger un seigneur et sa population. Puis ils se sont regroupés en ordre religieux et militaires, lors des croisades, avec une règle dotée par Bernard de Clairvaux, lequel a inventé la notion de "Malicide" pour justifier une tuerie au nom de Dieu, puisqu'en tuant ils éliminaient le mal. Voir CONSTANTIN, CAVALIER.

      SAINT ROMAIN de BENET
      SAINT ROMAIN de BENET (17)
      Le chevalier associé à la dispute, ou faisant régner l'ordre?

      Ou luttant contre le mal, selon St-Bernard?

      ESPALION
      ESPALION (12)
      Le tailloir indique que des progrès sont à faire,
      des chrétiens armés se battent entre eux !
      Ce qui est interdit,  en principe.


      • CHEVAUX: XIIe. à St Quantin de Rancanne et St Fort sur Gironde.. l'on voit des frises de chevaux,  tous à l'identique. On peut  y voir le symbole de l'égalité devant Dieu avant de pénétrer dans l'église ou devant la mort? Autre hypothèse:  le symbole des passions (les chevaux) maîtrisés par le mors avec un jeu de mot à la clé.


      ST FORT sur GIRONDE (17) les chevaux
      SAINT FORT sur GIRONDE  (17)
      Un même mour (tête) pour tous 
      égalité de tous devant Dieu !
      ou une même mort pour tous !
      (Je ne sais comment se disait le mors du cheval mais en occitan "mor"(mour) c'est la tête de l'animal et comme nos sculpteurs aiment les jeux de mots...)


    •  
      • CHOEUR : Partie de l'édifice réservé aux officiants, qui comprend l'autel; quelquefois entouré d'un déambulatoire, dont il est séparé par une grille sur les côtés. Un jubé séparait le choeur de la nef.


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      • CHRISTOL
        Choeur roman de SAINT-CHRISTOL
         

      • On peut y voir à la base des colonnes l'évolution en 3 phases : animalité, conversion pour terminer en beauté spirituelle, la sirène.
    •  
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      • CHOIX de vie: XIe. Le choix entre suivre ses passions ou les tentations du Malin et effectuer sa conversion est omniprésent dans les sculptures: voici une belle preuve du choix et de ses conséquences. Sur les chapiteaux le choix est indiqué par des motifs en opposition.
      •  
      • Les choix
        C'est cette frise sculptée qui fut une révélation pour moi, qui me décida à approfondir la symbolique...


        à gauche l'âme refuse les feuilles (feuilles trilobéees ou bien fleurs de lys) et se fait dévorer;
        à droite elle écoute, ou se fait nourrir par les volatiles, et elle effectue une conversion!

        RIOUX (17)


      • ARS-sur-GIRONDE (17)
        Le tailloir à droite indique deux directions opposées, c'est le combat spirituel, le choix de vie dans la corbeille.

        CHOUETTE: la chouette est l'oiseau qui voit dans l'obscurité mais aussi vit dans les ténèbres, c'est peut-être le symbole de la foi, mais je propose plutôt celle qui n'est pas conforme (selon Rome! ). Je ne crois pas à la chouette symbole du juif.  Quelques rares chapiteaux me font penser que la chouette représente plutôt l'hérétique ou le dissident qui a la foi, mais refuse l'autorité de l'Église et certains de ses dogmes. Pierre Damien traite les femmes de prêtres de beaucoup de qualificatifs dont la chouette, la huppe (non trouvée sur les chapiteaux), l' effraies, la louve (non trouvée sur les chapiteaux) et les sangsues (non trouvées sur les chapiteaux), ce n'est pas assez probant pour retenir cette piste.

        • SOUILLAC (33)
          Des chouettes reçoivent l'enseignement des volatiles qui s'abreuvent généralement au calice.

          SOUILLAC (33)

          AULNAY
          Un cerf (Christ avec des attributs terrestres) visé par un Sagittaire qui a le même visage que le quatrième personnage, entre eux, une chouette (l'hérétique), un homme très animal diabolisé (queue de serpent) et tous les quatre regardant du mauvais côté.

          Je propose la représentation de l' hérétique qui se trompe de cible, ne croyant pas à la divinité de Jésus.  AULNAY  (17)

          MONJAUX
          Chouettes (ou aigle?) maîtrisant un animal difficilement identifiable et probablement un lapin (un clerc dans l'erreur).

          MONJAUX

          L'aigle est beaucoup plus représenté que la chouette et on peut les confondre. La chouette perchée ne devrait faire voir que deux doigts ce qui la distinguerait de l'aigle qui en montre trois, mais le faciès aide à déterminer.

      • CHRISME: XIIe. Très peu représenté en sculpture. Les lettres X et P (avec parfois un S sur le P) sont le monogramme des lettres pour écrire Christ en grec. (X symbolise le Christ, P le Père et S le Saint Esprit). Le chrisme est presque toujours complété des lettres Alfa et Oméga première et dernière lettres de l'alphabet grec, pour le règne du Christ de l'origine à la fin des temps. Ce symbole daterait de l'empereur Constantin, et est beaucoup plus visible en orient.

      • TOULOUSE
        TOULOUSE

        ESTELLA (ESPAGNE)
        ESTELLA (Espagne)
        Remarquez l'inversion des lettres.

      •  
      • CHRIST: au XIe les sculpteurs ne représentent ni le Christ, ni la croix, ni Dieu.  Plus tard sur les façades on peut voir la main de Dieu, l'Epoux mystique entre les vierges sages et folles ou bien le Christ en majesté à FENIOUX,  mais ces sculptures sont du XIIe. Le Christ est représenté à LE DOUHET en modèle à suivre pour la chasteté.
      •  
      • CONQUES
        CONQUES (Christ ou son représentant?)

        CONQUES
        CONQUES: la main de Dieu

        LANOBRE
        Christ à LANOBRE remet les clés à Saint-Pierre

        POITIERS
        POITIERS N.D. la grande.


      • CIEL: XIe et XIIe. Représenté par des étoiles. C'est très probablement synonyme de paradis. Là se trouvent: Dieu le "Très Haut", les anges, le Christ, la vierge, les apôtres, les martyrs, Abraham...qui sont sensés être près de Dieu. Les Saints y sont aussi et ils se sont eux que l'on sollicite pour intercéder auprès de Dieu aux fins d' obtenir une guérison ou un bienfait. Les archivoltes montrent souvent des étoiles. Lors du décès les âmes des justes et des saints vont directement au ciel, dans le sein d'Abraham. Marcher vers le ciel est un must et se trouve abondamment illustré sur les chapiteaux, par les acrobates, ou des jambes maîtrisées. 
      • (Seint Gabriel de sa main l'ad prins, (Roland de Roncevaux) Desur sun bras teneit le chef enclin (la tête penchée) 
      • Juntes ses mains en alet à sa fin. Deus (Dieu) tramsit sun angle chérubin, Et seint Michel del péril Ensemble od els seint Gabriel i vint: 
      • L'anme del cunte portem en pareis, Morz en Rollans : Deus en ad l'anme ès cels (l'âme du comte est portée en paradis, Rolland est mort)
      • COCHONS ou PORCS: XIIe. Assez rare.


      CORME-ÉCLUSE (17)
      CORME-ÉCLUSE

      (Cochons ou vices ou bien caricatures de dignitaires indignes ?)

      AUBETERRE
      AUBETERRE
      Un sagittaire vise une tête de cochon !
      Mauvais choix, sa queue s'enflamme.


      • COLLATÉRAUX ou BAS-CÔTÉS: nefs secondaires servant de DÉAMBULATOIRE. Voir BAS-CÔTÉS.


      AULNAY
      AULNAY


      en ITALIE

      •  
      • COLOMBE: Non représentée, sinon tardivement . Évoque la pureté. La Colombe est le symbole de l'Esprit saint _ Mathieu (3,16), Marc (1,10) et Jean (1,32).

      • COLONNE ou PILIER: XIe et XIIe. L'abbé ou l'abbesse et bien sûr l'évêque sont les piliers de l'Église. La communauté les entoure et ils sont aussi vulnérables.
      •  
    • VAUX sur MER
      La corde, ceinture des moines, symbole de la communauté, entoure ce pilier
       dans l'église (l'Église au sens figuré)
       VAUX sur MER  (17)

      Engouleur d' ECHILLAIS
      L'engouleur d' ÉCHILLAIS  (17),  en façade (symbole d'une menace sur un pilier de l'Église)
      Dans le choeur un chapiteau représente un abbé. 



      • COMBAT SPIRITUEL: XIe. C'est le thème récurant qui a le plus inspiré les sculpteurs en utilisant des animaux. « Car ce n'est pas contre la chair et le sang que nous avons à combattre, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les princes des ténèbres de ce siècle, contre les esprits malins qui sont dans les airs. C'est pourquoi prenez toutes les armes de Dieu, afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour, ... » (Éph., §VI, 12-13) voir GRIFFON, LIONS, OISEAUX ...La grandeur, la gloire et la sainteté sont dans le combat à l'époque!


      Combat spirituel SAINTES
      SAINTES  (17):
      la force virile/valeureuse (bestiale) dominée par la force spirituelle (oiseau).

      le combat spirituel

      BEURLAY  (17)
      Remarquez le Malin qui veille.


      VAUD sur MER
      L'âme, l'ours tenu en laisse et le personnage ne sont qu'un,

      le combat spirituel
      VAUX-sur-MER  (17)
      l'âme est en danger, la passion dévorante va la détruite, mais l'esprit lutte pour la maîtriser.

    •  
      LA GODIVELLE
      LA GODIVELLE
      Fleur de lys dominant le serpent

      Saint-Pierre de l'ÎLE
      SAINT-PIERRE de l'ÎLE
      Clin d'oeil à Saint-Michel terrassant le dragon.
      Le modèle à suivre sur terre.


    •  
      • CONCILE: assemblée d'évêques et prélats réunis pour décréter sur la vie de l'Église ou les moeurs. Convoquée parfois par des princes (Constantin, Guillaume le grand), ou par le pape; les conciles de Latran furent les plus marquant du XIIe.
      • CONTRÔLE ou MAÎTRISE de la marche vers le ciel: XIe.  Marcher vers le ciel est un leitmotiv hyper-représenté.(Voir JAMBES, PIEDS, ACROBATE)

         

      GRANDSON
      La maîtrise de la queue du démon, donne des ailes...
      GRANDSON
      SAINT JULIEN DU SERRE
      Se tenir la jambe à
      SAINT-JULIEN-du-SERRE

      SAINT JULIEN DU SERRE
      Se tenir les pieds à
      SAINT-JULIEN-du-SERRE

    •  
      • CONVERSION et/ou RETOURNEMENT: XIe. Les sculpteurs ont utilisé des acrobates pour représenter la conversion intérieure (ARB).  Les acrobates au sens étymologique "marchent vers le ciel". Ils contrôles leurs jambes. Voir ACROBATES

      • RETAUDretournement AULNAYCOMPOSTELLE
        RETAUD (17), AULNAY (17) et COMPOSTELLE
        Contrôle de la marche vers le ciel....le personnage se tient les jambes ou les pieds.

        MALESTROITMERIGNACretournement Nieul les Saintes
        MALESTROIT (56) MARIGNAC (17),  et NIEUL-les-SAINTES (17)
        Retournements

      •  
      • COQUILLE: la coquille jaquaire _ coquille St Jacques  montrant le coté bosse _ n'est pratiquement pas représentée sur les chapiteaux. Par contre une sorte de coquille ou feuille présentant son coté creux _ symbole sexuel féminin _ est omniprésente.  Souvent agrémentée d'un noeud elle symbolise alors la chasteté (ou l'inverse: la luxure, selon l'orientation et le contexte). Voir FEUILLE CREUSE.
      •  
    • SILOS
      SILOS
      La coquille jaquaire est très rare.

      NIEUL-les-SAINTES
      NIEUL-les-SAINTES  (17)
      Pseudo coquille en fait des "feuilles creuses".
      Des noeuds, un X, le ruban perlé
      C'est plutôt n'y touchez pas !
      Symbole de fécondité (pomme de pin).
      Remarquez la pseudo fleur de lys au dessus du "X".

      CONQUES
      CONQUES
      Feuille creuse nouée
      Invitation à l'abstinence de relation avec une femme.

    •  
      • COR ou CORNE  Rare, on le trouve souvent pour l'annonce du jour du jugement. C'est le shophar juif.

      •  CORBEILLE: partie centrale du chapiteau, elle présente généralement des scènes figurées. Des feuillages avant le  XIe, puis des scènes historiées à partir de 1050;  apparaissent alors des êtres étranges ou des personnages que le sculpteur a souvent empruntés mais surtout transformés pour les faire rentrer dans un cadre architectural et usant d'imagination pour qu'ils deviennent lisibles et dégagent un thème à la fois décoratif et symbolique. Au lieu de se répéter, ces thèmes se sont renouvelés grâce à l' extrême fécondité des artistes sculpteurs, et ce dans toute l' Europe. Au XIe en Saintonge, on ne trouve pratiquement pas de scènes tirées des évangiles, quelques unes de l'ancien testament et beaucoup qui sont une incitation à marcher vers le ciel en s'élevant spirituellement.
      •  



      • CORDE : XIe et XIIe. Motif très commun. Elle représente  la communauté. (ARB) Elle sort souvent de la pierre même du chapiteau, donc de l'édifice au sens propre et au figuré. Elle symbolise l'aide de l'assemblée ou de la communauté pour contenir l'adversaire. Ce n'est jamais le cordage de marine car on la retrouve abondamment dans le Cantal et même en Corse là où il n'y a pas de rivières navigables jadis.

    • SILOS
      SILOS
      La communauté en lutte contre un vice. La corde sort de la pierre qui est l'Église.

      CONQUES
      CONQUES 

      La corde ceinture l'édifice.

      VAUX sur MER
      VAUX sur MER (17)

      La corde sort de la pierre: l'Église.
      Vices maîtrisés

      •  
      • COUFIQUE: Écriture arabe abandonnée au XIIe siècle et que l'on retrouve sur quelques portes ou chapiteaux romans. Voir MOISSAC

    • MOISSAC
      Sur le premier tailloir il y a une phrase écrite en calligraphie coufique.
      Selon les spécialistes elle ne veut rien dire, pourtant elle commence par le nom de Dieu. MOISSAC

      • COUILLU: XIe à XIVe Motif assez commun en modillons, ce sont des mises en garde contre la luxure. A l'époque la sainteté est confondue avec la chasteté ou la pureté, et la sexualité est considérée comme impure. Voir SAINTETÉ.

      CHAMPAGNOLLES
      CHAMPAGNOLLES (17)
      De nombreux modillons montrent des personnages indécents, mais le chapiteau ci-contre est un appel à la sainteté, bien que le personnage montre un gigantesque sexe qu'il  maîtrise et dirige vers le ciel.

      JOU sous MONJOU (15)
      JOU sous MONJOU
      L'inscription « ESTOTE ERGO SANCTI QUIA EGO SANCTUS SUM DICIT DOMINUS »
      (« Soyez donc saints parce que moi je suis saint, dit le Seigneur »)
      (Curieusement ce n'est pas la référence aux versets 15 et 16 de l'épître de Pierre qui est gravée, car Pierre parle de sainteté sans rapport avec la chasteté, mais plutôt en rapport avec l'amour des uns pour les autres. Le texte gravé se réfère au chapitre VIII du Lévitique, lequel est situé dans un contexte d'actes sexuels dévoyés.)

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      • COUPE: XIe et XIIe. Voir CALICE, les oiseaux messagers du ciel s'y rassasient et transmettent aux oreilles de ceux qui veulent écouter un appel à la sainteté. 

      • COUPLES: XIe et XIIe. Les sculpteurs du XIe représentent souvent des couples même nus sur des chapiteaux sans connotation négative!  L'on cadre la sexualité dans le mariage qui n'est pas encore un sacrement ( il ne sera décrété qu'en 1215) et son corollaire: la procréation car l'époque a besoin de bras.

      • VAUX sur MER
        VAUX sur MER  (17),  côté gauche, dans un prieuré, ce qui est interdit pour les moines du prieuré. Sur le même chapiteau, de face, un calice dans lequel s'abreuvent les messagers du ciel.

        MENET (63)
        MENET
        Les sculptures extérieures et intérieures ont pour sujet le couple. Remarquez l'homme qui fait l'innocent, tandis que la femme maîtrise le symbole de la volupté.

        LA VALLEE
        Chapiteau à LA VALLÉE  (17):  un couple entre des feuillages lancéolés orientés vers le ciel, fait l'acrobate, pieds vers le ciel, ils soutiennent l'édifice tout  en étreignant l'animal symbole du charnel !
        C'est plutôt l'éloge du couple, voire du mariage ! 
        L'époque à besoin de bras...

        MARIAGE: avant le concile de LATRAN IV en 1215 le mariage n'est pas un sacrement mais une cérémonie familiale suivie d'une bénédiction et pour les riches suivie d'un contrat devant notaire. Pour remédier entre-autres, aux désordres montrés par les princes et rois; l'Église le décrète sacrement donc indissoluble et elle interdit les mariages clandestins. L'église avant la sacralisation défendait souvent la femme contre des époux abusifs. Au Xe les clercs sont pour la plupart mariés, ce qui les incite à transmettre le patrimoine à leurs héritiers. L'Église depuis le concile de Rome en 1049 dirigé par le pape Léon IX _ initiateur de la réforme grégorienne _  lutte contre la simonie et le mariage des prêtres mais en 1215 le concile cite encore les bâtards des clercs qui ne doivent pas prendre leurs successions. En Saintonge j'ai trouvé plus de représentations montrant la femme sous un jour positif, que le contraire. 

      • COUPOLES: Généralement à la croisée du transept, pour passer du plan carré à la représentation de la voûte céleste. Elles sont plus rares sur la nef. L'usage des coupoles sur la nef, est antérieur aux croisades, elles étaient plus solides que les voûtes, mais ces églises étaient généralement sans déambulatoire. Voir PENDENTIF et TROMPES.
      •  
      • SAINT-MARTIN L'ASTIER
        Coupole sur pendentifs
        Saint-MARTIN L'ASTIER (24)

        coupole sur trompes
        Coupole sur trompes
        NIEUL-les-SAINTES (17)

        Coupole nervurée
        Coupole sur trompes
        d'influence orientale;
        SAINT-SORNIN (17)


        CRAINTE DE L'ENFER: XIIe et XIIIe. Non représentée au XIe, elle viendra avec la parousie sur les tympans. En Saintonge, comme il n'y a pas de tympans, l'enfer n'y est pas représenté; il y a t-il un lien?. On y voit plutôt des montres dévoreurs d'âmes, mais ni flammes, ni souffrances. L'enfer serrait plutôt une mort spirituelle, et elle est parfois représentée par un chapiteau nu ou vide, mais avec un tailloir sculpté. Voir ENFER.

      • Chapiteau vide mort spirituelle
        BESSUEJOULS (12)
         Face au centaure qui s'accroche à la vie et à la beauté spirituelle,  l'alternative du Néant,  la mort spirituelle et non l'enfer, d'ailleurs le tailloir invite à progresser...

        Mort spirituelle
        SAINT-MANDÉ-sur-BRÉDOIRE (17) :
         La mort spirituelle, le néant,
         Sous des dents de scie, l'absence de vie fait face à la pseudo fleur de lys...

        Rien dans la corbeille du chapiteau, volontairement.

        CROISADES: Non représentées. L'esprit chevaleresque de celui qui combat au nom de Dieu (?) et  gagne ainsi son salut (?) prêché par St Bernard a inspiré les sculpteurs sur la fin du XIIe, pour représenter le combat contre les vices par les vertus...avec des armes de chevaliers: casque, épée et bouclier...(voir cavalier et armes de la foi)

      • SAINTE FORTUNADE (19)
        Même costume, même bouclier, même coiffure,
        probablement un entraînement? Ou bien la dénonciation de la violence entre chrétiens ?
        SAINTE FORTUNADE (19)

        FONTAINE D'OZILLAC (17)
        FONTAINE D'OZILLAC (17)
        Les vertus écrasant les vices sont armées comme les chevaliers censés combattre le mal...
      •  
      • CROISÉE d'OGIVE: XIIe. Arcs qui se croisent et servent d'armature aux voûtes gothiques. Les poussées s'exercent alors sur les piliers et non plus sur les murs. La croisée remplaça les coupoles et voûtes en plein-cintre de l'art roman, c'est alors l'art gothique, dès le milieu du XIIe siècle. Voir NEF.

      • CROIX de crucifiction: NON REPRÉSENTÉE au XIe! . La croix symbole de souffrance et de sacrifice expiatoire est totalement inconnue dans les sculptures du XIe. La seule croix que l'on peut voir se trouve sur le pied de l'agneau pascal, symbole Pascal de résurrection. Par contre de nombreuses croix géométriques sont associées à des cercles: le cercle signe de divin et la croix du terrestre, probablement l'évocation de l'incarnation. L'absence de croix est probablement volontaire puisque les "carolingiens", les "wisigoths" et tous les Orientaux montraient des chapiteaux et linteaux avec des croix depuis le Ve siècle. 

      • ALBENGA
        ALBENGA
        Art Goth du Ve ou VIe siècle.

        MUSEE d'ATHENES
        MUSÉE d' Athènes VIIIe siècle.

        CRUAS (07)
        CRUAS (07) Xe ou  XIe
      •  
      •  CROIX :de cruxcifiction au XIIe la croix apparaît timidement dans les sculptures des cloîtres et c'est souvent St-Pierre qui est représenté, crucifié tête en bas, on trouve aussi de rares descente de croix.

    MOISSAC
    Cloître de MOISSAC XIIe
    Remarquez les volatiles du tailloir.


    PRANSLE (07)
    Église de PRANSLE (07)
    Elles sont en graffitis !

    • CRUXIFICTION de Saint-Pierre : Rare en chapiteau.


      • CROSSES ou VOLUTES: les arêtes supérieures des chapiteaux nous montrent très souvent des volutes. Ces volutes terminent en fait, soit le "V" du signe du bélier, soit une feuille d'eau. Elles appellent à la spiritualisation de symboles très "terrestres". Le tau de l'évêque se transforme en crosse à l'époque, même symbole. (Voir aussi VOLUTE)

      • CONQUES
        CONQUES  (12), 
        Les crosses aux extrémités du signe du bélier pour inviter le moine à dominer toutes ces feuilles lancéolées qui le hantent.
        crosse à BOUHET
        BOUHET  (17), 
        Tailloir avec des étoiles : le ciel, pourtant il y a de belles FEUILLES LANCÉOLÉES, mais elles sont surmontées de crosses...
        tout un programme!
        ECHILLAY (17)
        ECHILLAY  (17),
        Sous un tailloir évoquant un choix à faire: un abbé se cramponne à sa crosse. L'ensemble des chapiteaux du lieu montre un pilier de l'Église dangereux pour la stabilité de l'Église.

      Volute
      Une troisième barbe en spirale, signe de spiritualité, sauvera ce vieil-homme, ses jambes se décroisent, il marche vers le ciel.
      AVY (17)


      crosses
      Le "V" du signe du bélier, symbole de vie et de reproduction se termine en volutes, symbole de spiritualité, tout un programme pour les moines, chanoines et clercs...
      C'est le motif le plus représenté dans les sculptures des églises.
      LESTERP (16)


    • CRYPTE: généralement sous le choeur, souterraine, elle accueillait les pèlerins venus prier auprès d'une (ou plusieurs) relique, à laquelle ils venaient demander une faveur, une guérison (la maladie est une épreuve envoyée par Dieu, et les saints proche du trône de Dieu pouvaient intercéder), ou bien venaient pour accomplir une pénitence. Plus tard elles servirent d'ossuaires. Pour les grands édifices on parle d'église basse plutôt que crypte.
    •  
    • ÉGLISE BASSE de SAINT-EUTROPE à SAINTES (17)
      Église basse SAINT-EUTROPE à SAINTES

      CUL de JATTE :XIe. Handicap pour la marche vers le ciel comme les béquilles, ou bien les pieds en opposition ou bien entravés. Voir BÉQUILLE

    • NOAILLES
      NOAILLES (19)

      ND la Grande de POITIERS
      ND la Grande de POITIERS (86)
      Remarquez d'où viennent les bras...et les fers de cul de jatte.

    •  
    • CUVE BAPTISMALE : L'on baptise tous les catéchumènes à Pâques et à la Pentecôte au Ve, à l'évêché. Au VIIe cela se passe dans des baquets permettant une immersion quasi complète dont la pratique disparaît progressivement au Xe, complètement au XIIe, car la nudité des jeunes filles pubères faisait problèmes aux prêtres. Les enfants non baptisés posaient aussi un autre problème, (leurs âmes erraient dans les limbes) alors apparaissent des fonts baptismaux surélevés, plus petits et l'on baptise les nouveaux-nés et non plus des adultes, par aspersion, sur des fonds baptismaux surélevés, placés en entrant à gauche dans les églises.
    •  
    • Cuve baptismale MAURIAC
      Cuve baptismale de MOISSAC (82)(1mètre20 de diamètre) montrant le signe du bélier en "V" (naissance), la corde (la communauté) entourant l'agneau Pascal (vie éternelle).
      C'est précisément la naissance d'une âme à la vie éternelle dans la famille des chrétiens.

      • DAIS: construction de type arcade, placée au-dessus d'un personnage important.

      FENIOUX
      ZODIAQUE de FENIOUX (17)

      MOIRAX
      MOIRAX (47)

      •  
      • DANIEL dans la fosse aux lions: personnage le plus représenté au XIe, prophète de l'époque de Nabuchodonosor (roi de Babylone vers 600 avant J.C.),  par sa foi en Dieu, il ne fut pas dévoré par les lions. Lorsque les lions ne lèchent pas les pieds de DANIEL,  il s'agit très probablement d'un clin d'oeil, ou du message invitant à soumettre par la foi les vices et passions représentés par des léonins.(ARB) C'est aussi au second degré, la victoire sur les forces viriles/valeureuses, assimilée à la sainteté à l'époque. Voir LION et SAMSON.
      •  
    • St EUTROPE église haute à SAINTES
      SAINTES (17): église haute de Saint EUTROPE
      Daniel triomphe des lions par sa foi.

      Les autres chapiteaux montrent les léonins en force virile/valeureuse, dans le combat spirituel.
      C'est évidement la conclusion du combat que le clerc doit mener.

      SOULAC
      SOULAC (33)

      Une main montre l'innocence, l'autre un livre :

      (La bible ou bien le livre des vivants)


    •  
      • DANSEURS: XIe. Beaucoup plus rares que les acrobates. Ils ne contrôlent rien contrairement aux acrobates. Voir BALADINS.

       

      • FOUSSAY

        Une main vers la terre et l'autre vers le ciel, mais ce n'est pas gagné; remarquez l'acrobate diabolique qui le parodie.
        FOUSSAIS(85),

        NIEUIL les SAINTES
        NIEUL les SAINTES(17)

        Commémoration d'un évennement. (Voir le descriptif de l'église de NIEUL)

      •  
      • DÉAMBULATOIRE: couloir qui entoure le choeur réservé aux officiants, destiné aux pèlerins lors des processions. (Voir BAS-CÔTÉS, COLLATÉRAUX)

      • DÉMONS:  XIIe. Les Démons représentés au XIe sont plutôt endogènes (nos passions et vices représentés souvent par des carnivores ou des masques); tandis qu'à la fin du XIIe les démons seront plutôt exogènes, envoyés par Satan ou Lucifer.  A l'extérieur des édifices les modillons présentent souvent des figures démoniaques, non pas, parce que nous sommes à l'extérieur du sanctuaire car autour de l'église c'est encore une terre protégée, mais parce qu'elles regardent la terre et non le ciel comme les acrobates! (Voir MALIN.)
      •  
      • AULNAY
        AULNAY  (17),  démons exogènes ou vices endogènes dévoreurs des âmes qui sont à genoux.
        Motifs lancéolés creux omniprésents. 

        AULNAY
        AULNAY (17) une âme sous l'emprise de démons endogènes.
        Appel à progresser dans le tailloir (marches d'escaliers).

        AULNAY
        CORME-ÉCLUSE  (17),  démon  placé avec trois autres similaires au-dessus de la croisée du transept. 

        LUBERSAC
        LUBERSAC (19)
         Le démon exogène surveille les vices. Remarquez le "X" formé avec les corps des léonins, ainsi que l'air de parenté.
      •  
      • DENTS de SCIE: XIe et XIIe. Motif omniprésent. Dans les tailloirs ou frises il indique un sort funeste lorsqu'elles sont orientées vers la terre: la mort spirituelle si l'on ne réagit pas. Ce sont probablement une stylisation des dents de carnivores, les dévoreurs d'âmes. Voir MORT SPIRITUELLE.

      • CHOIX à faire
        Dents de scie opposées sous des carrés:
        C'est le symbole d'un CHOIX à faire.

        ÉCHILLAIS
        ÉCHILLAIS  (17),  dents de scie orientées vers la terre dans le tailloir !
        Feuille creuse dans la corbeille du chapiteau. DANGER !
        St MANDÉsur BRÉDOIRE (17)
        Dents de scie dans la gueule des vices à St MANDÉ sur BRÉDOIRE (17)

        Saint-Sulpice de MAREUIl (24)
        Au dessus d'un chapiteau vide volontairement, puisque la sculpture est au-dessus.


        Saint Mandé sur Brédoire (17)
        L'enfer c'est le NÉANT, le vide!
        La mort spirituelle.


        Beaucoup de dents de scie sur les voussures extérieures des édifices, c'est le monde extérieur à l'église ou à l'Église, sans spiritualité.
        Clocher de l'abbaye aux dames de SAINTES (17)


      • DIEU: aux XIe siècle, Dieu n'est jamais représenté, conformément aux textes bibliques. Plus tard au XIIe, on osera Le représenter par 3 doigts symbole de la Trinité. Le Christ au XIIe sera présent, surtout en Majesté montrant 2 doigts pour symboliser Sa double nature ou Son jugement. On le trouve aussi comme époux mystique dans le tableau des vierges sages et folles. Dieu le père barbu n'apparaît que bien plus tard ...à l'époque gothique.

      • SAINTES
        SAINTES  (17),  abbaye aux Dames

        CONQUES
        CONQUES  (12)

      •  

      • DISPUTE et DISCORDE: XIe. Thème assez fréquent. Les seigneurs prennent souvent les armes pour des futilités. Au XIIe CONCORDIA combat ce vice sur les portails.


      ALBIGNAC (19)
      ALBIGNAC (19)


      ANZY-le-DUC

      Le symbole du viel-homme dans les angles.

       

      • DOMINATION : typique XIe. Une main ou une patte posée sur une partie du corps sont un signe de domination ou de MAÎTRISE sur cet endroit.



      ARNAC-POMPADOUR
      ARNAC-POMPADOUR (19)
      Les pattes sur les bras (les actions).
      Celles-ci sont sous l'emprise des vices.

      MANOT (16)
      Les forces viriles maîtrisent son postérieur!

      MANOT (16)
      Un lapin (l'écclésiastique) sous l'emprise des sens.


      •  DRAC: créature imaginaire de type dragon. Certains ont nommé ainsi les sirènes mâles des chapiteaux.

      • DRAGONS: XIe et XIIe. Souvent un serpent ailé à grande queue pleine d'écailles. Il annonce le combat qui aura lieu à l'intérieur de nous-même. Sur les chapiteaux l'on en sort généralement vainqueur après avoir écouté les bons conseils des volatiles (messagers du ciel) et en s'appuyant sur la communauté (ARB) (Psaumes 90, 13: "Tu marcheras sur l'aspic et le basilic, tu fouleras aux pieds le lion (ou lionceau) et le dragon (ou grand serpent)" _ Je n'ai jamais rencontré en SAINTONGE le grand dragon à sept têtes de l'apocalypse sauf  à Aubeterre avec une tête de Trifron.


      TALMONT
      TALMONT (17)
      La légende de Sainte Radegonde

      CHAMPAGNE (17)
      CHAMPAGNE (17)

      Tapisserie de BAYEUX
      1066 Conquète de l'Angleterre
      Tapisserie de BAYEUX
      •  
      • DROITE - GAUCHE : Voir GAUCHE.

      • DUALITÉ : XIe. Voir COMBAT SPIRITUEL
      •  
      • SAINT-GEORGES des COTEAUX (17)SAINT-GEORGES des COTEAUX (17)
        Animalité (léonins à têtes carrées) et spiritualité (volatiles) sous le Démon.

        dualité à Saint Eutrope de SAINTES (17)
        SAINTES (17)
        Dualité et le combat spirituel.
        Des volatiles au-dessus des forces viriles/valeureuses, ici les regards sont vers la gauche, mais au chapiteau suivant, ils se tournent du bon côté.



        • DUO de moines : Motif très commun en modillons, rare sur les chapiteaux. Dans les monastères un moine ancien prend en tutelle un moine plus jeune, mais la différence d'âge ne se retrouve pas en sculpture. Ce que l'on voit est probablement sur les modillons une relation interdite, tandis que sur les chapiteaux, ce serait plus souvent l'entraide pour se surveiller et lutter contre un ennemi commun. 

        MAURIAC
        MAURIAC
        Amitié?, Homosexualité? Moine regardant dans deux directions?
        MARESTAY
        MARESTAY
        Pas de signes d'interdits, c'est l'entraide des moines pour vaincre le mal ou progresser. Ils vont par paire, l'un formant l'autre.
        CHAMPAGNOLLES
        CHAMPAGNOLLES (17)
        Probablement une relation interdite
      •   
      • E 

      • ÉCAILLES: XIe et XIIe. Le contraire des plumes ou ailes. Les écailles sur les monstres terrestres rampants symbolisent des états inférieurs spirituellement et ceux qui les portent sont plutôt maléfiques. Les écailles des poissons et sirènes qui baignent dans l'eau purificatrice échappent à cette règle.

      • ÉCHELLE de JACOB: non représentée en Saintonge.

      • ENFANT NU: XIe et XIIe. Il symbolise l'âme. ( ARB) Voir ÂME

      • ENFER: Sa représentation est tardive voire gothique, par des tortures genre flammes éternelles. L'enfer apparaît sur les tympans ce qui fait qu'en Saintonge, il n'y a pratiquement aucune représentation de l'enfer puisque cette région se caractérise par absence de tympans.  Pas de flammes brûlant des âmes, cependant des monstres dévorent des âmes, ou des colonnes ou bien s'attaquent au trésor spirituel représenté par une bourse autour du cou. Ces monstres représentent plutôt les forces maléfiques qui habitent l'âme et sont une menace pour elle.  Les messages sur les chapiteaux du XIe incitent à progresser dans la vie spirituelle, tandis que ceux du XIIe terroriseront avec la crainte de l'enfer, deux mentalités différentes... Dans certaines églises, c'est la mort spirituelle qui est représentée par un chapiteau nu, volontairement nu; dans ce cas c'est le schéol et non l'enfer que montre le sculpteur. (Voir NÉANT - RIEN et MORT SPIRITUELLE)
    •  
    • SAINT MANDÉ sur BRÉDOIRE Aunis
       Le sculpteur ne fait qu'évoquer à St MANDÉ sur BRÉDOIRE (17)

      AULNAY mort spirituelle
      LE NÉANT: le sculpteur ne termine pas volontairement ce visage, il n'a pas fait le bon choix, il devient "rien", mort spirituellement à AULNAY (17).

      NEUILLY en DONJON
       Une représentation de l'âme torturée en enfer à  NEUILLY-en-DONJON

      CHAUVIGNY
       La menace de l'enfer à CHAUVIGNY, ou la peur de ne pas avoir son nom inscrit sur le livre des élus.


      UNE TRANSITION est visible à CONQUES.

      Transition entre une démarche positive et une démarche négative concernant l'âme.

      _ Le combat spirituel pour élever l'âme, et surtout la CONVERSION intérieure au XIe

      _ La menace de tourments en enfer pour aboutir à la CONVERSION des moeurs au XIIe


      La scène dite de l'enfer du TYMPAN de CONQUES 

      Tympan commencé vers 1107. Et ce texte gravé:
      "Les hommes pervers sont ainsi plongés dans le tartare. Les méchants sont tourmentés par les châtiments, brûlés par les flammes, au milieu des démons, ils tremblent et gémissent perpétuellement. Les voleurs, les menteurs, les trompeurs, les avares, les ravisseurs sont tous condamnés avec les scélérats. Pécheurs, si vous ne réformez pas vos moeurs, (sachez qu') un destin redoutable (vous subirez.)"

      A l'intérieur de la basilique il n'y a pas de représentation de l'enfer, comme c'est le cas partout sur les sculptures du XIe. Dès lors ce tympan est celui de la transition de l'enfer jusque là considéré comme NÉANT ou mort spirituelle, vers un concept en gestation mais plus proche des textes, d'un lieu où les âmes pécheresses seraient tourmentées.

      Je remarque que le commentateur, n'a rien écrit sous la représentation de l'enfer, comme si il croyait encore au NÉANT !!

      Sur cette oeuvre monumentale, qui est une des premières représentation des tortures qu'endureraient les âmes pécheresses, beaucoup de détails  sonnent comme un défaut !!!

      Si le commentateur n'a pas écrit "FUTURUM", ou bien s'il s'agit d'un graffiti, s'ouvre le débat suivant:

      J'émets l'hypothèse que la notion d'enfer en particulier, de paradis aussi, faisait l'objet de thèses contradictoires à l'époque de la construction de ce tympan qui s'articule entre le XIe et le début du XIIe siècle. Toujours est-il qu'après ce tympan de CONQUES les choses se clarifient sur les sculptures et se rapprochent des textes, avec des évocations détaillées de souffrance qu'endureront les damnés, scènes que l'on ne voit pas au XIe.

      Voir sur ce site dans "ailleurs qu'en Saintonge" le descriptif du tympan de CONQUES.


      • ENGOULEUR : XIe. Motif très courant en Saintonge, le plus beau est en façade de l'église d'ÉCHILLAY. Ce n'est pas un monstre de l'enfer mais un vice dévoreur d'âme qui est représenté. La situation est grave car c'est un pilier de l'Église qui est menacé. A l'époque de nombreux abbés ou évêques furent déposés ou condamnés à cause de leurs comportements. Voir GLOUTON ou ENGOULEUR

      SAINT-HILAIRE LA CROIX
      SAINT-HILAIRE LA CROIX

      LE DOUHET
      LE DOUHET (17)

        ENLUMINURES : Certaines enluminures ont inspiré les sculpteurs du XIe

      • TROYES
        TROYES _ ms0003-f107

        TOULOUSE
        TOULOUSE

      •  
      • ENTRELACS ou TRESSE: motif  antique qui n'a ni commencement ni fin comme l'éternité ou Dieu. Il symbolise l'aspiration vers Dieu ou le Ciel, vers la vie éternelle au ciel qui est le but recherché par chacun à l'époque...Ce motif est omniprésent. Un entrelacs sur le tailloir annonce une avancée vers le ciel dans le motif de la corbeille.

      • Saint Sornin (17) entrelacs
        SAINT-SORNIN (17)
        BESSUEJOULS
        BESSUÉJOULS (12)
      •  
      • ÉPÉE: (XIIe tardif) outil symbolique pour combattre les vices, surtout visibles sur les scènes des "vices et vertus" ou de "combat spirituel". "Prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu." ( Paul aux Ephésiens 6-17.)

    • SAINT-PIERRE de L'ÎLE
      SAINT-PIERRE de L'ÎLE
      Le clin d'oeil à Saint-Michel, qui a vaincu le Démon au ciel, et sur terre l'âme doit en faire autant.
  •  

    • ÉPINE dans le pied : Tardif. C'est un handicap pour marcher vers le ciel. Voir BÉQUILLE et CUL de JATTE et aussi PIED.

  • GRANDSON (suisse)
    GRANDSON (Suisse)
    Sur la gauche le moine montre son problème en soulevant sa bure.
    Ses actions (les bras volontairement placés) vont le débarrasser de ce vice, afin de marcher vers le ciel.
    GRANDSON
    Autre face: l'épine c'est sa sexualité qu'il vient de sacrifier
    pour le service de Dieu !
    MELLE
    MELLE (79)
    CLUNY
    CLUNY (71)
    •  
    • ÉPITAPHE : Inscription funéraire, hélas à l'époque on ne mentionne pas l'année, mais seulement la date car elle suffit pour célébrer l'office à l' anniversaire annuel.

    SAINTES
    SAINTES Abbaye aux Dames; traduction :
    "Hélas cette pierre recouvre les cendres de BERANGER. Il mit son art à construire ce monastère. Celui qu'une pierre cache, maintenant qu'il est mort, voulait en sculpter les pierres, et PIERRE au paravent, se servait de ces pierres pour la gloire de DIEU."

    •  
    •  
    • ÉPREUVES : XIe. Très représentées. On croyait fermement que Dieu affermit les âmes en les soumettant à des épreuves. La scène est située dans des rinceaux qui symbolisent celles-ci. Tout venait de Dieu: la vie, la mort, la richesse, le pouvoir, la maladie, la victoire, le vent, la pluie, la récolte, les enfants, la guérison, la mort etc... Le séjour terrestre de l'âme n'est qu'une étape de la vie de celle-ci, dont la meilleure partie est à venir après le décès du corps, quand elle sera au ciel avec les anges, les Saints et Dieu."  Ce n'est pas par une vie douce et molle qu'on obtient la récompense; mais au milieu des afflictions de ce monde et des épreuves de la souffrance. Le Sage l'affirme : « Celui qui jouit et qui est sans douleur, sera dans la pauvreté. » (Prov., XIV,13.) " Le royaume des cieux n'est pas conquis par les paresseux et les lâches, ni par ceux qui sont mous et délicats, mais par les violents. Et qui sont les violents, sinon ceux qui font une glorieuse violence, non pas à la volonté des autres, mais à leur volonté propre" (Jean Cassien).

    • GUITINIERES
      GUITINIÈRES (17)
      Âmes plutôt léonines dans les épreuves, elles sont salvatrices comme l'indique le tailloir.

      CARSAC
      CARSAC
      Un personnage tient une tige à deux nervures qui n'a pas de lien avec l'astragale, ses pieds sont aussi dans le vide, il croit protéger sa foi mais c'est avec la main gauche, il refuse les épreuves, tandis qu'à droite une main dans les rinceaux et une main sur une tige à trois nervures il les accepte.

    •  
    • ESCALIERS ou DAMIER: XIe. Damier de 5 à 6 marches sur un tailloir symbolisant les étapes à gravir pour arriver au ciel ou bien progresser dans la vie spirituelle.(ARB) 

  • MNAC
    MNAC (Catalogne)
    Âme simiesque emprisonnée dans des "X" et qui doit progresser.

    NANT
    NANT (12)

  •  
  • ÉTOILE: Symbole du ciel. On les trouve souvent sur l'archivolte pour indiquer que l'on pénètre dans une succursale du ciel, puisque l'on y rencontre Dieu.

    • EUCHARISTIE et COMMUNION: des hosties sont représentées au XIIe, de nombreux conciles et jugements traitèrent de la présence réelle. L'excommunication est la punition suprême, elle peut viser une personne ou un diocèse et même un royaume, elle est une punition efficace. Les évêques et les papes en usent contre les princes qui refusent d'obéir à l'Église. Certains se sont prosternés à genoux pour revenir dans le giron des sauvés. La cène ne sera représentée qu'au XIIe.


    • CHAMPAGNE (17)
      Un portrait sous l'emprise du Malin au-dessus, la feuille creuse nouée (relations sexuelles interdites), la récompense (la beauté spirituelle): une belle sirène portant les promesses de vie éternelle.

       

    •  
    • ÉVANGÉLISTES: ils ne sont pas représentés au XIe en SAINTONGE alors que le tétramorphe est déjà bien connu. Le lion représente Saint Marc; le boeuf: Saint Luc; l'homme: Saint Mathieu et l'aigle: Saint Jean. L'iconographie dans les manuscrits du moyen âge en a fait un de ses sujets favoris. Mathieu est quelquefois symbolisé par un livre car son évangile décrit la généalogie de Jésus. On les trouve souvent sur les trompes supportant la coupole du transept.

    • ÉVÊQUE: les évêques sont actuellement nommés par le Pape mais cet acquis s'est réalisé dans la douleur entre le XIe et le XIIe siècles. L'évêque est souvent un proche du prince, et à ce titre, comme les abbés et abbesses il possède des territoires et des richesses très terrestres. Le gouvernement conjoint du prince et de l'Église au XIe assure une unité de paix et de justice localement. La querelle des investitures (nomination des évêques par les princes ) et la simonie ( l'achat d'une charge épiscopale ou le commerce d'un bien ecclésiastique ) étaient les problèmes de l'époque, traités pratiquement à chaque concile. Raisons probables pour trouver des évêques ou piliers de l'Église agressés par des monstres ou mal partis pour le ciel! (Voir ENGOULEUR)
    •  
    • ECHILLAY

      Sous un tailloir appelant un choix:
      un abbé (la crosse est tournée vers lui) confortablement assis, il s'accroche à sa charge et délaisse le livre.
      ÉCHILLAIS (17)

       ROUFIGNAC
      ROUFFINIAC
      L'évêque a enfin ses reliques ...

    • F

    • FABLES: les fables d' Ésope (reprises la plupart par LA FONTAINE) sont connues au moyen-âge et plusieurs  figurent même sur la frise de la pseudo "tapisserie" de BAYEUX. Le modillon de l'âne qui joue de la harpe en est un exemple ou réutilisation. Je n'ai pas vu de chapiteaux du XIe relatant  les fabliaux sur des chapiteaux. Bien que les thèmes soient moralisateurs comme le sont la plupart des scènes sculptées, elles ne sont pas représentées en Saintonge, c'est la preuve que le sculpteur voulait beaucoup plus plus que distraire ou faire de la morale! Un tympan à Bourges représente des fables.

    • FERTILITÉ: Prêtres officiants, chanoines, moines et clercs enseignants sont astreints à la chasteté. Ce thème est repris en sculpture, surtout mis en scène par des végétaux. La sexualité doit être dominée par le spirituel, nouée, mise en cage. 


    • NIEUL-les-SAINTESRègle, feuilles creuses nouées orientées vers le ciel, symboles de fertilité noués, "X" de l'interdit à
      NIEUL-les-SAINTES
    • ECHILLAIS
      Le choix entre un symbole de fécondité orienté vers le ciel, ou la fleur de lys orientée vers le sol, message lié à l'engouleur du pilier de l'Église d'
      ÉCHILLAY
      TOULOUSE
      Symboles de fertilité dans des pseudo fleur de lys nouées et comme en cage,
      TOULOUSE
      MONTET
      Léonins aux queues nouées, à têtes d'oiseau, pattes en "X" et s'abreuvant au calice, au dessus d'un parterre de feuilles lancéolées orientées vers le ciel.
      MONTET
    • ALLY
      Dans des rinceau, des symboles de fertilité orientés vers le ciel, sortant d'une pseudo fleur de lys nouée.
      ALLY (15)

      Pseudo fleur de Lys, symbole sexuel masculin et Volatiles becquetants un symbol sexuel féminin, un message pour les clercs.
      Saint-Mandé-sur-Brédoire


    •  
    • FEMMES: au XIe la femme est souvent représentée sans connotation négative. A CORME-ÉCLUSE elle est même montrée très positive  Le couple à  LA VALLÉE est en acrobate! A LA CLISSE changement, une femme montre son sexe et tente des hommes ou des clercs et à  LE DOUHET  la femme est très négative, elle tire un homme par les cheveux.  Voir SEXUALITÉ et le développement en pdf sur la femme.

    LE DOUHET
    LE DOUHET (17)
    La femme négative, remarquez les "V" tournés vers le sol côté femme, et vers le ciel au bout de la queue de la force virile/valeureuse, l'homme une main dans la gueule du vice et l'autre maîtrisant sa force virile/valeureuse, semble impuissant à réagir.


    LE DOUHET
    LE DOUHET (17)
    La femme traîne ou entraîne ?
    Remarquez les pieds indiquant l'impossibilité de marcher vers le ciel, pour ceux qui se laisseraient entraîner...
    •  
    • FEUILLES ANTIQUES vues à SAINTES :

    • SAINTES
      Un grand classique:
      Feuilles d'acanthe épineuse


      En forme de barque, ce thème est repris au XIe.

      En forme de fleurs, thème également repris.

      Feuilles lancéolées, thème repris.

      Avec un noeud, thème repris.

      Chardon, thème repris.


    • FEUILLES DANS l'ART ROMAN : Elles sont si variées et nombreuses et n'ont pas toutes une symbolique, voici ce que j'ai pu dégagé de mes observations: La forme est un indice mais le plus important est son orientation, soit vers le ciel, soit vers le sol.

    • FEUILLES de TRÈFLE : avec trois beaux lobes, symbole trinitaire à ne pas confondre avec la fleur de Lys ou la pseudo fleur de Lys.
    • FEUILLES de VIGNE : Elle est souvent associée à l'ARBRE de VIE et parfois sert de cache sexe.
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    • FEUILLES d'ACANTHE ÉPINEUSES : Décorative et symbole de victoire sur les épreuves que seraient leurs épines, ne pas confondre avec les feuilles lancéolées.
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    • SAINT-CHRISTOL
      SAINT-CHRISTOL chapiteau qui surmonte la colonne de la sirène, la finalité d'une démarche victorieuse sur les péchés.
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    • FEUILLES d'ACANTHE à feuilles MOLLES : Décoratives et symbole de vie spirituelle lorsqu'elles sont tournées vers le ciel, tournées vers le sol elles annoncent la mort spirituelle. 
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    • CRUAS
      CRUAS
      Une âme bien placée pour gagner le ciel.
    •  
    • FEUILLES "CREUSES" : XIe et XIIe. Elles sont abondamment représentées, souvent avec un noeud signifiant l'interdit. Je propose deux interprétations pour cette invention des sculpteurs. La première serait que le sculpteur montre crûment, le danger à fréquenter les femmes pour les clercs. J'aurai pu dire fleur vénusienne. La deuxième est que le sculpteur montre une absence de vie, un schéol, un vide, le rien qui attend celui qui n'a pas comme objectif la pureté de l'âme.
    •  
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    • AULNAY
      Luxure à AULNAY  (17), le vieil-homme dans toute sa splendeur, tiraillé par son vice, lequel est montré par une feuille creuse.

      LA CLISSE
      Luxure à LA CLISSE  (17), des noeuds, un beau "X", une pseudo fleur de lys sur l'X" et des feuilles creuses nouées.


      CHATEAU-LARCHER
      Feuille lancéolée orientée vers le ciel couvrant le léonin.
      Feuilles creuses nouées becquetées par les volatiles.

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    •  

      FENIOUX

      Sous les dents de scie, feuilles creuses non nouées.

      FENIOUX (17)

    •  
    • FEUILLES CREUSES LANCÉOLÉES : Liées aux relations interdites.

    • Abbatiale de NANT
      Feuille lancéolée creuse entre les boucs.
      ABBATIALE de NANT
      MONTJAUX (12)
      Abbé montrant son innocence, entre femmes et feuilles lancéolées.
      MONJAUX (12)
      BOURG LASTIC

      Deux chapiteaux complémentaires, qui ne sont pas seulement décoratifs: des feuilles lancéolées creuses surmontées de "X" et ensuite des marches à gravir... tout un programme pour le clerc.

      BOURG-LASTIC


    • FEUILLES "GRASSES" non lancéolées aux formes variées: XIe et XIIe. Je les ai dénommées "grasses" : Très largement représentées, elles sont le symbole de renouveau (de nouvelle vie plus spirituelle) lorsqu'elles sont orientées vers le ciel. Orientées vers le sol, vers la terre,  cette feuille devient négative et représente plutôt la menace de, ou la mort spirituelle... Elles n'ont plus de sève, c'est la mort !

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    • NIEUIL-les-SAINTES
      NIEUL-les-SAINTES (17): un démon exogène  aile et queue en "X", vomit une feuille grasse mal orientée.

      Queue se terminant en feuillage à Saintes
      SAINTES (17): un vice qui se reconvertit.
      La patte (actions) sur la feuille orientée vers le ciel,
      la queue(profondeur de l'âme) s'ourle.

      ANNEPONT les queues évoluent
      ANNEPONT (17): passage de la feuille lancéolée orientée vers la gauche, à la feuille grasse orientée à droite. Remarquez la queue cordée, pour la communauté.


      NOAILLES (19)
      Un "X" une querelle, des actions (mains) de vieil-homme, et des feuilles grasses tournées vers le sol.

      ANZY-le-DUC
      Les feuilles grasses plient sous la domination des vices.
      BOURG LASTIC
      BOURG-LASTIC
      Une âme dans le signe du bélier, (l'amour façon animale)
      , absence de volutes, les feuilles ne sont pas orientées vers le ciel.
    •  
    • FEUILLES LANCÉOLÉES qui ne se courbent pas vers le sol. Symbole très positif. Elles sont parfois en faisceau mais presque toujours orientées vers le ciel car la sexualité doit être offerte à Dieu. Orientées vers le sol elles sont souvent nouées.

    ROUFFIGNAC
    Dents de scie puis entrelacs dans le tailloir. Feuilles lancéolées, mais becquetées par des volatiles, signe de maîtrise sur les sens.
    ROUFFIGNAC


    Absence de crochets, accent sur les volutes: moine  en conversion.

    CONQUES


    Les feuilles à crochets sont différentes:


    Feuilles à crochets et pseudo fleur de lys sous les volutes: absence de spiritualité.
    CONQUES
    COLOMBIERS (17)
    Le  domaine des épreuves, feuilles lancéolées dans tous les sens.
    COLOMBIERS (17)


    •  
    • FEUILLES LANCÉOLÉES pointant vers le ciel et en BOUQUET: C'est une composition rare. Est-ce le symbole de la communauté ?, unie dans le combat spirituel ? Je manque encore de recul.


    Feuilles lancéolées et grasses?

    DURAVEL


    Elles sont encadrées de volatiles.
    CONQUES


    Elles naissent sur une sorte de tige-colonne-pilier, dans le signe du bélier. Sous les volutes des pseudo fleur de lys nouées.
    CONQUES
    •  
    • FEUILLES LANCÉOLÉES pointant vers le sol dites à CROCHETS:  XIe et XIIe. Hyper présentes, elles représentent la force virile/valeureuse que le moine, le clerc ou le fidèle doit sublimer. Elles se terminent parfois avec un symbole, une BOULE très souvent, pour l'appel à plus de spiritualité. Parfois on trouve sous la volute, une pseudo fleur de lys pour représenter la luxure. Les feuilles lisses et plates avec une nervure sont aussi appelées FEUILLES D'EAU.
    •  
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    Feuilles d'eau à crochets: elles semblent s'orienter vers le ciel mais penchent vers le sol: C'est le vieil-homme. En arrière plan le signe du bélier en "V".
    CONQUES

    Feuilles d'eau à Boules, la perfection inaccessible ou l'appel à la perfection

    VANNES

    GARDEGAN et TOURTOIRAC
    Deux feuilles à crochets sous un tailloir en dents de scie: "Vers la mort spirituelle"
    GARDEGAN et TOURTOIRAC

    Remarquez la belle pseudo fleur de lys qui se trouve sur le prochain chapiteau.

    Feu Chevelure en dent de scie, feuilles lancéolées nouées vers le sol et pseudo fleur de lys sous les crochets des feuilles d'eau nouées.
    Rien de bon pour cette âme!
    CONQUES

  • AUTRE FEUILLES CITÉES dans des ouvrages sur l'art roman:

    Je cite sans y adhérer, ce que certains ont dit à propos des plantes suivantes
    qu'ils ont identifiées sur des chapiteaux romans ?

    ACHILLÉE MILLEFEUILLE ou herbe des charpentiers, elle soignait leurs blessures. Elle ne figure pas dans le Dictionnaire des Symboles. Je ne me souviens pas l'avoir rencontrée sur les chapiteaux.
    ANCOLIE ou "gants de Notre-Dame" elle révélerait une source, mais est toxique. Elle ne figure pas dans le Dictionnaire des Symboles. Ne ne me souviens pas l'avoir rencontrée sur les chapiteaux.
    ARMOISE : elle symboliseraient le sang à cause de la couleur de sa tige. Selon DdS elle  purifierait les habitations des influences pernicieuses et protégerait  des influences néfastes. Elle possède de belles feuilles très lancéolées qui sont nombreuses sur les chapiteaux, mais je n'ai pas retenu cette symbolique, et ai catalogué pour simplifier toutes les feuilles lancéolées, simples ou composées, avec une symbolique orientée phalliquement.
    ABSINTHE : elle symboliserait la création de part ses effets aphrodisiaque. DdS propose qu'elle annoncerait le Jugement dernier. L'apocalypse la cite en temps que météorite qui empoisonna les eaux. (Apo., VIII, 10-12)
    Ne ne me souviens pas l'avoir identifiée clairement sur les chapiteaux.
    ARUM : symbole phallique de par sa forme, et aussi celle de son fruit.
    J'ai trouvé sur les chapiteaux ce type de feuille mais avec une forme plus pointue, que j'ai évidement catalogué dans les lancéolées.
    BENOITE ou herbe de Saint-Benoît : elle aurait une symbolique sanctifiante ou sacrée.

    La Benoîte pourrait avoir sa place ici mais est-ce une benoîte ou une feuille ordinaire? à MARIGNAC (33)
    CHARDON MARIE: il symboliserait la virginité à cause de son latex blanc.
    SAINTES (17)
    Peut-être visible ici, en symbole de beauté spirituelle pour accompagner la sirène?
    Ou décorative, copiée d'un chapiteau romain?
    CARLINE : elle symboliserait la victoire de Charlemagne sur une épidémie de peste.

    CHÉLIDOINE ou Grande Éclaire : elle symboliserait l'ouverture des yeux au sens de la Foi. J'ai catalogué de telles feuilles dans les feuilles ordinaires ou feuilles "grasses", afin de les distinguer des feuilles lancéolées.
    ÉGLANTINE, gratte-cul ou quintefeuille :le fruit symboliserait l'unité de l'être. J'ai retenu surtout le chiffre du nombre de lobes de la feuille, ou de pétales pour la symbolique plutôt que l'identification de l'espèce.
    FOUGÈRE : elle aurait le pouvoir de repousser le Malin.
    SAINT-GEORGES des COTEAUX (17)
    Je préfère dire que ce sont des rinceaux tout simplement.
    Quant aux volutes elles sont pur moi signe d'évolution vers le spirituel
    LIERRE : il symboliserait la force végétative ou le désir.


    SAINT-PIERRE de L'ÎLE (79)
    J'ai assimilé cette feuille aux fleur de lys ou pseudo fleur de lys selon son contexte.
    BON PLANTAIN : il ressemble trop au chardon-marie ci-dessus.
    LAURIER SAUCE : il symboliserait l'immortalité.
    J'ai assimilé ces feuilles très peu sophistiquées aux feuilles grasses, et la symbolique est identique si elles sont orientées vers le ciel et non le sol.
    GRENADE : le fruit symboliserait la Fécondité car son intérieur est rouge sang.
    J'ai retenu également cette symbolique vieille comme le monde.

    CRUAS (07)
    Le GUI : il serait le symbole de l'immortalité.
    Je ne me souviens pas de l'avoir identifié sur les chapiteaux avec boules et feuilles lancéolées.
    L'IRIS : il symboliserait la purification ou la grâce divine.
     Je n'ai jamais rencontré sa fleur, trop sophistiquée probablement. Par contre la fleur de Louis (LYS) est omniprésente avec une symbolique proche.

     La MANDRAGORE : de par sa racine humanoïde, elle est sensée avoir d'énormes pouvoirs. Je ne l'ai jamais vue sur les chapiteaux.

    Il y manquait le palmier pourtant important dans la bible ! : Voir PALMES


    • FIN du MONDE avec l'an mille: sujet très controversé, selon les érudits personne n'en parle cependant bon nombre de chartes vers la fin du Xe (de 971 à 1020 à Nouaillé et de 973 à fin Xe à St Maixent, et de 971 à 1026 à St Jouin-les- Marnes ainsi qu'à St Jean d' Angély) commencent ainsi: "mundi terminum adpropinquante, ruinis crebrescentibus, iam certa signa manifestantur...", "La fin du monde approchant, les ruines se multipliant ce que manifestent des signes certains"   Fin du monde imminente ou pas, ou essor économique, en tous les cas le territoire se couvre d'un blanc manteau d'églises _ en pierre donc pour durer_. Plus d'un siècle plus tard, apparaissent sur les tympan la fin du monde avec le retour triomphal du Christ _  Voir MILLÉNIUM

    • FLEUVES: " quatre fleuves arrosaient le jardin d 'Éden" (Gen, II, 7 à20 ), symboles du paradis avant la chute: je les ai vu mais pas en Saintonge. Voir Hélie

    FLEUR de LYS ORIENTÉE vers le CIEL: XIe et XIIe. Symbole omniprésent, qui symbolise la chasteté, la pureté, la sainteté, l'objectif du moine ou du fidèle.

    BEAULIEU

    Un pilier de l'Église doit agir (main) conformément à la chasteté.
    BEAULIEU

    MONT SAINT-MICHEL

    MONT SAINT-MICHEL
    Le moine comprend le message !

    Boule terminant la feuille d'eau et fleur de lys.


    • La sirène oméga est au même niveau à DIENNE !

    • DIENNE
      DIENNE
      Fleur de Lys associée aux volatiles et à la sirène oméga.

      TORCELO
      TORCELO (Venize)
      Sur ce fond baptismal, symbole de la pureté .
    • CONQUES
      CONQUES
      La conquète de la chasteté est un combat


      CORSE
      Encore associée à la sirène oméga.

       


    •  
    • FLEUR de LYS orientée vers le ciel mais plutôt phallique : 
    •  

    Île de Jersey
    La non maîtrise de la fleur de lys rend aveugle.


    Un autre bout de la queue non maîtrisé.

    Type lancéolé à SURGERES (17)
    Casque de la foi et fleur de lys (ou feuille lancéolée avec départ de volutes) orientées vers le ciel
    •  
    • FLEUR de LYS orientée vers le sol : C'est ce que j'appelle la "pseudo fleur de lys":  XIe Omniprésente, je la nomme "pseudo fleur de lys", parfois stylisée, parfois s'identifiant aux attributs mâle. La fleur de lys et la pseudo fleur de lys ont un rapport direct avec la chasteté ou la luxure. Leurs orientations et les noeuds sont à considérer pour interpréter...Voir le développement en pdf.
    •  
    • SOULAC (33)
      SOULAC (33)
      Dans le "V" du signe du bélier, une belle pseudo fleur de lys. C'est l'animalité.

      AULNAY (17)
      Pseudo fleur de lys à AULNAY (17)
      L'opposé de la Fleur de lys, nouée, en cage dans des rubans perlés, symbole de la règle... tout un programme en face de cette magnifique feuille creuse, également nouée, symbole probable de chasteté.

      MONT SAINT-MICHEL
      MONT SAINT-MICHEL 
      Pseudo fleur de lys, elle est orientée à l'oposé du ciel, il faut l'emprisonner dans deux volutes (spiritualisation)  qui naissent dans l'astragale (l'Église).


      CONQUES
      CONQUES
      Sous les crochets des feuilles d'eau, de belles pseudo fleur de lys.


      pseudo fleur de lys à PUYPEROUX (16)
      À PUYPÉROUX (16) la chevelure déclinée en pseudo fleur de lys et à côté l'emprise des sens.


      PUT l'AIGUILHE
      Dans la frise supérieure de la Chapelle de PUY L'ÉGUILHE
      Ce sont des rinceaux pleins de fleur de lys avec la pseudo fleur de lys bien placée sur le personage de gauche tandis qu'il y a des fleurs de lys sur celui de droite.

      .


    • FRISE: Forme d'ornement qui longe un mur, un dallage, une mosaïque ou prolonge le motif d'un tailloir, de façon répétitive.

    • G

    • GAUCHE:  c'est de la gauche vers la droite que se lisent généralement les sculptures romanes sous les portails et sur les chapiteaux. Les thèmes sont  plutôt dans le terrestre et sous l'emprise du Malin à gauche du porche et plutôt orientés célestes à droite.  Le baptistère est aussi à gauche en entrant dans l'édifice, c'est le départ vers le renouveau. Des personnages regardant vers la gauche évoluent souvent en regardant vers la droite, pour montrer une évolution.
    •  
    • SAINTES
      Église haute SAINT-EUTROPE à SAINTES

      .


    • GAULOIS et leurs dieux:  Je n'ai pas encore trouvé de DIEUX GAULOIS évoqués dans la sculpture Saintongeaise bien que l'on y voit quelquefois des roues (ÉCHILLAIS) et que l'on réutilise des éléments de villa ou temple antérieurs sur l'endroit (VAUX, THAIMS). Pas de tête de TAUREAU pourtant nombreuses à SAINTES sur les sculptures ROMAINES. Pas de TEUTATES: dieu de la collectivité dans la paix ou la guerre Pas de ESUS: dieu de la végétation et de la richesse, ni de BELENOS: dieu des sources bouillonnantes, des sanctuaires et de la médecine...

    • GLOUTON SAINTONGEAIS ou ENGOULEUR: XIe et XIIe. C'est une tête monstrueuse qui engoule une colonne, symbole de menace sur un pilier de l'Église _ou bien qu'un pilier de l'Église est déjà possédé par le Malin._ synonymes: GRAND-GOULE, ENGOULEUR, BOUFFE-COLONNE...le plus beau est à ÉCHILLAIS_

    •  
  • L'engouleur d'ECHILLAIS
    ECHILLAIS (17)
    Remarquez les X dans des carrés sur le tailloir
    Ce n'est pas la bonne voie pour ce pilier,
    probablement un abbé (selon un  chapiteau à l'intérieur)

    L'engouleur du LE DOUHET
    LE DOUHET (17)

    tardif c'est un vice qui menace
    un prélat de haut-rang
    ou bien un fidèle ou un moine
    qui se prenait pour un pilier de l'Église

  •  

  • ARS sur GIRONDE
    ARS sur GIRONDE
    Le choix pour le vieil-homme: se convertir ou bien laisser agir en lui le démon endogène.

    HURIEL
    HURIEL


  •  

     
     

    HOMME NU: XIe et XIIe. Un enfant nu symbolise l'âme. Souvent il se fait dévorer par un monstre, ou bien il figure près de la balance du jugement libre-arbitre. Voir ÂME

    .

    BESSE
    L'âme de Lazare est emportée ... immédiatement aux cieux..
    BESSE

    BIRON
    BIRON 

    Une âme a genouillée.

    CHAUVIGNY
    CHAUVIGNY
    L'âme est menacée par un démon exogène.
    •  
    • HOMMES, PERSONNAGES complexes ou ANIMAUX associés: Typique des sculptures du XIe. C'est un stratagème utilisé par les sculpteurs pour exprimer l'intention ou les tendances dans l'âme ou l'esprit. La technique de base du sculpteur  consiste à montrer séparément les éléments constitutifs du personnage ce qui est déconcertant au-début:
      Ainsi un homme en proie à une passion qui le dégrade spirituellement et qui doit écouter les bons conseils pour s'en sortir et gagner son visa pour le ciel sera un tableau complexe montrant: la passion représentée par un carnivore, le bon conseil par un volatile et le degré de spiritualisation par des ailes aux pattes de l'animal, ou bien mieux il aura  gagné une tête d'oiseau...



    Le personnage qui tient par le cou les carnivores, les carnivores et les oiseaux dominant les carnivores sont en ensemble pour caractériser cette âme.

    MEYMAC
    MEYMAC
    Le personnage étreint par le vieil-homme avec  un double simiesque dominé par un léonin, l'âme ne marche pas vers le ciel , elle s'encouble les jambes!

    BOUHET
    BOUHET
    Un choix pour cette âme: d'un côté l'animalité qui voudrait bien quand-même marcher vers le ciel ou de l'autre s'armer de la chasteté (fleur de lys)
    •  

    •  
    • HÔPITAUX: XIIe et XIIIe. Sur le chemin de Compostelle les monastères, ou des seigneurs construisent des hôpitaux pour les pèlerins. Celui de Pons est bien conservé, cimetière et chapelle à l'est et salle de soins à l'ouest. Un autre près de Geay est devenu propriété privée. 

    • PONSPONS
      Hôpital des pèlerins à PONS (XIIe) est à cheval sur la route vers Compostelle, et le décor d'un des deux portails.

    •  
    • HOSTIES: XIe. Rarement représentées sur les chapiteaux mais très courantes en modillons, mangées par un âne.Voir ÂNE mangeant une hostie.

    FONTEVRAUD
    FONTEVRAUD
    La beauté spirituelle montrant l'hostie 


    CHAMPAGNES (17)
    Une femme présentant une hostie dans chaque main.
    • I 

    • I et X ou CHRISME: ce sont les initiales de Jésus Xristos en grec. Dans un cercle, qui est le symbole de perfection cela fait une roue à 6 rayons. Non représenté au XIe alors que ces symboles existent depuis des siècles, surtout en orient. (Voir CHRISME)


    SAINT-POLYCARPE
    Sarcophage wisigoth du IVe siècle réutilisé pour un abbé à MOISSAC (82)
    •  

    • INNOCENCE : XIe. Une main ou les deux (symbole des actions) présentées paumes devant.

    SAINTE-COLOMBE (Ruffecois)
    SAINTE-COLOMBE (Ruffecois)
    La Sainte n'a pas connu les hommes (vieil-homme) situés dans des mandorles lancéolées.

  •  

     

    AVY
    Cette âme écoute les messagers du ciel et ses jambes se décroisent.
    AVY (17)

    LE DOUHET (17)
    Les jambes croisées et les pieds opposés pour ce représentant du Christ qui se laisse entraîner par les femmes.
    LE DOUHET (17)

    Clocher de l'abbaye aux dames de SAINTES
    La béquille du XIe siècle. Un homme lutant contre son vice qui l'handicape. SAINTES (17)
    L'éternel combat intérieur.

    COLOMBIERS (17)
    La béquille du XIIe dite "cordouane", handicape cette âme dans la luxure.
    COLOMBIERS (17)

    Le Malin crache ses rinceaux qui sont aussi l'attribut du vieil-homme, et des rinceaux dans lesquels ce personnage est pour l'instant en combat spirituel, il lutte mais ne maîtrise pas encore, d'où la béquille.

     

    FOUSSAY
    FOUSSAY

    TOULOUSE
    TOULOUSE

     

  • LANTERNE des morts: XIe et XIIe. Édifices qui ne se trouvent que dans l'ancien duché d'Aquitaine et étaient exclusivement dans les cimetières ou sur les clochers, constitués d'une colonne creuse permettant de hisser un fanal en haut de celui-ci. Aucune théorie n'est validée sur leurs rôles. Est-ce un fanal pour que l'âme reste près du corps et ne se perde pas ? Est-ce un reliquat d'une croyance ? De nombreux clochetons ou clochers sont des lanternes des morts.  (Voir l'église de FENIOUX.)

  •  
  •  
  • FENIOUX
    FENIOUX

    MELLE SAINT HILAIRE
    MELLE SAINT HILAIRE
    Clochetons

    POITIERS
    POITIERS

    LAPIN:  XIe. Symbole de fertilité, et/ou symbole de l'ecclésiastique dans la luxure.



  • Lapins maîtrisés par les forces spirituelles dans ce cloître.

    MANOT (16)
    Lapin (ecclésiastique) dominés par les forces viriles/valeureuses à MANOT (16).

    Triquette de lièvre: XIIIe .


  • Cathédrale de Lausanne (Suisse) XIIIe
    Trois lièvres ayant leurs oreilles en commun.
    Symbolique oubliée. Certains y voient l'enseigne des maisons closes.

  •  
  • LAZARE et le mauvais riche: XIe et XIIe. Un des thèmes des évangiles le plus représenté au XIe. On y voit l'âme de Lazare emportée par des anges dans le paradis. C'est le souhait du paradis tout de suite, pour les justes, comme pour Roland dans la chanson. Les Saints, Saintes et Martyrs vont aussi directement au ciel, et on les prie d'intercéder, puisqu'ils sont déjà proche de Dieu. Plus tard, au XIIe on verra moins Lazare et plus de Saints, Prophètes, et Martyrs représentés en sculpture et aussi plus de jugement dernier sur les tympans.
  •  
  • BESSE
    BESSE
    L'âme du mauvais riche

    BESSE
    BESSE
    L'âme de Lazare

  •  
  • MOISSAC
    MOISSAC
    Le mauvais riche et Lazare dont les jambes ulcéreuses sont léchées par un chien.
    L'âme de Lazare est emportée par un ange et elle va dans le sein d'Abraham au paradis.

    •  
    • LINGE sur le bras: symbole de respect à l'approche du sacré. (ARB)

      LIÈVRE: pour certains c'est le symbole de la papauté et l'aigle celui de l'empereur germanique (?) (Voir LAPIN)
    •  


    • LÉONIN en maîtrise: XIe. C'est l'invention majeure des sculpteurs de l'époque. Depuis l'antiquité le lion est représenté avec sa belle crinière et une belle queue qui le prolonge en panache. Les sculpteurs par-contre font passer la queue entre les pattes, signe de soumission, qui a été re-qualifiée en position de maîtrise par ARB, afin d'indiquer une domestication ou une maîtrise sur l'animalité. Le motif final de la queue et son orientation sont la clef du décryptage. La queue est le symbole de ce qui est profondément enfui en l'âme (ARB).

      CUXA
      CLOÎTRE de l'abbaye de CUXA
      Le léonin en maîtrise sous les feuilles d'eau, c'est le symbole de la force virile/valeureuse à sublimer.

      ESCORAILLES (15)
      ESCORAILLES (15)
      Queue lancéolée non maîtrisée, visage humain, une âme dans la luxure. Sur le côté un bouc.

      CONQUES
      CONQUES
      Forces viriles/valeureuses qui ont encore à progresser. (tailloir)
      Remarquez les pseudo fleurs de lys sur leurs échines et les queues non maîtrisées, et en fond les "V" du signe du bélier.

      SAINTES
      Léonin adoubant un feuillage orienté vers le ciel, sa queue est en position de maîtrise, elle s'oriente aussi vers le ciel en forme de feuillage également. C'est la force virile/valeureuse maîtrisée.

    •  
    •  LION ou LÉONIN force virile/valeureuse:  XIe. Symbole de la force plutôt animale de l'Homme au sens large, de la sexualité ou brutalité plus particulièrement, de la force à transformer en force spirituelle. Il représente nos mauvais penchants en nous que l'on suppose venant du Malin. Vices endogènes et Malin exogène se ressemblent. Ils sont utilisés par les sculpteurs du XIe pour transcrire les forces  qui nous influencent ou que nous prenons comme choix de vie. La force virile/valeureuse doit être canalisée vers la spiritualité, les épreuves surmontées rendant plus fort ... jusqu'à la maîtrise...

  • léonins à ANNEPONT (17)
    ANNEPONT (17)
    Queue en feuillages: une passion ou un vice maîtrisé.
    Les léonins ont l'air satisfaits !

    (17)
    CHAMPAGNOLLES (17): une queue lancéolée qui n'est  pas en position de maîtrise,
    et une tête tirant la langue...c'est une passion ou un vice non maîtrisé.

    SAINT-CHRISTOL
    SAINT-CHRISTOL
    Le vieil-homme en léonin
    SAINT-CHRISTOL
    SAINT-CHRISTOL
    Le même vainc le serpent et ses actions (pattes) adoubent  désormais la perfection (la boule)

  • LION qui lèche les pieds d'un personnage c'est DANIEL dans la fosse aux lions. XIe. Livre de DANIEL, 6: Daniel occupe  une fonction importante sous Darius. Les intrigants de la cour demandent au roi de prononcer une loi qui interdit de prier un autre dieu que celui des prêtres de Darius pendant trente jours. Comme Daniel n'en tient pas compte et continue à prier trois fois par jour son Dieu, il est accusé et Darius, devant respecter son propre décret, se voit obliger de jeter Daniel dans la fosse aux lions. Mais l'ange de Dieu intervient et ferme la gueule des lions. Darius voyant cela fait sortir Daniel de la fosse aux lions et fait jeter les intrigants, leurs femmes et leurs enfants dans la fosse où les lions les dévorent immédiatement!! DANIEL dans la fosse aux lions est le thème biblique le plus représenté au XIe : c'est le symbole de celui qui écoute la volonté divine et sera sauvé, c'est le symbole de la foi. Parfois la sculpture représente un Saint, en clin d'oeil à Daniel, pour symboliser la foi du personnage.

    •   
    • Daniel à Saint EUTROPE de SAINTES
      Les lions lèchent les pieds de DANIEL à SAINTES (17)
       Saint EUTROPE église haute.
      C'est un thème récurant au XIe: avoir confiance en DIEU
      doublée de ma vision complémentaire au message:

       le moine doit soumettre les forces viriles/valeureuses grâce à sa foi ou sa force spirituelle
      comme Samson maîtrisant le lion.

      LION pour l'évangéliste MARC: XIIe. (Voir TÉTRAMORPHE)

    • EUFEMIE de CAZUELAS (Espagne)
      EUFEMIE de CAZUELAS en Espagne à la croisée du transept sur chaque trompe le symbole d'un évangéliste.

      TROIS-PALIS (16)
      Tétramorphe de TROIS PALIS (16)

      LION ou LÉONIN CRACHANT des RINCEAUX: XIe. Reconnaissable à ses oreilles pointues, Il crache des rinceaux, il s'agit du Malin crachant ses mauvais conseils dans lesquels nous nous empêtrons sur le parcours du combat spirituel. C'est un motif courant dans les enluminures (Bible de Moulin_BM_ms 1-f296), (Bible d'Orléans_BM_ms0013p325), (Bible de Clermont FERRAND_BM_ms-0001p123). Ce motif est omniprésent sur les chapiteaux du XIe.  Comme c'est une épreuve vivifiante la représentation n'est pas négative, au contraire l'on y gagne son salut. Ne pas confondre avec l'HOMME-FEUILLE qui a les feuilles dans les narines.

  • CORME ECLUSE
    CORME ÉCLUSE (17)

    MERIGNAC
    MARIGNAC (17)

    VAUX sur MER
    VAUX sur MER (17)

  • LION symbole de la juridiction ecclésiastique, qui s'exerçait à la porte des églises, (XIIe et gothique). Ce lion est sculpté en façade ou figure assis près du porche.

    LE PUY
    LE PUY
    ARLES
    ARLES

    LION de JUDAS: XIIe. Assez rare. Certains l'ont vu sur ce tympan, pas moi.

    OLORON

     OLORON.
    Est-ce le lion de Judas ?

    OLORON


    N'est-ce pas plutôt le Christ qui ne succombe pas aux tentations
      et  au contraire celui qui ne suit pas l'exemple du Christ?

    LITRE FUNÉRAIRE: XIIe à fin du moyen-âge. Bandeau originellement de tissus, peint en noir, généralement à l'intérieur de l'édifice, sur lequel figure les armoiries du seigneur du lieu, lors de son inhumation dans une chapelle qui lui est réservée.

    LITRE FUNÉRAIRE

    LISSAGE des PLUMES : Voir AILES BECQUETÉES. XIe C'est l'entretien des acquis spirituels, (ARB) ou le symbole du chrétien accompli.

    SAINT-SULPICE D'ARNOULT
    SAINT-SULPICE d'ARNOULT (17)
    Placée sous les boules, le symbole de la perfection, ces volatiles (âmes dans la spiritualité) entretiennent leur outils pour aller au ciel.

    ALBIGNACNIEUL-les-SAINTESCORME
    ALBIGNAC (19_ tête de paon en Corrèze)   _  NIEUL-LES-SAINTES (17_ le ruban de la règle et l'aile)  _  CORME-ROYAL (17- encore un quadrupède à tête de volatile)                            

    LIVRE: un des attribut de MATHIEU, l'évangéliste. XIIe. Symbole de l'enseignement du Christ. (Voir TÉTRAMORPHE)

    LIVRE de VIE ou LIVRE de vie de l'AGNEAU ou LIVRE des élus : XIIe . Avoir son nom inscrit dans ce registre céleste signifie que l'on a été trouvé juste devant Dieu et que l'on va hériter de la vie éternelle, à condition toutefois de demeurer fidèle. Avoir son nom effacé de ce livre, c'est la mort de l'âme (Philippiens IV,3; Apocalypse III 5 ; XX 15; XXI 27).

    MARCILHAC-sur-CÉLÉ
    MARCILHAC-sur-CELÉ

    MARESTAY
    MARESTAY (17)
    L'oiseau dit à l'oreille du vieil-homme: suit l'exemple, combats le démon comme l'archange et ainsi tu verras ton nom dans le LIVRE des élus.

    CHAUVIGNY
    CHAUVIGNY (86)
    Le livre ne contient plus son nom !.

    LOSANGE: Voir carré.

    LUNE : XIe. Rarement représentée en dehors de son compagnon le soleil. Meursac montre un chapiteau avec les phases de la Lune.


    LUXURE: Voir aussi SEXUALITÉ. XIe et XIIe. Thème excessivement représenté. 

  • femme fatale LE DOUHET
     Le Christ  croise les jambes pour signifier que ce n'est pas la bonne voie,  (le mariage des prêtres probablement)
    le serpent mort les cheveux de la femme qui traîne (ou entraîne) l'homme ...
    Cette
    image super négative de la femme tentatrice est inexistante en Saintonge au XIe mais le gothique l'imposera plus tard...
    LE DOUHET (17)
    LA CLISSE
    Cette femme symbolise la luxure, avec des serpents mordant sa chevelure; elle attire les hommes en les tirant par les oreilles. Ceux-ci résistent.
    LA CLISSE (17)


    femme fatale LUPERSATLUPERSAT
     
    Le piège des âmes à l'époque !
    LUPERSAT
    ÉCHILLAY

    Ce bouc se gratte la tête avec sa queue en ruban perlé (symbole de la règle), il hésite à écouter le message du volatile.
    ÉCHILLAY (17)


  • VOIR FLEUR de LYS

  • LYS (fleur de LYS emblème royal): Certains remontent à Clovis, qui aurait vaincu les wisigoths près d'un endroit fleuri de lys, ou bien grâce à cette fleur qu'une femme lui aurait offert avant la bataille. D'autres trouvent son origine au VIIIe siècle. Elle devient l'emblème de la royauté sous Louis VII (1137-1180) selon certains (fleur de Louis, prononcé lis).Les étoiles du manteau du roi sont alors remplacées par des fleurs dites "de lys". Philippe Auguste (1165-1223) l'adoptera sur ses blasons. En botanique la fleur de lys n'a pas trois pétales et n'a rien à voir. Je l'ai trouvé sur une frise romaine, voir plus bas.

    LYS (fleur de LYS symbole Marial): XIIe. C'est la reprise du symbole de la fleur de lys orientée vers le ciel, symbole de chasteté et pureté, symbole du modèle à suivre.
  • Vitrail CHARTRES XIIe
    CHARTRES XIIe
    Marie dans une fleur de Lys
    à 5 pétales, la perfection !


    M 

    MAGES : XIe et XIIe. Une des rares scène du XIe ayant un rapport avec les textes, mais apocryphes.  Ils représentent la soumission des princes et des rois devant le Christ et son Église. 


  • SAINT-RAPHAEL (Périgord)
    SAINT-RAPHAEL (Périgord)


    ERMITAGE SAINTE EULALIA (Espagne)

  • MAIN : XIe Symbole de nos actions (ARB). La longueur démesurée d'un bras, ou d'une main sur certaines sculptures, n'est pas une contrainte des volumes  mais voulue et pourrait bien être inspirée de Jean  Cassien:"...l'homme juste a une main droite, qui sont les progrès spirituels...Mais le juste a aussi sa gauche, lorsqu'il est exposé aux tempêtes de la tentation. La concupiscence allume alors en lui les désirs de la chair; le feu des passions excite les fureurs de la colère, l'orgueil le tourmente, une tristesse mortelle l'accable, la paresse l'attaque et le poursuit..." 

  • GENOUILLÉ
     GENOUILLÉ (17)
    cette âme protège sa foi, par ses actions.

    LA ROCHETTE
    LA ROCHETTE (16)
     dans une attitude passive, cette âme d'une main adoube son vice et  tombe sous sous emprise (main dans sa gueule), il agit selon ses vices, sans volonté.

    LE PUY
    LE PUY
    Ce moine prie beaucoup.

    MAINS sur la poitrine: XIe, signe de protection de la foi.

  • MAIN droite levée paume en avant: signe d'innocence.

    MAIN dans la gueule d'un animal ou d'un monstre: motif très courant, se sont les actions qui sont sous l'emprise des vices endogènes ou du Malin. XIe (ARB)

    •  
    • SAINT RESTITUT
       
      SAINT RESTITUT
      Les actions sous l'emprise du Malin.

      LE DOUHET
       
      LE DOUHET  (17)
      Les actions sous l'emprise du Malin, de la femme et du serpent tous associés à sa perte côté main droite et  maîtrisant la force virile/valeureuse côté main gauche. C'est l'âme divisée.

      RETAUD (17) non maîtrise
       
      RETAUD  (17)
      Les actions sous l'emprise du Malin ou bien dirigées par les vices ou passions dévorantes

      MAIN fermant la gueule d'un animal: refus d'être sous l'emprise des passions. XIe (ARB).

    • ECHILLAY (17)
      Le sculpteur à ECHILLAY (17) montre à gauche la perfection ou l'unité menacée  _la boule tenue dans la main_  parce que la main gauche est dans la gueule du carnassier,  et à droite le même personnage montre comment retrouver l'unité de l'âme et la perfection, en fermant la gueule du carnassier avec les deux mains!

      YDES
      YDES

      Samson modèle pour le moine qui doit terrasser sa propre force virile/valeureuse.

      Un motif récurant!

  • MAIN ou patte sur une partie du corps, ou tenant celle-ci: signe de contrôle ou maîtrise. XIe. (ARB)

    •  CORME-ÉCLUSE
      Les mains posées sur les fesses indiquent la maîtrise sur cette partie du corps. Le pied dans la bouche pour confirmer l'intention de marcher vers le ciel.

      Dans la corbeille les léonins qui ne sont pas à suivre (l"X" des pattes) Ils sont  entravés aux pattes par un lien. SPLENDIDE!
      CORME-ÉCLUSE (17)

      COLOMBIERS (17) les mains
       A COLOMBIERS  (17)
      Remarquez  les longueurs des mains !
      La main gauche (celle du vice ou souillures) maîtrise la main droite.
      La barbe est bifide...Tout n'est pas sous contrôle , mais les cheveux ourlés sont un signe positif. pour cet homme divisé (barbe bifide)

      GRANDSON (Suisse)
      GRANDSON (Suisse)
      Maîtrise de la queue du démon, cette âme gagne ses ailes pour aller au ciel, ou pour aller au ciel...
      (Voir GRANDSON dans art roman ailleurs)
    •  
    • MAÎTRISE (Léonin en position de) : XIe. Très représentée: C'est surtout la queue passant entre les pattes arrières du léonin, puis pointant vers le ciel qui symbolise une attitude de maîtrise. C'est un motif récurant au XIe _ une pure invention des sculpteurs _  La maîtrise des sens est omniprésente, elle indique l'étape de la victoire sur les passions qui écartent le vieil homme de la voie vers Dieu ou le ciel. (ARB). L'étape suivante sera la transformation progressive en volatile avec ailes et/ou une tête d'oiseau. Voir LION, LÉONIN
    •  
    • SAINT SORNIN
      La queue passant entre les pattes, terminée en pompon dirigée vers le ciel, une âme qui maîtrise ses vices, mais ils tirent la langue...
      Les léonins en position de maîtrise sont la force virile/valeureuse et le bout de la queue ce qui est bien profond comme vices cachés.
      LA CLISSE (17)


      position de maitrise
      ECHILLAIS (17)
      Queue se terminant en feuillage trilobé
      dirigé vers le ciel



     Samson maîtrisant le lion est la scène de maîtrise de la force virile/valeureuse la plus représentée pour édifier les clercs (voir SAMSON). 

    MOISSAC
    MOISSAC
    SAMSON maîtrise la force virile/valeureuse.
    Le modèle pour le moine à l'époque.

    AULNAY
    AULNAY
    SAMSON ne maîtrise pas, il est à genou et c'est le léonin qui maîtrise son postérieur !
    Samson  considéré comme "oint" s'est fourvoyé pour Dalila.
    (Thème de la femme ennemie et traîtresse pour le clerc voir AULNAY.)


     MALIN : XIe et XIIe. Les DÉMONS (exogènes), les VICES et les PASSIONS (endogènes) sont ses oeuvres. Il est souvent présent lors du combat spirituel, il attend son heure de victoire ou veille au grain. Le Malin exogène a des ailes, ses oeuvres lui ressemblent mais sans ailes, se sont les sources de péchés, nos vices endogènes. C'est le MALIN qui crache les rinceaux dans lesquels les âmes sont éprouvées. Les sculpteurs ont abondamment représenté toutes ces créatures, ou tous ces vices et passions qui écartent l'âme de sa marche vers le ciel.
    C'est le "Mauvais", le "mauvais conseillé" exogène, qui induit le " mal en nous", endogène. Il symbolise toutes les forces qui troublent, obscurcissent, affaiblissent l'âme et la font régresser spirituellement. Il est lourdeur (quadrupède) par opposition à la  légèreté (volatile)... Le Malin ou un démon est souvent représenté lors des scènes de la pesée des âmes, puisqu'il  nous habite... (le mal en nous) ... Au XIe c'est plutôt une force maléfique en opposition à une force spirituelle qui gagne la plupart du temps. Le Lucifer, le Satan, le Léviathan, maître en enfer avec ses flammes n'est pas encore représenté au XIe; ce siècle positive le "Malin" crachant des rinceaux salvateur,  plus tard  le XIIe en fera une terreur! Remarque: dans la prière la plus usitée: le "notre Père" il était dit "délivre nous du mal" (changé récemment) mais les orthodoxes ont conservé du "Malin", forme proche de la mentalité du XIe.
    Voir DÉMONS, VICES et COMBAT SPIRITUEL.

    GUITINIERES
    GUITINIÈRES
    Le MALIN et ses oeuvres : les vices, ici les forces viriles/valeureuses à sublimer pour les moines.
    Il crache des rinceaux, les épreuves voulues par Dieu.
    Remarquez les mêmes visages pour forces exogènes et endogènes

    DIENNE
    DIENNE
    Le MALIN et le SERPENT combattus.
    Remarquez la corde de l'arc, la petitesse du personnage, les proportions...

    COLOMBIERS (17)
    COLOMBIERS
    Le MALIN crache les rinceaux (épreuves) et veille.
    Le personnage armé du casque de la foi se nourrit spirituellement.
    ARS sur GIRONDE
    ARS sur GIRONDE
    Le MALIN crache des rinceaux.
    MARESTAY
    MARESTAY
    Voussures pleine d'oeuvres du MALIN
    COULGENS (16)
    COULGENS
    Le MALIN et sous sa surveillance ses oeuvres endogènes.


     

     

    Le Mauvais conseillé maitrisé à LA CLISSE (17)
    LA CLISSE (17):  sous forme de serpent: le
    MAUVAIS conseillé que ce personnage domine en s'asseyant dessus et en le maîtrisant  de ses mains.
    Le sculpteur ne distingue pas toujours endogène et exogène.

    Ste Radegonde à TALMONT-sur-Gironde (17)
    TALMONT sur GIRONDE (17)

    Sous des dragons, le MAUVAIS  rampe sous terre face à une femme. qui le tient en respect.
    (Probablement la légende de Ste Radegonde?)

    Corme royal
    CORME ROYAL (17): se méfier du MAUVAIS en nous (l'extrémité de la queue représente le maillon faible qui peut re-surgir et nous prendre par derrière)

    Le sculpteur montre l'endogène fruit de l'exogène.

    MANICHÉENS: selon eux le monde serait partagé entre puissances du mal et puissance du bien. Un courant similaire contemporain est porté par les CATHARES. Le terme de Manichéens en latin a été utilisé dans un concile en 1049 pour condamner ce courant. Les représentations de nos sculpteurs pourraient être classée dans ce courant car assez bipolaire. Mais jamais ils ne suggèrent un Dieu Mauvais partageant son pouvoir. L'église de Corme-Écluse montre cependant l'influence de courants dissidents.

    MAPEMONDE : La terre est plate, c'est le centre du monde et elle baigne dans les eaux...


  • Beatus de Saint-Sever, XIe


  • MARCHE vers le ciel: Voir JAMBES

    MARCHES ou ESCALIERS. XIe (Les jambes symbolisent la marche vers le ciel.) Le tailloir en forme de damier ou marches à gravir, annonce dans la corbeille qu'il faut progresser spirituellement. Le tailloir éclaire l'intention du sculpteur dans la scène de la corbeille.

     

    NANT
    Damier ou escaliers à gravir ? à NANT (12)

    COLOMBIERS (17)
    Des nourritures spirituelles pour progresser à COLOMBIERS (17)


    MARIE  (la vierge Marie, mère de Jésus): XIIe gothique.C'est la grande absente dans ces sculptures que je désigne sous le vocable du XIe ! Les édifices étaient dédiés essentiellement à Marie-Madeleine, la pécheresse repentie, Sainte dont la vie fut construite artificiellement par les pères de l'Église. C'est plus tard sous l'influence des croisades, que le culte marial devint primordial, sous l'influence de Bernard de Clairvaux, et alors Marie remplacera MARIE-MADELEINE. Le culte Marial est plutôt gothique. Marie symbolise la pureté, la virginité et la mère de Dieu. Marie-Madeleine représentait la résurrection et la possibilité d'être sauvé bien que pêcheur.

  • Le virage dans la symbolique des cultes des Maries entre XIe et XIIe:

    XIe: Marie-Madeleine pécheresse repentie(*) qui a révélé la résurrection, et qui est tout de même au ciel, par le pardon.

    XIIe: Marie mère du Christ, vierge et pure qui intercède pour les pêcheurs.

    Sur ce tympan de NEUILLY en DONJON

    NEUILLY en DONJON

    La vierge Marie est sous un dais, sur un trône. Elle reçoit avec Jésus l'hommage des rois.Elle domine les forces du mal, le bouc à la queue lancéolée non maîtrisée et aussi le léonin à la queue en maîtrise terminée en fleur de lys.

    Elle représente plusieurs symboles: mère du Christ, chaste et pure, vierge, elle est aux cieux et intercède pour les pêcheurs.

    En ce dernier symbole elle supplante le culte à Marie-Madeleine.

    Laquelle est reléguée sous la table.
    Eve et Marie-Madeleine, sur le linteau, sont les pécheresses tandis que la Vierge symbolisant la pureté les domine majestueusement.

    Remarquez sur le chapiteau à gauche une représentation de l'enfer et à droite le personnage maîtrisant la force virile/valeureuse qui le lèche, et voyez la position de ses mains assez évocatrice de ce qu'il maîtrise.

    (*) Marie-Madeleine selon les pères de l'Église.

  •  
  • La représentation en sculpture de la Vierge Marie est toujours tardive, puisque les façades sont construites en dernier.

  • PÉRIGNAC
    PÉRIGNAC
    Vierge sous une mandorle.

    RIOUX
    RIOUX
    La vierge à l'enfant apparaît en sculpture alors qu'elle existe peut-être déjà dans les cryptes.
    SAINT-DENIS
    SAINT-DENIS (93)
    SUJER au pied de MARIE.

    MARIE MADELEINE : Assez représentée au XIe, rare au XIIe. C'est elle qui découvrit le tombeau vide, elle personnifie à ce titre la résurrection et probablement aussi l'espoir pour chacun d'être pardonné et sauvé malgré ses péchés. En effet les pères de l'Église lui ont façonné un costume de pécheresse repentie, sans rapport avec les textes.

  • SAINTES abbaye aux dames clocher
    Abbaye aux Dames de SAINTES
    Marie-Madeleine est celle qui découvre le tombeau vide.
    Seul chapiteau biblique du clocher.

    SAUJON
    SAUJON
    Marie Madeleine est associée à la résurrection, sur le côté les femmes au tombeau.
  •  
  • MARTEAU ou MAILLET: Je n'en ai pas vu en Saintonge.

  • MASQUES : XIe. Très communs en modillons, ils sont plus rares en chapiteaux. Les maîtres d'oeuvre réglaient-ils leurs comptes ? Sont-ils des caricatures de personnages ? Représentent-ils des hérétiques ?

  • SAINT ROMAIN de BENET
    SAINT ROMAIN de BENET (17)
    Collerette dont le motif évolue du carré au rond, il s'agit probablement du même personnage qui devient plus humain, souhait ou réalité? Abélard?

    CORME-ÉCLUSE
    CORME-ÉCLUSE (17)
    Collerette en dent de scie pour ces visages porcins.

  •  
  • MELCHISÉDECH : Tardif. Personnage biblique qui était assez présent sur les mosaïques des Ve et VIe siècles. "Roi de justice et sacrificateur" c'est peut-être un modèle à suivre pour le clergé, il préfigurerai Jésus.
  •  
  • GENÈVE
    Cathédrale de GENÈVE


    MÉTOPE: XIe et XIIe. Intervalle sculpté entre les modillons. Les modillons expriment toujours quelque chose tandis que les métopes seraient plutôt décoratifs.

  • CHAMPAGNOLLES
    CHAMPAGNOLLES
    Métopes circulaires entre les modillons.
  •  
  • MILLÉNIUM: aux alentours de l'an mile certains contemporains voient les prémices de la fin du monde annoncée dans l'apocalypse. On se met à construire en dur "un blanc manteau" d'églises selon Raoul Glaber (il dit vers 1030). Je n'ai pas vu de chapiteaux faisant allusion à la fin du monde, ni aux cataclysmes qui l'annoncent; sauf évidemment le Christ en majesté sur les fresques et tympans et les scènes de la Parousie, mais comme elles sont beaucoup plus tardives, on ne peut pas les attribuer au millénium. 

  • MISÉRICORDE: Gothique. Petit appui, sous le siège d'une stalle, qui permet au moine ou au chanoine de s'asseoir tout en paraissant debout durant les longs offices.
  •  

  • Siège relevé pour la position debout avec le petit appui.


  • MORT : Rarement représentée. Séparation du corps et de l'âme. Les âmes "saintes" allaient directement en paradis, dans le sein d'Abraham, portées par des anges. C'est le cas de Lazare, une des rares scènes des évangiles abondamment représentée parmi les sculptures du XIe. C'est aussi le cas de l'âme de Roland. Au XIIe sur les tympans, l'âme est jugée au retour du Christ, la parousie.  Voir Sépulture.

  • MOISSAC
    L'âme de Lazare (les chiens lèchent ses plaies) emportées par un ange, que l'on voit dans les bras d'Abraham.
    MOISSAC


  • MORT SPIRITUELLE : XIe. Voir NÉANT
  • MUSICIENS dans l' ART ROMAN: XIe et XIIe. Assez couramment représentés. A AVY (17) l'on voit deux catégories opposées de musiciens, ceux dont les instruments accompagnent les offices et fêtes religieuses et ceux qui accompagnent les fêtes plutôt profanes, pour représenter le choix de vie. (Voir JAMBES et JONGLEURS).

    SALLES d'AULNAY (17)
    SALLES d'AULNAY (17)
    Moines jouant de la harpe à deux sur le même instrument.

    PUYPEROUX
    Deux musiciens accompagnent un clerc .
     PUYPEROUX (16)
    MEILLERS
    MEILLERS
    Deux instruments utilisés dans les offices, c'est une critique envers le clergé corrompu.
  • N

  • NABUCHODONOSOR : XIIe. Rare. Personnage biblique qui symbolise la volonté de Dieu.

  • ND la GRANDE POITIERS
    ND la GRANDE à POITIERS


  • NARTHEX, PORCHE et AVANT-NEF: vestibule ou portique avant le portail à l'entrée d'une église, séparant profane et sacré. On dit PORCHE si c'est à l'extérieur et AVANT-NEF si c'est à l'intérieur. 
  •  
  • SAINTE GEMME (17)
    Portail de l'avant-nef de SAINTE GEMME (17)
  • NEF : Quelques exemples de nefs :

  • SAINT-EUTROPE de SAINTES
    Église haute de Saint-Eutrope de SAINTES 100% Roman

    Dans la nef 4 chapiteaux historiés: un léonin, un léonin à tête de volatile, une sirène jeune et une sirène vieille.
     Croisée avec des scènes mixtes XIe et XIIe, combat spirituel, pesée des âmes atypique, lapidation d'Étienne, Daniel dans la fosse aux lions.
    AULNAY
    AULNAY 100% roman,
    Dans la nef aucun chapiteau historié, seulement des animaux et végétaux
    A la croisée un mixte XIe et XIIe: Samson et Dalila lui coupant sa chevelure, Vices dévorant des âmes.
    Porte sud: uniquement des animaux.
    En façade sculpture type XIIe: cruxifixion de Pierre, les vices et vertus...
    MARIGNAC
    MARIGNAC
    Dans la nef sculptures 100% type XIe, animaux et sirène; croisée gothique,
    A la croisée chapiteaux type XIe, combat spirituel


  • NICOLAÏSME: le nicolaïsme désigne la situation de ceux qui n'admettent pas le célibat ecclésiastique, se marient ou vivent en concubinage, l'Église en a fait son combat durant les XIe et XIIe de peur que les évêques, abbés et prêtres ne transmettent les biens de l'Église par l'héritage. Chaque concile de l'époque traite du sujet.

  • NIMBES:  Symbole de sainteté en forme de disque solaire entourant le visage des saints. Celui du Christ comporte une croix.
  •  
  • MOISSAC
    MOISSAC
    Saint-Pierre
    MOISSAC
    MOISSAC
    Le premier abbé
    THIVIERS
    THIVIERS (24)
    Le Christ donne les clés des deux royaumes terrestre et céleste à Pierre.

  • NOEUDS : XIe, XIIe. Ils sont courants pour représenter l'interdit. L'abstinence ou la chasteté par exemple.

  • MAURIAC
    MAURIAC

    MOISSAC
    MOISSAC
    Voir ci-dessous

    MIGRON
    PUYPEROUX

    MOISSAC
    C'est un moine qui a réussit sa conversion.
    (conversion d'être animal en être spirituel)

    Il y a beaucoup à dire sur ce magnifique chapiteau:

    Le tailloir supérieur montre deux motifs floraux essentiels
    _Des fleurs de lys orientées vers le ciel
    _Des feuilles lancéolées orientées à l'opposé
    Le sculpteur parle d'un choix de vie.
    Le tailloir principal montre deux léonins, symbolisant les forces viriles/valeureuses.
    _Leurs pattes se croisent en "X"
    _Leurs queues sont bien nouées
    Il faut neutraliser les forces viriles/valeureuses qui sont la mauvaise voie.

    _L'extrémité de leurs queues touchent leurs pattes arrières (marche vers le ciel) qui forment des "X".
    Pour marcher vers le ciel, oubliez ces forces viriles/valeureuses.

    La corbeille montre un volatile, nimbé
    Les portes du ciel s'ouvriront à vous.
    L'astragale est une corde.
    Avec l'aide de la communauté, neutralisez vos impulsions (le bout de la queue)

    Décryptage:

    Il s'agit probablement d'un moine (corde autour du pilier)

    Il a soumis la force virile/valeureuse (queues nouées)
    Les léonins se sont mués en un volatile
    qui a ainsi atteint le statut de saint.

    La queue du volatile est maîtrisée tout comme celles des léonins.
    La corde symbolise la communauté.
    L'extrémité de la queue, ce qui est profondément enfui, ici la sexualité, qui est soumise à la volonté de l'abbé et de la communauté.

    Cette âme de moine a ainsi gagnée ses ailes et une tête d'oiseau.
    Cette âme de moine a aussi gagné une auréole.

  •  
  • NOEUD de SALOMON: Élément de type entrelacs assez courant en graffitis, connu depuis l'antiquité.

  • ECHEBRUNE
    ECHEBRUNE (17)


  •  
  • NOURRITURES: Je n'ai pas trouvé trace d'interdits alimentaires sur les chapiteaux. Sur les zodiaques le blé et la vigne sont toujours représentés. Se sont des nourritures à la foi temporelles et spirituelles. Le sens est double et il en est de même pour la chasse au cerf. De nombreuses famines ont eu lieu au XIe de 1033 à 1035, de 1054 à 1055, de 1090 à 1095. Elles ne disparaîtront qu'au XVIe avec la culture de la pomme de terre. 

  • NU (Un enfant nu) : XIe, XIIe.  C'est l'âme. (ARB) On les rencontre sur les pèsements de l'âme, soit sur le côté, soit sur un des plateau.

  • PUYPEROUX
    PUYPÉROUX (16)
    L'âme de ce moine est ecxeptionnellement dominée par la sexualité!. Remarquez la ceinture de force, l'X" des léonins, la fleur de lys...

  •  

    Saint Eutrope haute de SAINTES
    L'âme présentée par un ange pour la pesée.
    SAINTES (17)


    L'âme du pauvre emmenée au paradis par les anges.
    BESSE et ST ANASTAISE (63)


  •  
  • O 

  •  
  • OCULUS: ouverture ronde souvent en façade.
  •  

  •  
  • OGIVE (croisée d') : XIIe spécifique de l'art gothique. Disposition des pierres qui concentre les poussées sur les piliers et non plus sur les murs. Elles caractérisent l'ART GOTHIQUE. Les croisées d'ogive apparaissent au XIe mais ne se généralisent qu'au XIIe. Les murs deviennent plus fins et plus hauts avec des fenêtres laissant entrer plus de lumière. Ces fenêtres n'auront pas de petits claustras mais des grands vitraux, qui relatent des scènes bibliques, qui commencent à être connues grâce au développement des scriptorium. Les sculptures du XIIe gothique n'ont plus rien à voir avec celles décrites ici dites du XIe. Elles commencent à représenter des scènes bibliques ou des évangiles, ainsi que des prophètes ou des saints. La Vierge remplace Marie-Madeleine et les flammes de l'enfer apparaissent. On parle alors de la "bible de pierre". On s'est intéressé à ces sculptures dont les repères sont écrits et l'on a délaissé celles antérieures, jugées décadentes, ce que j'essaie de réfuter.

  • OISEAU ou VOLATILE: XIe, XIIe. Symbole du spirituel. Les oiseaux grâce à leurs ailes sont du ciel. Ils s'abreuvent souvent à une coupe ou calice ou feuille et deviennent ainsi les messagers du ciel pour ceux qui les écoutent ou bien à qui ils donnent la becquée. (à Avy, Corme Écluse) Plus tard la colombe sera associée à la pureté et à l'amour et symbolisera  le Saint-Esprit. Voir AIGLE, COLOMBE, CHOUETTE, OIE et PAON.  
  •  
  •  
  • Christ et calice à CORME ECLUSE (17)
    CORME ÉCLUSE (17): le Christ tient deux calices et les messagers du ciel s'y abreuvent.

    casque de la foi à COLOMBIERS (17)
    COLOMBIERS (17): les nourriture spirituelles de l'homme coiffé du casque de la foi


  •  

  • ORBE: XIIe, XIIIe. Bien que datant du VIe siècle, l'orbe surmonté de la croix n'est pas représenté en SAINTONGE.
    L'orbe symbolise l'univers de la voûte céleste dont la terre est le centre. En Saintonge je n'ai rencontré que des boules symbole d'unité.
    (Voir BOULE)
     
    ORANT: XIe, XIIe. Personnage levant les bras au ciel, sans le soutenir. L'ATLANTE semble soutenir l'édifice, au propre et au figuré.


  • SAINT-SYMPHORIEN
    SAINT-SYMPHORIEN (17)
    Orants
    CUREMONTE
    CUREMONTE (19)
    Maîtrisant sa sexualité, il devient ATLANTE sur le côté.
    MARIGNAC
    MARIGNAC (17)
    ATLANTE

     
    OREILLE: XIe, XIIe. C'est le symbole de notre capacité à recevoir la connaissance et la bonne parole. Si nous écoutons le "Malin" il viendra nous habiter et le sculpteur représentera souvent cette possession par un animal voire un démoniaque ressortant de l'oreille ou de la bouche.(ARB)

    • Richard et Saladin à ARVERT (17)
      ARVERT (17)
      A gauche le chrétien qui n'est pas dans une démarche spirituelle (feuillage renversé) s'il écoute le Malin ... il devient impie à droite...


      tentation à LA CLISSE (17)
      LA CLISSE (17)
      La Luxure  tente de dominer la chasteté.


  •  
    OREILLES de lapin ou de trois lièvres en commun:  plutôt du XIIIe non représenté en SAINTONGE. (Voir lapin)

  • ORIENTATIONS: C'est une des clés du décriptage des chapiteaux. L'orientation des feuillages vers le ciel ou le sol, des membres, des visages vers la droite ou la gauche...
    NOAILLES (19)
    Bras (actions) en "X" Main tenant la barbe et une feuille orientée vers le sol, c'est le "vieil-homme".
    NOAILLES (19)

    Il n'a plus de barbe et tient des feuilles grasses orientées vers le ciel tandis que celles orientées au sol sont en "X"
    NOAILLES (19)
    L'aiguilhe
    Que des feuilles orientées vers le ciel, surtout celles en fleur de lys, symbolisant la chasteté des moines.
    L'AIGUILHE
    AULNAY (17)
    Fleur de lys orientées vers le sol en cage avec un ruban ymbolisant la règle et à droite la feuille creuse nouée: le sexe interdit!
    AULNAY (17)



    OURS: XIe, XIIe. L'ours est peu représenté en Saintonge. Il représente l'animalité en nous (comme pour les carnassiers ou les léonins en général ou le singe en AUVERGNE).(ARB).


  • VAUD-sur-MER
    VAUD sur MER (17)
    Sous une pseudo fleur de lys, une âme en plein combat spirituel.

    La main gauche (actions) maîtrise la main droite du personnage nu.
    L'animalité domine et dévore le personnage nu (l'âme)
    Le personnage essaie de domestiquer avec l'aide de l'Église l'ours en lui. (corde)
    Le personnage à qui appartient cette âme lutte.
    Il essaie d'assommer la bestialité (Fleur de lys tournée vers le sol)

     
    OVES: décor formé d'oeufs les uns derrière les autres.

    • P

    PALMES : Rameau feuillu, symbole associé aux martyrs, _signe de victoire et de sainteté_.

  • PARIS
    PARIS_St-GERMAIN.
    Les PALMES sont le symbole des martyrs.
    palmes à St GERMAIN de Paris
    PARIS_St-GERMAIN. 


  • PALMIERS : Rarissime: Proposition: Symbole du juste? :  « Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre du Liban. » (Psaume 92, 12)
  • PALMETTES Très courant. Décor formé de feuilles disposées en éventail. Motif qui jadis ornait les sarcophages, orienté vers le ciel: symbole de l'espérance à la vie éternelle.


  • CRUAS
    CRUAS
    Palmettes


    Couvercle de sarcophage Wisigoth
    Symbole de vie éternelle.

    ECHEBRUNE
    ECHEBRUNE (17)
    Entre un masque démoniaque et une âme très spirituelle (volatile)
    des palmettes tantôt orientées vers le sol, tantôt vers le ciel : le choix.



    PAON: Il remplace les volatiles qui s'abreuvent au calice en Italie et dans l'ex empire byzantin. Il s'agit du même symbole, on trouve des paons en France, mais je n'en ai pas vu en Saintonge.

    • MURATO
      MURATO (Corse)
      Pour échapper aux carnivores dévoreurs d'âmes (les vices) cette âme écoute les volatiles (paons) et ses actions sont en harmonie (mains).

     


    Panneau de chancel
    VENIZE


  • PAROUSIE: Non représentée au XIe. C'est le retour triomphal du Christ à la fin des temps pour juger les vivants et les morts. Une des premières représentation est sur le tympan de CONQUES où l'on voit les flammes de l'enfer qui n'étaient jamais montrées sur les chapiteaux du XIe. Conques en montrant aussi la pesée des âmes représente à mon sens la transition entre une vision positive de la pesée qui est un appel à la conversion au XIe; vers une vision négative incitant par la peur de l'enfer à se réformer; ce qui deviendra un leitmotiv au XIIe.  (Voir le développement sur ce site dans art roman ailleurs : reflexions sur le tympan de CONQUES.)


  • PASSIVITÉ: XIe . Assez représentée par un personnage assis ou en train de déféquer. (Jean Cassien dénonçait la passivité)

     
    MAILHAT (63)
    Visage simiesque, pieds en opposition, rien de bon, s'il  refue le combat spirituel dans les épreuves du tailloir crachée par le malin.


    MONT ST-MICHEL
    Ce moine qui lèche la feuille d'eau n'a aucune spiritualité ! 


    MARCILHAC-sur-CÉLÉ (46)
    Bien que dominé par l'animalité il reste passif.



    PATTE: XIe. Une patte posée sur un personnage ou un animal symbolise la dominance, la prise de possession. Examiner les positions des pattes est fondamental pour comprendre le message des sculptures .(ARB)
    Voir DOMINATION, MAÎTRISE.

     

    MAURIAC
    MAURIAC (15)
    De sa main droite il protège sa poitrine (Foi)
    Sa main gauche se cramponne à son vice (animalité)
    Son vice aime la force virile (léonin à queue lancéolée)
    La force virile materne son âme
    et la domine de sa patte!

    SANTA CECILIA
    Santa CÉCILIA (Espagne)

    Forces spirituelles dominées par l'animalité !

     


  • PELERINAGES: C'est généralement une pénitence qui une fois accomplie permet d'obtenir l'absolution. Guillaume V comte de Poitiers de 993 à 1030, se rendait chaque année à Rome au tombeau des apôtres, pour se refaire une âme vierge. Chaque abbaye cherche à accueillir des pèlerins et pour cela acquiert des reliques censées intercéder pour le pardon des fautes. Les pèlerins doivent être accueillis comme si c'était le Christ. Le codex Calixtinus dans un de ses chapitres décrit au XIIe les chemins vers Saint-Jacques de Compostelle tel un guide Michelin en conseillant les étapes, les visites et éventuels pièges.

  • HURIEL (23)
    Les riches se fatiguaient moins.

    SILOS
    Le pèlerin doit être traité comme si c'était le Christ...

    CORME-ÉCLUSE (17)
    Tel un pèlerin restez guidé par un volatile... 



  • PESÉE des ÂMES: voir JUGEMENT, BALANCE

  •  


    SAINTES
    Saint-Eutrope église haute à SAINTES (17)
    C'est un couple et pourtant une seule âme s'est présentée à cette pesée....
    Remarquez l'homme qui signe son innocence de sa main droite et agit comme le démon tricheur pour faire pencher de son côté la balance tenue par l'archange. Remarquez la femme, sa main droite sur l'épaule de l'homme et sa main gauche sur son ventre. 
    Voir le thème développé sur ce site.

    LANOBRELANOBRE
    LANOBRE
    Encore un couple !

  • PENDENTIFS: construction en forme de triangles pointus permettant de supporter la coupole. L'autre technique est dite sur trompes. Voir COUPOLE pour "sur TROMPES".


    PLASSAC
    PLASSAC
    Coupole sur pendentifs
    SAINT-JEAN-de-COLE
    SAINT JEAN DE COLE
    Restent les pendentifs !

    PHYLACTÈRE: banderole sur lequel est gravé un texte. Très courant, mais souvent illisible.


  • BESSUEJOULS
    L'ange annonciateur
    BESSUÉJOULS (12)


    Deux vertus "CARITAS" (Charité) et  "UMILITAS" (Humilité) à droite du Christ sur le tympan de CONQUES (12) avec au dessus du Christ à sa gauche: "DISCEDITE A ME" (éloignez vous de moi) 

  • PHRYGIEN (Bonnet):  Selon les traditions grecques antiques, le bonnet phrygien rouge symbolisait l'affranchissement des esclaves: ceux qui ont mérité leur liberté sont affranchis et se paraient de bonnets phrygiens ? Je n'aime pas ces références antiques, elles ne me semblent pas pertinentes ici! Sur les rois mages ils représenteraient pour moi le symbole de l'orient, des princes orientaux qui se soumettent à Jésus-Christ donc à l'Église ? En voici assez énigmatiques sur des quadrupèdes:


  • SALLES d'AULNAY (17)
    Libérés de leur animalité?? Je doute !

    Libéré de son animalité ?, je n'adhère pas !


  • PICASSO ??: Les sculpteurs du XIe ont devancé PICASSO et les CUBISTES de 10 siècles !!
  •  
  • LUPERSAT (19)
    LUPERSAT (19)
    Est-ce la fécondité de la femme ? Un accouchement?

    BOUHET
    L'animalité vaincue par la chasteté (bâton fleurdelysé)

    St-SULPICE de MAREU (24)
    Une main vers le ciel, une vers le sexe, il faut choisir !

  • GIVREZAC (17)
    Les jambes marchent vers le ciel telles une sirène !
    Une belle volute
    La tête contrôle la marche vers le ciel!


    RUDELLE (46)

    BEURLAY (17)


  • PIÉD: Comme la jambe il symbolise la marche vers le ciel. La main sur le pied signifie le contrôle de la démarche de spiritualisation. Se retirer l'épine du pied symbolise la lutte contre ce qui handicape pour aller au ciel.

    Contrôle de la marche
    Le contrôle de la marche passe par la lutte contre son vice (le pied en maîtrise/ dominance), c'est une épreuve (rinceaux)
    LICHERES (16)


    Fleur de lys nouée et feuilles lancéolées pour le vice, en retirant ce vice la coiffure du tireur d'épine de MELLE s'ourle.


    PIÉDROIT: montant vertical encadrant un portail.



  • PILASTRE: support  terminé par une base ou par un chapiteau. Un pilastre est encastré dans un mur, tandis que la colonne est un élément isolé. La fonction du pilastre n'est pas de supporter l'édifice, mais est décorative.

    PILIER: Au sens propre une colonne supportant l'édifice, au sens figuré l'abbé ou l'évêque. (Voir ÉCHILLAY: l'engouleur)

    Pilier écrasant ses ennemis
    Saint-André de BAGÉ.
    Le pilier de l'Église a pour mission de maîtriser ou écraser ses ennemis
    Pilier écrasant ses ennemis
    Genève.
    Le pilier de l'Église a pour mission de maîtriser ou écraser ses ennemis: ici la pseudo fleur de lys.
    Pilier dévoré par ses ennemis
    Saint-Hypolite
    Ce pilier de l'Église, abbé ou évèque, se fait dévoré par ses vices.


    POITRINE: les mains sur la poitrine comme pour se protéger ou protéger sa foi, signifient le contrôle de soi, la volonté d'agir, le refus de nourrir des passions et le sculpteur symbolise ainsi la vigilance. XIe. (ARB) 


  • mains sur la poitrine à GENOUILLÉ (17)
    à GENOUILLÉ (17)

    CHAMPDOLLENT
    L'inverse à CHAMPDOLLENT : nourrir ses passions

     

  • POITRINE: des serpents ou animaux assimilés au "Malin" que le personnage allaite aux seins, symbolise le goût pour la sexualité, l'entretien du vice. Ce personnage ou cette âme nourrit ses passions. XIe. (ARB)

  • MONTJAUX
    Ce moine semble les repousser, il se fait mordre.
    MONJAUX

    MAILHAT
    Cette âme au contraire les fait téter, remarquez l"X".
    MAILHAT


  •  POMME de PIN : symbole de reproduction et de fertilité, très représenté au XIe siècle. (DdS)


  • BESSUEJOULS
    BESSUÉJOULS
    Âmes de moines dans les épreuves (fleurs de lys et pommes de pin).

    MELLE-SAINT-HILAIRE
    MELLE SAINT-HILAIRE
    Des quadrupèdes simiesques devant le symbole de la reproduction.


     

  • POISSON :  Pour le signe zodiacal ils sont reliés par un lien. Sinon ils sont peu représentés et sont très probablement une résurgence du symbole antique du chrétien. En effet durant les premiers siècles du christianisme, l'allégorie "ICHTHIS"était très représentée dans les catacombes, elle signifiait selon Eusèbe en grec: "Jesous-CHristos-THeou-Yios-Soter" soit:" Jésus Christ Dieu Fils Sauveur". (Je n'ai pas trouvé de place pour le sens donné par ARB qui voit dans le poisson le symbole de ce qu'on ne voit pas: le moi profond.)  Le poisson pourrait représenter le chrétien né spirituellement par le baptême ou la conversion (à Marignac, à Corme-Royal et Puyperoux ainsi qu'à St Germain-des-Prés et ailleurs, une sirène tient un poisson)

  • sirènes à MARIGNAC (17)

    MARIGNAC (17)
    Les sirènes tiennent des poissons dans leurs mains, lesquels sont becquetés par des oiseaux qui leurs montrent le retournement ou la conversion.

    Si les poissons sont les chrétiens la sirène avec ses trois feuilles sur la tête est un symbole très fort spirituellement:  l'Église ?, la beauté spirituelle, la vie éternelle?....compte tenu des autres chapiteaux de sirènes j'ai retenu la
    BEAUTÉ SPIRITUELLE comme le symbole des sirènes "sereines"

    ALBENGA
    ALBENGA
    Triquette de poissons réunis par leurs têtes.
  •  

    MOISSAC

    Parmi les signes zodiacaux, seuls quelques uns sont représentés hors des zodiaques. Celui-ci est un des plus courant; est-ce le symbole des moines qui allaient par deux, un jeune guidé par un ancien. L'un aiderait l'autre à effectuer son retournement, ou conversion.
    MOISSAC

    LA GODIVELLE
    Un couple et deux poissons unis par leurs queues, formant le signe du bélier et un petit qui se dirige vers le bon côté.
    La GODIVELLE
  •  
  •  Plus énigmatique :


  • LAGRAULIERE (19)
    LAGRAULIERE (19)
    On retrouve cette même représentation
    en Gironde.
    Etre chrétien est une lourde charge?

    SAUJON (17)
    SAUJON (17)
    L'un porte un poisson, l'autre un outil pour travailler la terre. L'un travaille la terre, l'autre les eaux, pour sa nourriture? Suite au péché originel...?


    BELHADE (33)
    La pêche miraculeuse?


  • PRIEURÉ: établissement dépendant d'une abbaye dirigé par un prieur.
  •  
  • PSEUDO FLEUR de LYS: Terme inventé par votre serviteur qui est l'opposé de la fleur de lys symbole de pureté ou chasteté. Voir Fleur de LYS.
  • MAURIAC
    Les queues terminées en pseudo fleur de lys saisies par le couple à MAURIAC.
    L'aiguilhe
    Le PUY l'AIGUILHE
    Nouées
    SOULAC
    SOULAC (33)
    Entre les branches du "V" du signe du bélier

    AULNAY
    AULNAY
    Le vieil-Homme, les pseudo fleur de lys nouées, en cage avec le symbole de la règle et la feuille creuse.

  • PSYCHOMACHIE: une oeuvre du poète chrétien Prudence (348-405) qui met en scène le combat entre les figures allégoriques des vices et des vertus ou le combat que l'âme doit accomplir. La plupart de ces sculptures du XIe relèvent de ce même thème.

    PURGATOIRE: motif absent (ainsi que les LIMBES) puisqu'il n'existe pas encore.. aucun texte ne le valide, mais la tradition ou des traditions faisaient état d'une expiation des fautes en attendant le jugement dernier. On en parle peut-être vers 1170 (espurgatoire dans un écrit de Marie de France _ 1160- 1220) mais il ne sera décrété qu'en 1254. Le purgatoire est représenté sur les tympans, lesquels n'existent pas en Saintonge, c'est là où l'âme de chacun expie les péchés pour lesquels elle n'a pas reçu absolution. Le purgatoire règle aussi le sort des âmes des morts non-baptisés, et comme l'on ne baptisait que des catéchumènes, les cas étaient fort nombreux. Odilon déjà en 1030 avait instauré un jour de commémoration des morts, le 2 novembre, lendemain de la Toussaint. Les moines pratiquaient aussi les prières pour leurs membres défunts, ils se communiquaient leurs noms par les "rouleaux des morts" aux fins que leurs confrères prient pour l'âme de ceux-ci. Pour chaque moine passé à trépas, les clunisiens faisaient dire un nombre considérable de messes. Les messes et prières sont sensées adoucir le sort de ces âmes.  
    • Q

    QUATRE: c'est le chiffre du terrestre opposé à trois (symbole de la Trinité) le chiffre du ciel. (DdS) J'écarte les versions délirantes: 4 éléments: l'eau, la terre, l'air et le feu, ou encore les 4 points cardinaux, les 4 saisons, les 4 âges de la vie, les 4 humeurs du corps, les 4 vertus cardinales de l'âme, les 4 sciences du quadrivium etc... que les érudits sont allés chercher chez Honorius d'Autun (1080-1157) qui enseignait et vulgarisait à partir du XIIe. L'on retrouve bien sûr de telles représentations comme les 4 fleuves mais dans des scènes plus explicites et plus tardives. Par contre le carré est hyper-représenté au XIe, il symbolise le terrestre, le sol qui est maudit depuis la Genèse et est l'opposé du ciel. De nombreux cercles et carrés imbriqués symbolisent l'incarnation. (Voir carré)


  • Des carrés orientés au sol à MENET
    Le singe cordé: la sexualité à maîtriser.

    Tête carrée à St-GEORGES des COTEAUX (17)



    Un carré dans un cercle à AULNAY (17) : C'est probablement  la reprise stylisée du thème des vices et vertus du dessus:
    Le cercle ( ici 4 vertus) emprisonne les quatre vices que l'on voit au-dessus. (Scène des vertus avec les armes de la foi écrasant les vices.)
    Les quatre vices forment un carré.

  •  
  • QUADRUPÈDE: Le passage du quadrupède (créature terrestre) à l'oiseau (créature céleste) ou autre symbole hautement spirituel est une constante de l'art roman. Voir LÉONIN , TÊTE d' OISEAU, SIRÈNE.
  •  
  • ALBIGNAC
    ALBIGNAC (19)
    Un léonin à tête de paon

    NIEUL les SAINTES
    NIEUL les SAINTES (17)
    L'évolution vers le spirituel

  •  
    QUEUE: XIe. Motif omniprésent et essentiel ! C'est le recoin du "vieil homme" qu'il faut absolument dominer ! Une queue maîtrisée passe entre les pattes et s'oriente vers le ciel. (Invention des sculpteurs pour faire la différence avec le lion animal sans symbolique).  La queue est le symbole de ce qui est difficile à maîtriser en chacun de nous. (ARB). Généralement il s'agit de la sexualité, la force virile/valeureuse, surtout lorsque cette queue a la forme d'une lance (lancéolée: un symbole phallique). C'est un symbole essentiel pour comprendre les chapiteaux du XIe.
    •  
  • léonins à ANNEPONT (1)
    ANNEPONT (17): Une queue orientée vers le ciel et se terminant en feuillage est un signe de renouveau...ou nouvelle vie spirituelle pour cette âme très animale !

    queue maligne à BLANZAC-les-MATHA (17)
    BLANZAC les MATHA (17):
     Le train arrière de cette âme, est celui d'un
    rampant dont la queue descend plus bas que
    le corps, en effet les pattes avants ne portent  pas sur l'astragale... les ailes forment un X...

    Queues lancéolées MIGRON (17)
    MIGRONS  (17)
    Autre type de queues non maîtrisée,
    elles sont lancéolée tournées vers le sol et
    les pattes forment un "X"

    MAURIAC
    MAURIAC
    La femme, le danger pour la corde représentant la communauté. La femme et le serpent sont indissociables à l'époque.
    CHAUVIGNY
    CHAUVIGNY
    Le problème de cette âme qui veut s'en sortir, au vu de sa barbe qui s'ourle!
    ARS sur GIRONDE
    ARS sur GIRONDE
    Le combat spirituel se prolonge au plus profond: dans les queues du volatile et du léonin.

  • LE BOUT DE LA QUEUE : Bien regarder le bout de la queue donne souvent la clef pour décrypter le sens de la scène. 
  •  
  • ECHILLAY (17)
    La queue en ruban perlé (la règle) vient titiller la tête de ce bouc (l'abbé qui menace la communauté à Échillay), de plus un oiseau lui porte un message à l'oreille.
    ECHILLAY (17) (voir Engouleur)

    SAINT LEONARD de NOBLAT (19)
    Cette âme déclinée en un personnage et ses vices, s'accroche à la queue lancéolée ! Pas d'avenir serein pour elle !
    SAINT-LÉONARD de NOBLAT (19)
    • R 

    RÈGLE: XIe. C'est la "constitution" d'un ordre monastique. Elle est représentée par un RUBAN PERLÉ (ARB). Dans la règle de St Benoît, un seul voeux est demandé à l'impétrant celui de fidélité à l'abbé lequel lui demande de se convertir intérieurement...


    TOULOUSE
    Les épreuves crachées par le Malin sont la règle.
    Remarquez l'alternance des motifs carrés et ronds indiquant la double possibilité de l'issue des épreuves, ici la règle.

    CORME-ÉCLUSE
    A Corme-Royal (17) Les épreuves symbolisées par un gigantesque rinceau en ruban perlé sont la règle.
    Le zodiaque dont ce serait la place habituellement ici, est remplacé par les travaux spirituels des moniales.
    Remarquez la chaîne humaine sur l'archivolte.


    •  

    RETOURNEMENT: XIe. : C'est la gymnastique que chacun doit opérer pour trouver son salut et qui consiste à orienter vers le haut tout ou partie du corps, donc de soi. C'est l'aboutissement du chemin spirituel. Les sculpteurs représentent cette démarche par des acrobates qui tournent leurs membres ou autres parties de leurs corps vers le ciel. C'est le symbole de la conversion intérieure. (ARB). Voir ACROBATES , CONVERSION.

  •  
  • AULNAY
    RETOURNEMENT à AULNAY (17)
    (Modillon)

    SAINT COUTANT (17)
    SAINT COUTANT  (17) Un pèlerin qui marche vers le ciel.

    A NIEUL les SAINTES, ci-contre, le sculpteur nous montre une évolution,
    un RETOURNEMENT.
     D'animal sous l'emprise du Malin dans le premier tableau à gauche, l'âme prend conscience de la pureté (la fleur de lys du deuxième tableau), puis l'âme prend une tête plus spirituelle: celle d'un oiseau.
     Le sculpteur nous offre de face un retournement. Il montre aussi le lissage des ailes avec le ruban symbole de la règle bénédictine.
    L'âme en recherchant la chasteté, a gagné une tête d'oiseau et mieux encore des ailes !
     Une boucle entre ses ailes et le bec nourricier indique que cette âme se nourrit de spirituel et qu'ainsi elle va donner naissance à une nouvelle âme....comme le laisse suggérer cette sculpture qui évoque un accouchement ! Splendide !

    NIEUL LES SAINTES
    NIEUL les SAINTES   (17)

    SAINT-JULIEN-du-SERRE
    Retourné il s'accroche à l'astragale (l'Église) et marche vers le ciel.
    AULNAY
    AULNAY (17)
    Le MOINE a fait son retournement, il maîtrise sa marche vers le ciel (main sur ses jambes)
     à droite le sculpteur montre que la spiritualité (les oiseaux) ont emprisonné la FEUILLE CREUSE orientée vers le sol, symbole sexuel féminin.
    Le thème biblique à la croisée du transept d'AULNAY est celui de Samson qui se fait tondre par Dalila, or sa chevelure était la force du oint de Dieu.


    RIEN, NÉANT ou la MORT SPIRITUELLE: Au XIe l'enfer n'est pas représenté, les sculpteurs montrent parfois le NÉANT qui attend l'âme, le schéol de l'ancien testament. La mort spirituelle est évoquée parfois avec un chapiteau vide, dont le tailloir montre des dents de scie. (Voir Enfer)



    • Un chapiteau volontairement nu sous les dents de scie 

      SAINT MANDÉ sur BRÉDOIRE
      Un chapiteau nu sous des dents de scie, fait face à une feuille creuse orientée vers le sol à Saint-Mandé sur Brédoire (17).

      St Julien du Serre
      Saint- Julien du Serre (07)

      GUITINIÈRES (17)
      GUITINIÈRES (17)
    •  

      AULNAY
      Une autre façon choisie par le sculpteur pour représenter celui qui n'est plus rien,
      le mort spirituellement parlant, il n'a plus de visage, il n'est plus rien.
      AULNAY (17)

      St MANDÉ sur BRÉDOIRE
      Une autre façon de représenter le néant.
      St MANDÉ sur BRÉDOIRE


    RINCEAUX: XIe et XIIe. Motif dont chaque ondulation est orné d'un motif recourbé. Symbole du cheminement spirituel de l'âme, avec ses écueils et chutes qu'il faut vaincre ou dominer pour aller au ciel. Les rinceaux sortent souvent de la gueule d'un léonin représentant le "Malin" source des tentations  (c'est le "délivre nous du Mal" du notre Père récité plusieurs fois par jour à l'époque...).

  • rinceaux à COLOMBIERS (17)
    COLOMBIERS (17):  personnage luttant dans les rinceaux sortant de la gueule des léonins dans les angles. Dans le 
    tailloir l'entrelacs indique que ce parcours est salvateur...

    épreuves à VAUX SUR MER (17)
    Au musée des Augustins de TOULOUSE un léonin crache des rinceaux, dents de scie (mort spirituelle) ou entrelacs (vie éternelle) sont l'enjeu.

    AULNAY
    AULNAY (17)

  • ROSACES : XIe, sculpture de forme florale, type rose ou chrysanthème, qui peut s'inscrire dans un cercle. Voir cercle.


  • Saint-Eutrope église haute
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  • ROSACES : fin XIIe et XIIIe Ensemble de vitraux formant une ouverture cylindrique au dessus d'un portail d'une cathédrale.

  • ROUES: Je ne vois pas des roues celtiques à 6 rayons pour le soleil ( TARANIS ou JUPITER) ou 8 rayons pour la lune, mais des roues à 6, 7, 8 et plus!
    •  
    • CORME-ROYAL
      CORME-ROYAL (17)
      C'est la roue du pilori, attribut de Sainte Catherine.

      CRUAS (07)
      CRYPTE de CUAS (07)
      Motifs wisigothes

      MONTILS une roue
      MONTILS (17) Une simple roue de charette.

       

    ROUE crantée: symbole de Sainte Catherine martyrisée (tardif en façade) sur une roue de pilori le 25 nov. 307, pour avoir refusé de se marier à un infidèle. Voir ci-dessus.

    •  
    • SACRIFICE d'ABRAHAM: une des rares représentation d'une scène biblique représentée au XIe. Abraham par amour ou plutôt crainte de Dieu est prêt à sacrifier son fils. Symbole d'obéissance à Dieu. C'est le thème de l'épreuve demandée par Dieu à ses préférés. (ARB) La scène  montre jusqu'où l'attachement des hommes à servir  Dieu doit aller !! Abraham ira jusqu'à sacrifier son fils, mais la main de Dieu le retient au dernier moment et Isaac sera remplacé par un animal. (Le premier né d'Abraham est Ismaël qu'il a eut avec sa servante Agar, c'est lui qui est sacrifié pour les musulmans, le premier né avec son épouse Sarah est Isaac, c'est lui pour les juifs_ Genèse XVI). Abraham est le père commun aux trois religions du livre. Selon la tradition juive, le sens du sacrifice serait: ISAAC un adulte de 37 ans, est consentant et porte lui-même le bois de son bûcher sacrificiel. Il veut offrir sa vie à Dieu , cette voie étant plus aisée que de respecter la loi de Dieu et de son père Abraham. Dieu intervient, pour signifier que ce n'est pas cela qu' Il attend, et qu'il faut vivre selon les lois divines dans les épreuves... Le scrifice d'Isaac est le nouvel an juif.

    SAINT ANDRÉ de BAGÉ
    SAINT-ANDRÉ de BAGÉ
    GENEVE
    GENEVE
    Serait-ce ici Ismaël, Isaac le plus jeune?
    •  
  • SAGITTAIRE: Tardif. Le Sagittaire possède un arc et tire une flèche. Il vise un objectif spirituel souvent un cerf symbolisant le Christ ou la sainteté, ou la vie éternelle et parfois le contraire. Quand ce n'est pas le signe zodiacal, le sagittaire représente l'âme qui vole comme la flèche vers sa conversion d'être plutôt terrestre (c'est-à-dire ayant un corps animal) en être spirituel. C'est un symbole tardif. Voir CERF.

    • BIRON (17) le sagittaire
      Le Sagittaire de BIRON (17) en façade vise un cerf, symbole tardif représentant le Christ.

      Sagittaire à AUBETERRE (17)
      Le Sagittaire d'AUBETERRE (17) vise une tête de cochon, nourriture du corps
      et sa flèche est en train de s'enflammer, ainsi que sa queue!
      Pauvre de lui, il s'est trompé de nourriture !

      ESTELLA SAN PEDRO
      ESTELLA SAN PEDRO
      La sirène oméga est l'objectif.
      SERRABONE
      SERRABONE
      Le cerf est l'objectif du moine sagittaire, encore loin de la spiritualité.
    •  

    SAINTETÉ (signe de; ou TRISAGION):  Du Ve au XIIe. SCS, SCA abréviations de S(an)C(tu)S ou S(an)C(t) A, surmontées d'un tilde; qui se rencontre sur les fresques et icônes, surtout en Espagne et en Orient.


    MANAC
    MNAC
    Je n'ai pas trouvé d'explications pour le nombre de barres. (Miracles attribués?)
    MNAC

    SAINTETÉ : Très représentée. Elle est assimilée à la virginité et à la CHASTETÉ au XIe. 

  • CHATEAU-LARCHER
    JOU sous MONJOU
    Non ce n'est pas le sacrifice d'Abraham !
    C'est la suite logique du verset "Soyez saints..." ci-dessous.

    CHATEAU-LARCHER
    CHÂTEAU-LARCHER
    Feuille creuse  nouée (chasteté)  becquetée par des volatiles.
    JOU-sous-MONJOU (15)
    JOU sous MONJOU (15)

    C'est le sacrifice du membre viril qui barre le chemin de la SAINTETÉ et non d'Isaac !
    Remarquez les signes du bélier et les dents de scie.


    "ESTOTE ERGO SANCTI QUIA EGO SANCTUS SUM DICIT DOMINUS"
    "Soyez SAINT, car je suis SAINT, moi l'Éternel votre Dieu"

    Non ce n'est pas le verset 15 de l'épître de Pierre, mais un verset du chapitre XVIII du Lévitique.

    Pour Pierre la sainteté c'était l'amour des uns pour les autres, dans le Lévitique ce chapitre tourne autour des déviations sexuelles.
     Les clercs n'ont retenu que la sainteté version Lévitique: sainteté synonyme de chasteté au XIe.



  • SAMSON et DALILA : Scène représentée en détail à AULNAY (17) Voir l'histoire et ses belles sculptures, que vous aurez du mal à voir sur place vu leur hauteur; sur ce site à AULNAY de SAINTONGE.
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  • SAMSON combatant le LION : Scène hyper-représentée. Elle symbolise la lutte intérieure contre la force virile/valeureuse. Message destiné aux officiants.
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  • ALBIGNAC (19)
    ALBIGNAC (19)

    MOISSAC
    MOISSAC
    YDES
    YDES
    CASTELNAU (33)
    CASTELNAU


     

  •  

    • SATAN: tardif. On ne trouve pratiquement pas de SATAN au XIe, ni de flammes de l'enfer. C'est l'ère gothique qui le montrera avec ses démons hideux et les flammes de l'enfer. Voir MALIN. Le sculpteur du XIe montre surtout des vices ou tendance au péché qui sont en nous ou que le Malin exogène nous inspirent. Le SERPENT est alors très représenté. (Voir le tympan de CONQUES sur ce site qui montre l'évolution vers le concept d'enfer représenté au XIIe)

    ALBIGNAC
    ALBIGNAC (19)
    Une âme en prise avec un serpent à la croisée du transept.


    VEZELAY
    Démon exogène.

    DIENNE
    DIENNE
    Une âme fluette devant l'adversité, encore un serpent craché par un démon!
    CORME-ÉCLUSE
    CORME ÉCLUSE
    4 démons comme celui-ci règnent à la croisée du transept.

     

    • SCULPTEURS : Ils écrivent souvent mal, comparativement à leurs oeuvres! Ou bien on a voulu perpétrer leur nom en le gravant à posteriori.

    DURAVEL
    DURAVEL
    "BERNARDUS"

    CRUAS
    CRUAS
    "HAIRBODUS",  probablement un moine.

    •  


      CLA (clés) LUX et le E de JESUS est à l'envers, volontairement ?
      LANOBRE (15)


    •  
    • SÉPULTURES: le XIe voit une mutation des usages funéraires, dont les traces sont rares entre le VIIIe et le Xe (Pillages? ou régression des cultes?). Les nécropoles sont abandonnées et les sépultures se groupent près des Saints et de l'église. Les riches réutilisent des sarcophages ou en font fabriquer, avec une cavité caractéristique du XIIe pour loger la tête. Les sépultures des pauvres ne comportent que des parois et un couvercle en ardoise et/ou brique. On oriente les sépultures vers le levant. 

    CONQUES
    CONQUES
    AUBETERRE sur DRONNE
    AUBETERRE sur DRONNE

    • SÉRAPHINS et CHÉRUBINS: très représentés fin du XIIe entourant le trône de Dieu ou du Christ, principalement sur les fresques. On les reconnaît à leurs 3 paires d'ailes. Voir CHÉRUBINS

    • SERPENT: le serpent est le symbole de la puissance du mal inspiré par Satan. Il est représenté en "Mauvais" ou "Mauvais conseillé" qui parle souvent à l'oreille. C'est le symbole de la tentation que nous écoutons volontiers. ADAM et ÈVE l'ont écouté et ont été chassé du paradis terrestre.
    •  
    •  LA CLISSE
      La CLISSE  (17)
      Serpent dominé par celui qui ne l'écoute pas et le repousse. Maîtrise  totale le moine s'assoit dessus!

      ARVERT boucle serpent
      ARVERT (17)
      Il sort de la bouche et parle à l'oreille
      formant ainsi une boucle, montrant que le démon l'habite entièrement.

      JERSEY
      ÎLE de JERSEY
      Deux serpents noués l'un à l'autre. 


    •  
    • SERPENT d 'AIRAIN: je n'ai pas trouvé trace du "serpent d'airain" sur les chapiteaux saintongeais.
    •  
    • SEXUALITÉ: le leitmotiv des conciles depuis 1049 étant le célibat et la chasteté des officiants et des moines, le sujet est traité en sculpture de manière plus ou moins évidente. Le plus souvent au travers de motifs floraux, mais il n'est pas rare de voir des représentations crue même sur des chapiteaux. La connotation de luxure ou débauche n'est probablement pas la notion principale, qui serait plutôt fécondité et chasteté. (Le voeux de chasteté n'est pas encore inscrit dans la règle bénédictine). Voir aussi  COUPLE,  SAMSON, CHASTETÉ...
    •  
    • LA CLISSE
      LA CLISSE (17), un serpent en guise de chevelure: le sexe féminin hante et/ou harcèle ces hommes ...qui résistent ( feuille creuse contenant des feuilles orientées vers le ciel, symboles de chasteté)
      Remarquez les 4 pastilles rondes pour la fécondité...et les ailettes aux bras pointant vers le ciel !

      LA CLISSE
      LA CLISSE (17): feuilles creuses tournées vers le sol avec des noeuds.
      Remarquez le symbole phallique (pseudo fleur de lys) accroché à l'X.
      Je propose un appel à la chasteté pour ce chapiteau.

      LUPERSAT
      LUPERSAT
      Danger pour le clerc.
      SAINT SULPICE DE MAREUIL
      SAINT SULPICE DE MAREUIL
      Des "X", un personnage féminin dont la sexualité est l'activité, des bras qui montrent l'innocence, des jambes qui sont prioritaires?
      MENET
      MENET
      Il y a beaucoup de champignons en Auvergne, mais pas que...
      En fait une leçon de choses !
      MENET
      MENET
      La corde de la communauté (couple), l'oiseau pour la naissance d'une âme et la spiritualité (le volatile pour Dieu donne la vie), car il s'agit plus de fécondité que de luxure.
    •  
    •  
    • SINGE: C'est le vice de la luxure. Il est souvent tenu en laisse _ le SINGE CORDÉ très courant en Auvergne _ pour signifier la maîtrise sur ce vice. Il n'y a pas de singes cordés en Saintonge.  Leur territoire de prédilection est le Massif Central. En Saintonge l'équivalent est représenté à Vaux-sur-Mer par un Ours. Voir OURS.
    •  
    LANOBRE
    LANOBRE
    Singe maîtrisé ou domestiqué.

    LANOBRE
    LANOBRE
    Remarquez la gymnastique pour montrer un "X" avec les bras (actions)

    DROITURIER
    DROITURIER
    Les attributs du singe et bien sûr le serpent.

    • SIRÈNE SEREINE : XIe. Le plus souvent une femme à chevelure longue qui généralement maîtrise sa queue de poisson écailleuse dirigée vers le ciel. Est-ce le symbole de l'épouse mystique du Christ, c'est à dire l'Église ?  Est-ce le symbole de la beauté mais spirituelle qui ouvre les portes d'une nouvelle vie, de la vie éternelle? Est-ce la vie spirituelle opposée à la vie terrestre ? Est-ce une sorte de reine des eaux du ciel? Est-ce lié au baptême ou à la sainteté ? En tous cas c'est un symbole de haute valeur spirituelle. J'ai retenu "Beauté Spirituelle" assez générique. En Saintonge la plus belle est au milieu du choeur à Saint Eutrope de Saintes ou elle tient compagnie à des  lions qui viennent d'acquérir leurs têtes d'oiseaux et lissent leurs plumes des ailes. A Marignac elle tient des poissons, entre des volatiles becquetant une feuille grasse, à Corme-Royal elle est allongée parmi les Saint(e)s et Martyrs et semble les protéger. La sirène romane n'a rien à voir avec la sirène gothique arborant peigne et miroir; celle-là est symbole de séduction!

  • SAINTES
    Sirène sereine de SAINTES
    SAINT EUTROPE de SAINTES (17)
    Maîtrise, remarquez la chevelure torsadée.
    CHAUVIGNY
    CHAUVIGNY
    Sous des entrelacs, dans une spirale dont les carrés se terminent en symbole cruciforme que l'on retrouve sur le livre des élus.

    FONTEVRAUD
    FONTEVRAUD
    Elle maîtrise sa queue d'une main et présente une hostie de l'autre.

    •  
    • SIRÈNE "oméga": la sirène oméga est bicaudale, je propose le même symbole, associé à la vie éternelle (oméga)

    LA CALADE
    LA CALADE
    Les jambes feuillues signe de vie en forme d'oméga.
    BERNIS
    BERNIS
    Sous des entrelacs, à droite du portail.
    ESTELLA
    ESTELLA
    Visée par la flèche du Sagittaire à droite du portail.
    •  
    • SIRÈNE de Gellone: elle ne maîtrise rien car dépourvue de membres, elle se fait exorcisée par Marie. Cette illustration est probablement la source de la connotation négative des sirènes.

  • GELLONE
    Sirène du manuscrit de GELLONE
    Elle ne maîtrise rien, elle est sans bras, et est donc passive. Ici elle  et se fait exorciser par la Vierge Marie.

    •  
    • SIRÈNES selon ARB : ce serait le symbole de ce qui évolue dans notre inconscient pour guider notre âme et nous aider à contrôler en profondeur notre démarche. Ce n'est pas contradictoire avec ma proposition mais je persiste, la sirène est un symbole de perfection en spiritualité jusqu'au XIIe.

    • SIRÈNES dès mi XIIe à XIIIe dans les cathédrales: ses attributs peigne et miroir, en font une tentatrice, elles ne protègent plus le chrétien et deviennent donc négatives, se préoccupant de la beauté extérieure plus que spirituelle.

    • Sirène gothique:
      La sirène devient celle d'Ulysse, elle tient des objets de séduction et cherche à séduire, beauté physique plutôt que spirituelle.
      St-Front sur Nizonne (24)
      SAINT-FRONT sur NIZONNE (24)
      A gauche sur un portail, cette sirène qui pourrait montrer un changement de paradigme?
      NOALHAC (19)
      NOALHAC (19)
      Elles ne tiennent pas leur queues mai leurs chevelures, attribut de la beauté physique. Les bras (actions) sont en "X".

       
    •  
      SIRÈNES autres :
      XIe. Certaines sont mâles, certaines tiennent au-dessus de leurs têtes une sorte de voile. Une étude sérieuse reste à faire sur le sujet des sirènes...(Voir mon ébauche sur ce site)
    •  
    • BUSSIERE-BADIL
      BUSSIERE-BADIL (24)

      Une sirène mâle au vu de ses moustaches, tient fermement dans sa main sa queue, qu'indique sa chevelure féminine qui semble former un "X" 

      SAINT RESTITUT
      SAINT-RESTITUT
      La sirène tient dans sa main ce qui ressemble à un maillet.
      La symbolique m'échappe, peut-être apporte elle le maillet au sculpteur pour qu'il puisse faire des chefs-d'oeuvre?

      Sirène
      ÎLE de JERSEY
      Elle déclame son innocence...
      Est-ce suffisant?


    • SPIRALE: Voir VOLUTE. XIe. C'est le symbole d'un début ou recherche de spiritualisation, d'une démarche de "recentrage", très employé dans les sculptures. (ARB)
    •  
    • COLOMBIERS
      A COLOMBIERS (17), les cheveux de ce personnage se bouclent en volutes... écoutant l'enseignement des oiseaux, les messagers du ciel...


      barbus à AVY (17)

      AVY (17): l'apparition d'une troisième barbe en spirale entre la barbe bifide, débloque la marche de ce  "vieil homme" .
      (Les jambes se décroisent...la marche vers le ciel n'est plus compromise)

    •  
    • STALLES: (gothique) rangées de  fauteuils en bois, de part et d'autre du choeur, réservés aux chanoines ou moines qui officient. Le siège en position relevée comporte une console appelée MISÉRICORDE très souvent sculptée par dessous.
    •   
    CONAC (17)
    CONAC  
    Les sièges sont baissés pour la position assise.

    GENEVE
    GENEVE
    Siège relevé, le moine âgé paraissait debout en s'appuyant sur la miséricorde.


    • SYMÉTRIE: les sujets affrontés, adossés, opposés ou symétriques sont nombreux sur les chapiteaux romans. C'est le résultat d'une contrainte géométrique dans l'esthétique mais le sculpteur ne se prive pas d'en user symboliquement.

    MARIGNAC
    Entre deux chapiteaux identiques, montrant des oiseaux becquetant des feuillages, cette symétrie n'indique pas que les sirènes, sont négatives, au contraire, elles appellent les chrétiens (poissons) à se convertir (retournement).

    • T

    • TAILLOIR: partie supérieure d'un chapiteau. Le tailloir porte généralement des bandes ornementales qui orientent sur le sens de la scène sculptée sur la corbeille. Des escaliers à gravir (persévérer), des entrelacs (bon pour la vie éternelle), des rinceaux (épreuves à surmonter), des dents de scie (danger de mort spirituelle), des carrés (terrestre), des ronds (céleste), des billes, billettes ou boules (perfection), des motifs oposés (choix à faire), des palmettes, des étoiles ... 




    ÉPREUVES (rinceaux)
    VIE ÉTERNELLE
    CÉLESTE
    PERFECTION

    CIEL




     

     Carrés pour le TERRESTRE opposé au ciel.
     

    ÉCHILLAY 
    CHOIX_COMBAT SPIRITUEL

    MORT SPIRITUELLE


    MAUVAISE VOIE
    Marches d'escalier
     
     
    PROGRÈS à FAIRE
  •  
  • Les TAILLOIRS sont inspirés de l'art antique:

  • TAILLOIRS ROMAINS
    TAILLOIRS ROMAINS
    TAILLOIRS-antiques_01
    ANTIQUES
    TAILLOIRS ROMAINS
    TAILLOIRS ROMAINS
    Remarquez que la fleur de lys existait déjà.
  •  
  •  TAPISSERIE de BAYEUX: Broderie du XIe de 70 mètres de long, sur laquelle se retrouvent les mêmes symboles que sur les chapiteaux du XIe, sur les frises supérieure et inférieure .Elle décrit des faits allant de la fin du règne du roi d'Angleterre Édouard le Confesseur en 1064 à la bataille d'Hastings en 1066, dont l'enjeu était le trône d'Angleterre promit à deux prétendants.

  • Remarque la queue des griffons passant entre les pattes, les ailes aux pattes...l'air de famille !
    Voir le développement sur ce site

  • TAU : jusqu'au XIe c'est le bâton de dignitaire en forme de "T" des abbés et évêques. Il devient CROSSE au XIIe.

  • CHARROUX
    TAU de GERAUD vers 1022


  •  TEMPLE de la RAISON:  Église reconvertie pour y célébrer le culte de l'être suprême des montagnards déistes (printemps 1794-été 1794). Le principal instigateur du culte de l'être suprême fut Robespierre.
    Ce culte se voulait une expression des idéaux des Lumières : liberté (d'expression, de pensée, etc.), égalité (contre les privilèges associés à la royauté). L'île Madame servit de prison aux prêtres réfractaires, dont bon nombre s'exilèrent.
  • temple de la raison

  •  
    • TÊTE remplaçant une gueule: Typique du XIe. Une tête humaine se retrouve souvent à la place de celle d'un animal, c'est pour bien montrer qu'il s'agit de nous ou de notre âme, laquelle aurait grand besoin d'évoluer, car encore très animale. (ARB)

    OLRON
    MARESTAY

    SAINT-JULIEN du SERRE
    SAINT JULIEN du SERRE

    •  
    • TÊTE tournée vers l'arrière: XIe. Début de retournement (AD). Un regard en arrière pour s'assurer que l'on ne laisse pas derrière soi d'amers regrets et que le bon choix est fait.(ARB)
    •  TÊTE carrée: Typiquement XIe. C'est le symbole du "vieil homme" encore ancré dans les biens terrestres, il doit évoluer vers plus de spirituel. Ci-dessous il acquiert une tête d'oiseau. Voir CARRÉ.

    • TÊTE d'oiseau sur un LÉONIN: Assez courant en SAINTONGE. C'est une étape intermédiaire entre le comportement encore animal et le résultat d'une démarche vers la spiritualité. C'est un symbole de progrès et de bonne voie pour la marche vers le ciel. L'étape suivante est souvent la consolidation des acquis représentée par le lissage des ailes.
  •  

    SAINT GEORGES DES COTEAUX

    A gauche têtes carrées et queues lancéolées dirigées sous l'enseignement de volatiles: combat spirituel
    Au centre Tête carrée, consolidation des acquis par le lissage des ailes gagnées aux pattes puis tête d'oiseau... résultat d'un combat spirituel réussit...
    et à droite queues maîtrisées et de nouveau le combat spirituel ... car le Malin  veille au grain!

    SAINT GEORGES des COTEAUX (17)


  •  
      • TÉTRAMORPHE: Typiquement XIIe. Inexistant en Saintonge: représentation symbolique des quatre évangélistes: Mathieu (ange ou livre ou boeuf pour la  généalogie de Jésus dans son évangile), Luc (taureau ou boeuf), Marc (Lion) et Jean (Aigle) . Très commun en fresques et sur les tympans tardifs.

      CARENNAC
      CARENNAC (24)

      •  

      TORTUE: XIe. Symbole de sauvegarde et protection des acquis spirituels ou de la foi qui protège (comme le  CASQUE), souvent en modillons. (ARB)


      ILE d'OLERON
      ÎLE d'OLÉRON (17)

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      TORSADE (CHEVELURE TORSADÉE) :  Les dieux grecs avaient des cheveux torsadés. On les retrouve sur des personnages intemporels, ou du monde divin.

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    • Saint-Germain des Prés
      La beauté spirituelle

      SAINT GERMAIN des PRES
      Saint-Germain des Prés
      Le prêtre avec  l'hostie (Le Christ a une chevelure normale)

    SERRABONE
    SERRABONE
    A gauche le moine en vieil-Homme dans le péché et à droite dans le monde spirituel, il porte une coiffure torsadée.

      • TOURNOIS: ils furent condamnés sans grand succès par l'Église dès 1139 au concile de LATRAN II, ils ne sont pas représentés en Saintonge. 
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      • TRANSEPT: partie transversale entre le choeur et la nef d'une église, qui forme une croix. Généralement surmontée d'une coupole. Voir COUPOLE
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      • TRIFORIUM : Galerie au dessus du déambulatoire
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      • MONT SAINT MICHEL
        MONT SAINT-MICHEL



      • TRIFRONS: courant dès le XIIIe: En effet en 1215 le concile de LATRAN IV définit la trinité contre une autre interprétation qui gagnait des adeptes. Le Trifrons est un ensemble de trois visages symbolisant la Trinité avec quatre yeux en commun pour l'incarnation (du XIIIe au XVIIe) . Cette représentation fut interdite par le Pape Urbain VIII en 1628.Voir les trifrons saintongeais sur ce site. 

    • GENOUILLÉ (17) le trifrons
      Le trifrons de GENOUILLÉ (17) 

      • TRITONS: ( Historiquement des dieux grecs protégeant les navigateurs, ils vivaient dans l'eau). Terme employé par certains pour désigner les sirènes mâles, appelées aussi DRAKS (plutôt malfique). Il existe de très beaux couples de sirènes à Saint-Michel d'Aiguilhe (43) ainsi qu'à St Germain-des-prés (Paris). Voir SIRÈNES. Voir aussi le pdf sur les sirènes.

      SAINT-GERMAIN-des-PRES à PARIS
      PARIS église Saint-Germain-des-prés.
      Remarquez les palmes triples et la chevelure sur ce TRITON ou SIRÈNE.

      POITIERS
      POITIERS
       DRACK ?

    • TROIS: symbole de la Trinité et donc du céleste ou du divin par excellence.


      • TRUMEAU: Tardif. Pilier qui supporte en son milieu le linteau d'un portail ou d'une fenêtre. Il n'y en a pas en Saintonge. Ils sont généralement sculptés.


      • TYMPAN:  En SAINTONGE il n'y a pratiquement pas de tympan! Les spécialistes auraient pu nous instruire sur ce fait en y trouvant des raisons financières _ j'en doute vu les façades richement décorées _ ou phylosophico-religieuses voire une croyance déviante _ réminiscences wisigothiques lesquels occupaient le sud-ouest bien avant l'arrivée des Francs ?, refus du jugement divin punitif prêché par des ermites de tendances "hérétiques" ? refus du Christ juge ? Autre raison ? car il doit bien y en avoir une.

      • U / V



      VICES et VERTUS: fin XIIe et XIIIe. Thème tardif. Les vertus piétinent les vices dans les sculptures vers le troisième quart du XIIe siècle. C'est un des  éléments du mythique "Sermon Saintongeais" qui orne les façades  des églises d AULNAY de SAINTONGE, PERIGNAC, CHADENAC, PARTHENAY, CORME-ROYAL, ÉCHILLAIS, FENIOUX, VARAISE, PONT L'ABBÉ, FONTAINE d' OZILLAC...  Les vertus sont armées d'épées et boucliers comme les chevaliers et transpercent des vices qu'elles piétinent ...C'est la version évangélo-chevaleresque remplaçant au XIIe le combat spirituel représenté souvent par un carnassier dominé par un volatile au XIe.


      • CORME-ROYAL

        Vices piétinés par les vertus à CORME ROYAL  (17)

        AULNAY

        Vices et vertus (FIDES IDO LACRIM ?) FOI contre LARMES? et (CONCORDIA: DISCORDIA)

        ( Concorde contre discorde)

        à AULNAY  (17)

      •  
      • FONTAINE d'OZILLAC (17)
        FONTAINE d'OZILLAC (17)

      VIEILLARDS de l'apocalypse: XIIe. Prendre un barbu pour un vieillard peut être source d'une grave confusion. Dans le chapitre IV de l' Apocalypse, Jean raconte qu'il a vu Jésus assis dans sa gloire, entouré de vingt-quatre vieillards et de quatre animaux ailés: un lion (Marc), un  boeuf (Luc), un homme (Mathieu) et un aigle (Jean), (voir tétramorphe). C'est une manière de représenter la gloire de Dieu dans les cieux. L' Apocalypse n'est pas contée sur les sculptures romanes, point de sept sceaux, ni de sept cavaliers, ni de dragons à 7 têtes... ; les sculpteurs du XIIe siècle, n'ont gardé que quelques thèmes leur permettant d'évoquer la gloire de Dieu au royaume céleste,  surtout l'épisode des vieillards. Cependant nombre de représentations de barbus sont prises à tord pour ceux de l'apocalypse (AVY par exemple...)


      • VIEIL HOMME: Typiquement XIe. Qualifie l'homme qui renonce au spirituel au profit du matériel. Il est en nous et résiste à être dominé par "l'esprit" ou le "spirituel". Il nous handicape dans notre progression spirituelle. L'attribut du vieil Homme c'est sa barbe. Les sculpteurs  répètent inlassablement le chemin à parcourir pour passer du vieil homme à l'homme en marche vers le ciel. Parcours dans les rinceaux, écoute de la bonne parole, solidarité, vigilance, foi, refus d'écouter le Malin jusqu'à la conversion intérieure. Incitation avec le pèsement le l'âme («Vous étant dépouillés du vieil Homme et de ses oeuvres, et ayant revêtu l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé»; Colossiens 3, 9-10). (ARB)
    •  
    • TRIZAY
      TRIZAY  (17)
      De sa bouche sortent des liens, vraie maîtrise ou simulation?

      MARIGNAC
      MARIGNAC  (17)
      X, feuilles grasses dirigées vers la terre.

      • CIVAUX
        CIVAUX
        Il écoute ses vices

        CIVAUX
        Son frère
        AULNAY
        AULNAY
        A côté de ses vices
        PUYPEROUX
        PUYPEROUX
        Encadré de ses forces viriles.


      • VIERGES FOLLES et VIERGES SAGES: XIIe. C'est un autre élément du mythique "Sermon Saintongeais " traité au troisième quart du XIIe siècle. (voir la parabole en Mathieu §25, 1 à 13). Nous avons toute la vie pour nous préparer au royaume céleste, pour ceux qui auront fait leurs provisions, la porte du ciel sera ouverte pour les autres elle sera fermée ...  C'est un thème pour les moniales, qui sont les vierges, le Christ étant l'époux mystique. Sur les sculptures les vierges "folles" tiennent leurs lampes à l'envers (elles ont refusé la lumière) et elles penchent la tête, elles ne se sont pas préparées, elles ont vécu dans l'insouciance et la porte tenue par l'Epoux leur est fermée. Les vierges "sages" tiennent leurs lampes allumées (elles sont dans la lumière et l'huile symbolise la sagesse d'où "vierges sages"), elles se sont préparées et ont  leurs lampes remplies d'huile, la porte leur est ouverte. (Voir sur ce site le plus ancien texte poitevin avec le texte complet de la pièce qui se tenait sur le parvis des églises au XIIe siècle)

      • CORME ROYAL
        CORME ROYAL  (17)

        CORME-ROYAL
        CORME-ROYAL  (17), vierge tenant sa lampe renversée


      •  
      • VIGILANCE: XIe. C'est un thème récurant traité en long et en large au XIe: C'est le thème opposé à celui de la MAÎTRISE ...Au XIIe le thème de la vigilance se mue en celui d'être toujours prêt, et ce sera le thème des VIERGES SAGES.

      • SAINT GEORGES DES COTEAUX
        CORME ROYAL  (17)

        La Vigilance version XIe puis XIIe!

        Toujours se méfier de ce qui n'est pas totalement maîtrisé en nous ! Sinon ... on se fait prendre "par derrière"! 
        En façade, le thème des dix vierges, version plus "moderne"  du même thème celui de la vigilance car on ne sait ni le jour ni l'heure..

        SAINT GEORGES des COTEAUX
        SAINT GEORGES DES COTEAUX  (17)
        Le léonin a conquis ses ailes et sa tête d'oiseau.
         pour aller au ciel, mais le Malin rigole !!!
        Il faudra rester vigilant!
        (voir à GRIFFON cette tête se transformer)

        CANDES-ST-MARTINCANDES SAINT MARTIN

        Attention aux vices profondément ancrés.


      • VIOLENCE: XIe et XIIe. L'époque est plutôt violente, les seigneurs sont assez enclins à s'affronter, souvent pour des futilités. Beaucoup de scènes sculptées relatent la violence. Les princes donnent l'exemple en se volant des terres ou des femmes, même les moines pillent, comme le moine rouge dans le haut-Allier. Le chroniqueur Geoffroy de Vigeois vers 1182, va même jusqu'à dire qu'un bon seigneur est celui qui part très loin ou bien se retire dans un monastère. (Voir les graffitis d'époque sur ce site, église de Moing _ 17)


      Scène montrant la violence (Remarquez que chaque épisode comporte 3 personnages dont certains sont nus)

      Certain y voient le massacre des innocent, je ne suis pas convaincu !
      ABBAYE aux Dames de SAINTES (17)

    •  
      Vraie violence?
      Je préfère l'illustration du combat des moines avec les armes de la foi pour conquérir la chasteté, représentée par un arbre de fleurs de lys.
      CONQUES



      ALBIGNAC (19)

      La dispute

      •  
      • VOLEUR: XIIe. Je n'ai qu'un seul chapiteau à proposer. Thème très rare. 

      THIVIERS (24)
      THIVIERS (24)
      Probablement un meunier tricheur sur les quantités au vu de la pelle à grain.

      •  
      • VOLUTE et SPIRALE :  motif  courant en forme de crosse indiquant une spiritualité naissante ou bien à construire. (ARB).

    • MOISSAC
      Porche de MOISSAC
      A gauche feuilles orientées vers le sol, monstres diaboliques au dessus;
      à droite feuilles lancéolées se terminant en volutes, cerf symbole tardif du Christ, le modèle.

      • volutes àCOLOMBIERS (17)
        Volutes dans la chevelure à COLOMBIERS (17) suite à l'écoute de bonnes paroles.

        GENOUILLE
        à GENOUILLE  (17) cordon formant des X  probablement à cause
        des feuilles lancéolées.

      • W

      • WISIGOTHS: les wisigoths ont occupés au Ve siècle pour le compte de l'armée romaine, (dont ils recevaient la solde), des terres dans la province Aquitaine seconde (actuellement Nouvelle Aquitaine, Occitanie, Charentes et Poitou compris ). La sédentarisation en Aquitaine eu lieu après la mort de Wallia. Les Wisigoths pénétrèrent en Espagne dès 414, comme fédérés de l'empire romain. Le royaume des Wisigoths eut d'abord Toulouse comme capitale. Lorsque Clovis les battit à la bataille de Vouillé en 507, ils ne conservèrent que la Septimanie (correspondant au Languedoc) et une partie de la Provence avec l'aide des Ostrogoths. Les Wisigoths installèrent alors leur capitale à Tolède. Wisigoths et Ostrogoths étaient loin d'être des barbares, ils étaient chrétiens orientaux, de religion arienne, raison pour laquelle l'Église (un patriarche oriental à l'époque, puisque l'évêque de Rome n'est pas encore reconnu ) a pacté avec Clovis, un authentique barbare, mais qui se serait converti pour avoir le feu vert pour sa conquète. (Voir les sites de Ravenne sur ce site, dans art roman ailleurs pour voir le haut degré de civilisation des goths ariens).

      • PERS
        Tombes wisigothes à PERS

         

      SAINT-JULIEN du SERRE
      Griffons becquetant la croix.

      Sculpture wisigothe récupérée, actuellement en façade à
      SAINT-JULIEN du SERRE.

      • X

      •  en "X": c'est le symbole qui indique la mauvaise voie qui ne mène pas au Salut. Très utilisé dans l'art roman saintongeais. (ARB)

      • Ailes en X pour le carnassier
        L'âme a fait des progrès insuffisants, avec des ailes aux pattes elle pourrait prétendre aller vers le ciel mais elle est encore trop "terrestre" et ses ailes en "X" indiquent que les portes du ciel lui sont fermées.
        GEAY  (17)

        (Remarques : ce sont les seules sculptures à l'intérieur de cet édifice que l'on dit Cistercien)

        Ailes pointées vers le Ciel pour l'animal a tete d'oiseau
        Sur la même fenêtre le chapiteau complémentaire:
        L'âme a progressé et sa tête d'oiseau nous indique qu'elle s'est allégée, elle s'est débarrassé peut-être d'un vice, et comme résultat ses ailes pointent vers le ciel.
        Les portes du ciel et de la vie éternelle s'ouvrent à elle.
        GEAY  (17)


      • Y /

      • ZODIAQUE: (tardif), les zodiaques représentent le  lien entre l'activité terrestre de l'homme et les puissances du Ciel, sa lutte pour gagner sa nourriture terrestre avec un calendrier situé dans le ciel . Nourrir le corps d'abord _se sont les sculptures d'archivoltes extérieures dont le zodiaque est la quintessence _ puis nourrir l'âme qui fera l'objet  des archivoltes plus intérieures...vers l'entrée du sanctuaire. Le blé avec lequel sont fabriquées les hosties et la vigne avec lequel on fait le vin sont les deux cultures emblématiques représentées sur le zodiaque: elles sont à la fois nourriture terrestre et nourriture spirituelle.

    • FENIOUX (17) le zodiaque
      Le zodiaque de FENIOUX  (17)
      (Voir le sujet développé sur ce site)


    •  

    A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z 

    •   La technique de base du sculpteur 
      consiste à montrer séparément les éléments constitutifs du personnage
      ce qui est déconcertant au-début: 

      Les animaux et le personnage et/ou son âme ou son esprit ne font qu'un.

      Les sculpteurs pour simplifier confondent âme et esprit.


      Les sculpteurs transmettaient les messages suivants:

      _ l'âme du "vieil homme" doit se convertir

      _ l'âme  progresse dans les épreuves

      _Les épreuves sont salvatrices.

      _ l'âme doit rehausser sa matéririalité (ou animalité) en écoutant les volatiles

      _ les boucles et volutes expriment le début d'une conversion intérieure.

      _Les volatiles s'abreuvent souvent dans le calice, ou une feuille symbole de vie.

      _ Il est salvateur d'écouter les volatiles.

      _ Le quadrupède au fur et à mesure de sa progression, va recevoir des ailes, s'alléger et ressembler à un oiseau.

      _la marche vers le ciel est représentée par les jambes, les pieds et les pattes.

      _les passions et les tentations endogènes ressemblent aux démons exogènes.

      _Les passions (péchés) sont un handicap pour marcher vers le ciel (béquilles, jambes croisées, culs de jatte).

      _les "carnivores" sont des passions dévorantes, qu'il ne faut pas  écouter et qu'il faut domestiquer.

      _ Le combat spirituel entre quadrupède et volatiles est un thème récurant.

      _ Les passions et vices profondément ancrés sont représentés par la queue du quadrupède.

      _ Les sculpteurs ont inventés la position de la queue passant entre les pattes pour représenter la maîtrise.

      _ L'orientation du bout de la queue montre l'efficacité de cette maîtrise.

      _ Le motif du bout de la queue éclaire sur la nature du vice ou de la passion dévorante.

      _ Le thème de la vigilance accompagne généralement une victoire spirituelle.

      _ Les démons endogènes sont actifs, la passivité est un péché.

      _ la passivité est souvent représentée par un personnage défequant.

      _ Le combat spirituel est une conquête perpétuelle contre des ennemis agissant et sournois.

      _ la communauté _ ou l'Église_ ou les moines _ viennent au secours des âmes en plein combat sous forme d'une "corde" pour contenir ces passions ou ces vices. 

      _ la foi est une protection 

      _les acquis spirituels doivent être entretenus 

      _ l'étape ultime de la spiritualisation de l'âme est représentée par un "retournement" ou "conversion".

      _ La beauté spirituelle ( sirène) est l'aboutissement d'une démarche de conversion intérieure.

      _ l'âme doit choisir sa voie et pratiquer le "jugement " intérieur. (pesée des âmes)

      _ Le  trésor spirituel ( bourse autour du cou) doit être bien défendu ( attaque par des carnivores ou des monstres maléfiques).  

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      _ Le sculpteur use du tailloir pour situer l'action qu'il traite dans la corbeille.

      _ Le sculpteur répète souvent le thème montré par des animaux dans un chapiteau floral.

      _ Les fleurs et feuilles sont aussi porteuses de symboles.

      _ L'orientation des fleurs et feuilles est primordiale.

      _ Le sens droite ou gauche est souvent exploité par les sculpteurs.

      _ La direction des regards ou des flèches est un indice.

      __________________________________

      Jean Cassien (*) nous offre un éclairage pour lire ces monstruosités sur les chapiteaux:

      "Comme le dit Notre-Seigneur,  nous agissons par des motifs de gloire humaine, alors les trésors (voir bourse)  enterrés sont volés par les démons (voir carnivores), détruits par la rouille de l'amour-propre et dévorés par les vers de l'orgueil (voir vices), de sorte que nous n'en retirons aucun profit, aucune récompense. Il faut donc sonder tous les replis de notre coeur (voir queue) et en bien examiner tous tes secrets (revoir queue), afin de voir si l'ennemi de nos âmes (voir malin), si le lion (voir carnivore, léonin), le dragon infernal (voir serpent), n'y a pas pénétré (voir bouche et oreille), en y laissant des traces qui pourraient y conduire des bêtes semblables (voir poitrine) si nous négligeons de veiller (voir vigilance) sur nos pensées. Il faut à chaque heure, à chaque instant, labourer la terre de notre coeur avec la charrue de l'évangile, avec le souvenir continuel de la croix de Jésus-Christ pour découvrir la retraite des bêtes dangereuses (revoir queue), et détruire les trous des serpents dont le poison est mortel."

      (*) Jean CASSIEN a laissé une oeuvre doctrinale importante, dont les" Institutions cénobitiques" (De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis, écrit vers 420) et les Conférences (Conlationes ou Collationes), ouvrages consacrés à la vie monastique, qui ont profondément influencé le monachisme occidental du Ve siècle à nos jours, notamment en raison de leur reprise dans la règle de saint Benoît... 

      ______


      Plus tard ....au XIIe que je dis "gothique",
       en façade des scènes en relation avec le nouveau testament  reprennent ou  illustrent  les thèmes des premiers sculpteurs de l'édifice en s'inspirant aussi des pièces de théâtre jouées sur les parvis, tel que" les vierges sages et les vierges folles" et probablement aussi le "combat des vices et des vertus" .
      Ceci probablement après la main mise du clergé séculier sur l'enseignement religieux 
      suite au concile de Latran I en  1123.

       Les thèmes bibliques remplaceront progressivement les sculptures du premier âge roman 
      par des scènes de vie de saints et du nouveau testament.

      Ces scènes vont envahir les vitraux, plus visibles que les chapitaux.
      _ et celles-ci seront alors abondamment décrites....
       

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      Saint Bernard s'est aussi fait entendre au premier quart du XIIe:

      A la demande de Guillaume de St Thierry, Bernard en 1124 fait une Apologie dans laquelle il critique vigoureusement la façon dont les Clunisiens s'écartent de la règle Bénédictine, dans leurs vêtements, leurs repas, leur luxe, la somptuosité de leurs églises...

        Mais que signifient dans vos cloîtres, là où les religieux font leurs lectures, ces monstres ridicules, ces horribles beautés et ces belles horreurs? A quoi bon, dans ces endroits, ces singes immondes, ces lions féroces, ces centaures chimériques, ces monstres demi-hommes, ces tigres bariolés, ces soldats qui combattent et ces chasseurs qui donnent du cor? Ici on y voit une seule tête pour plusieurs corps ou un seul corps pour plusieurs têtes: là c'est un quadrupède ayant une queue de serpent et plus loin c'est un poisson avec une tête de quadrupède..... Enfin le nombre de ces représentations est si grand et la diversité si charmante et si variée qu'on préfère regarder ces marbres que lire dans des manuscrits, et passer le jour à les admirer qu'à méditer la loi de Dieu. Grand Dieu ! si on n'a pas de honte de pareilles frivolités, on devrait au moins regretter ce qu'elles coûtent"


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      Voici ce que dit ÉMILE MALE  à propos des portails
      souvent incomplets suite aux intempéries et destructions humaines.
      dans son ouvrage:

       "L'art religieux du XIIe siècle en France"

      "Si incomplets que puissent être ces  portails de la Saintonge et du Poitou   ils n'en  restent pas moins fort intéressants. Ils n'ouvrent pas le ciel à l'homme comme font les autres, mais ils lui parlent de ses devoirs. Souvent la grande archivolte extérieure met sous ses yeux une image de sa vie, les travaux qui l'attendent à chaque mois de l'année. C'est la lutte contre la nature. Mais il est une autre lutte autrement héroïque, c'est celle que l'homme soutient tous les jours contre ses ennemis intérieurs. La vie tout entière n'est qu'une Psychomachie, une bataille qui se livre dans l'âme. Ces forces qui se retournent en nous douloureusement: colère, orgueil, envie, concupiscence, les Vertus des portails de l'ouest les ont sous les pieds. Rien de plus beau que ces figures triomphantes qui semblent nous encourager.Ainsi les portails de l'ouest, d'une archivolte à l'autre, nous invitent à nous élever du travail à la vertu, et de la vertu à l'amour.Mais il faut s'élever plus haut encore; il est une région où il n'y a plus de luttes, où règne la paix: c'est celle où brille la lampe des Vierges sages. Car la flamme de cette lampe symbolique, disent les docteurs, c'est la flamme de la Charité. "
      ________________

      Ce modillon de COLOMBIERS (17)
       résume l'esprit de ces sculptures:


      Le combat

      Ce n'est pas un rapace que le sculpteur a représenté pour illustrer son thème favori du combat spirituel
      mais bien une colombe ...
      et les gradins à gravir au-dessus indiquent que ce n'est pas terminé..

      LE SPIRITUEL DOIT DOMINER LE CHARNEL..!

      Du charnel, l'obsession du XIe, car l'on ne possèdait guerre plus que son corps et son âme
      nous sommes passés progressivement, puis très rapidement à la possession matérielle au XIXe.


      Le combat se situe à présent entre ÊTRE et/ou POSSÉDER 

      L'homme du moyen-âge consacrait sa vie à gagner le ciel 
      et l'homme du XXIe à gagner de l'argent.
      Jusqu'à peu de temps nous étions rivés par les mains et l' intelligence au labeur matériel, 
      nous nous dirigeons maintenant vers une robotisation généralisée qui délivre l'homme de la servitude ...

      Que va devenir cette énergie, cette liberté ainsi libérée ?

      ________________________________________

      J'ai évité autant que possible de présenter les modillons dont la datation est plus qu' incertaine
      et privilégié plutôt les sculptures des chapiteaux des absides, de la croisée du transept et de la nef
      qui sont les plus anciennes....donc plus authentiques.




      Comme nul n'a la science infuse, il peut y avoir un conflit entre une interprétation proposée à propos d'une scène dans son descriptif, dans un diaporama ou un album sur ce site et les explications ci-dessus.
      _ c'est qu'une mise à jour est à faire, et c'est le glossaire qui est à jour _

      J'espère vous avoir aidé au décryptage de ces sculptures.

      "qui va cha'p'ti va loin..." la devise des charentais!


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